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EDRS, système européen de satellites géostationnaires, pour assurer le relais entre des satellites en orbite basse et des stations terrestres

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Laurent Simon
Whisky Quebec

EDRS, système européen de satellites géostationnaires, pour assurer le relais entre des satellites en orbite basse et des stations terrestres

Message par Laurent Simon le Mer 25 Mar 2015 - 16:08

Autre projet européen méconnu, l'EDRS, lancé par l'ESA.

https://fr.wikipedia.org/wiki/European_Data_Relay_Satellite

L'European Data Relay Satellite (Satellite relais de données européen) ou EDRS est un projet de constellation de satellites de télécommunications placés en orbite géostationnaire développé par l'Agence spatiale européenne et dont le rôle est d'assurer le relais entre les satellites en orbite basse et les stations terrestres.

Les satellites peuvent ainsi en permanence transmettre leurs données aux stations au sol via les satellites EDRS sans avoir à attendre de survoler celles-ci. Ce projet fait partie du programme ARTES (composant ARTES 7) consacré à la recherche dans le domaine des télécommunications spatiales de l'Agence spatiale européenne.
Deux satellites portant une charge utile EDRS doivent être déployés sur la période 2014-2016 et un troisième doit venir compléter la couverture plus tard.

L'EDRS doit jouer un rôle analogue à celui du réseau de satellites TDRS développé par la NASA pour permettre à la navette spatiale américaine d'être constamment en contact avec les stations au sol.

L'EDRS doit prendre la suite du satellite relais expérimental Artemis également développé par l'Agence spatiale européenne mais qui n'assure une couverture que sur une partie limitée du globe terrestre.

Les principaux utilisateurs d'Artemis aujourd'hui sont Envisat, les infrastructures orbitales européennes liées à la station spatiale internationale (ATV et Columbus), le satellite ADEOS 2 développé en coopération avec le Japon.


Dernière édition par Laurent Simon le Mer 25 Mar 2015 - 16:43, édité 1 fois

Laurent Simon
Whisky Quebec

des précisions sur l'ERDS européen

Message par Laurent Simon le Mer 25 Mar 2015 - 16:12

et en anglais, des infos plus complètes, toujours sur Wikipedia : 

EDRS infrastructure will consist of two geostationary payloads (two further payloads are in the planning stage), a ground system consisting of a satellite control centre, a mission and operations centre, a feeder link ground station (FLGS), and data ground stations.

Space Segment

The first EDRS payload, comprising a laser communication terminal and a Ka band inter-satellite link, will be placed on-board Eutelsat commercial telecommunication satellite, called Eutelsat 9B. The satellite will be launched in 2015 and will be positioned at 9°E.[3]


A second dedicated spacecraft—also carrying a laser communication terminal—will follow in 2015 and will be positioned at 22.5°E. These two parts will form the initial core space infrastructure that provides direct coverage for LEO satellites over Europe, the Middle East, Africa, the Americas, Asia, and the Poles. Two further spacecraft are planned to complement the system in 2017 and 2019 respectively affording a complete coverage of the Earth and providing long-term system redundancy beyond 2030.

Ground Segment

The ground segment of EDRS consists of three ground receiving stations located at Weilheim, Germany, Redu, Belgium and Harwell, UK. The prime Mission Operations Centre will be in Ottobrunn, Germany, while a backup centre will be installed in Redu, Belgium.[4]


Operations

The first users for EDRS will be the Sentinel-1 and -2 satellites of the Copernicus Programme (formerly the Global Monitoring for Environment and Security or GMES). The Sentinel satellites will provide data for the operational provision of geo-information products and services throughout Europe and the globe.

EDRS will provide the data relay services for the Sentinel satellites facilitating a rapid downlink of large volumes of imagery. Extensive further capacities on the system will be available for third party users.

There are a number of key services that will benefit from this system's infrastructure:

  • Earth Observation applications in support of time-critical and/or data-intensive services, e.g. change detection, environmental monitoring.
  • Government and security services that need images from key European space systems such as Global Monitoring for Environment and Security.
  • Emergency response and crisis intervention applications that need information and data over areas affected by natural or man-made disasters.
  • Security forces that transmit data to Earth observation satellites, aircraft and unmanned aerial observation vehicles, to reconfigure such systems in real time.
  • Weather satellite services that require the fast delivery of large quantities of data around the world.

Laurent Simon
Whisky Quebec

l'ERDS (programme ARTES 7), sur le site de l'ESA

Message par Laurent Simon le Mer 25 Mar 2015 - 16:28

http://telecom.esa.int/telecom/www/area/index.cfm?fareaid=59


ARTES 7 EDRS is dedicated to the development and implementation of the European Data Relay System (EDRS). Data relay satellites are placed in geostationary orbit to relay information to and from non-geostationary satellites, spacecraft, other vehicles, and fixed Earth stations that otherwise are not able to permanently transmit/receive data.


EDRS - A strategic space asset for Europe


The European Data Relay Satellite (EDRS) system will be an independent, European satellite system designed to reduce time delays in the transmission of large quantities of data.




et :  "First EDRS node on track for launch"  (29 Oct 2014)

http://telecom.esa.int/telecom/www/object/index.cfm?fobjectid=33246

"This first element, EDRS-A, consists of three hosted packages on the Eutelsat-9B satellite for launch next year.

  • The first is a laser terminal capable of receiving  user data at speeds of up to 1.8 Gbit/s from a satellite 45,000 km away.
  • EDRS-A also carries Ka-band inter-satellite link terminal that will handle up to 300 Mbit/s – a vast improvement over today’s systems.
  • The third package is an opportunity payload funded by Italy’s ASI space agency operating independently of EDRS to provide broadcasting services over Italy.

"
Eutelsat-9B sera lancé au 2e trimestre 2015
http://www.eutelsat.com/en/satellites/future-satellites/launch-schedule/EUTELSAT-9B.html

Laurent Simon
Whisky Quebec

Sur les péripéties SpaceX ou Ariane... et sur ERDS aussi

Message par Laurent Simon le Mer 25 Mar 2015 - 16:31

13 déc. 2014

"Satellite EDRS-C : pourquoi Airbus a dû lâcher SpaceX pour Arianespace"
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20141213triba4b75296b/satellite-edrs-c-pourquoi-airbus-a-du-lacher-spacex-pour-arianespace.html

Airbus Defence and Space a annoncé vendredi être en négociation avec Arianespace pour lancer le satellite européen EDRS-C financé en partie par l'Agence spatiale européenne (ESA). Initialement, il était en négociation avec l'américain SpaceX.

La pression politique en France aura eu finalement raison des envies d'Airbus Defence & Space de faire monter à bord du lanceur Falcon 9 de l'américain SpaceX le satellite relais EDRS-C réalisé dans le cadre d'un partenariat public-privé (PPP) entre l'Agence spatiale européenne (ESA) et le numéro un européen de l'espace. Dans un communiqué publié vendredi, Airbus DS a déclaré être "en négociation" avec Arianespace "afin de trouver un accord pour le lancement du satellite EDRS-C".

Évalué à plus de 500 millions d'euros, EDRS (European Data Relay System) est un projet de l'ESA de constellation de satellites de télécommunications placés en orbite géostationnaire et dont le rôle est d'assurer le relais entre des satellites en orbite basse et des stations terrestres.

Le système européen de relais de données EDRS "incarne la solution la plus performante et sophistiquée en matière de transfert spatial d'informations, offrant aux satellites et drones une capacité de transmission de données en quasi temps réel avec une qualité de large bande", selon Airbus DS.

Laurent Simon
Whisky Quebec

Re: EDRS, système européen de satellites géostationnaires, pour assurer le relais entre des satellites en orbite basse et des stations terrestres

Message par Laurent Simon le Mer 25 Mar 2015 - 16:42

http://www.telesatellite.com/actu/45104-edrs-fournira-des-services-copernicus-en-cooperation-avec-la-commission-europeenne.html

un accord a été trouvé avec la Commission européenne (CE) concernant la fourniture de services EDRS au programme Copernicus de l'Union européenne




... Avec Copernicus et Columbus/ISS comme premiers clients de référence d'EDRS, Airbus DS peut investir dans l'achèvement et l'exploitation du système.

Le groupe devrait développer un marché commercial destiné à des missions de tiers et appuyer l'évolution du système pour qu'il parvienne à une couverture mondiale.

Les accords conclus permettent à l'ESA de renforcer son soutien à l'évolution d'EDRS engagée avec le programme GlobeNet lors de la session du Conseil au niveau ministériel de 2014.

A l'instar de la fibre optique sur Terre, EDRS l'autoroute spatiale de l'information permettra d'atteindre un débit de 1,8 Go pour seconde grâce à des terminaux de communication laser.

Il assurera le transfert en temps quasi réel vers la Terre de données provenant de satellites d'observation de la Terre, de drones et de véhicules spatiaux via des satellites de télécoms géostationnaires.

L'ESA pourra recevoir plus rapidement et de façon plus sûre de plus gros volumes d'images ce qui améliorera la surveillance de l'environnement ainsi que la gestion des catastrophes et des crises
Fichiers joints
EDRS.png
Vous n'avez pas la permission de télécharger les fichiers joints.
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audac
Whisky Quebec

Re: EDRS, système européen de satellites géostationnaires, pour assurer le relais entre des satellites en orbite basse et des stations terrestres

Message par audac le Mer 25 Mar 2015 - 17:37

Merci Laurent Simon pour ces post démontrant la réalité de la construction Européenne. C'est rassurant.

Laurent Simon
Whisky Quebec

l'Europe et les bonnes nouvelles.. abandonnées des médias !

Message par Laurent Simon le Mer 25 Mar 2015 - 17:42

audac a écrit:Merci Laurent Simon pour ces post démontrant la réalité de la construction Européenne. C'est rassurant.
Oui, cela me rassure aussi !

Car si je faisais confiance aux mass médias pour parler (sérieusement) de ce qui fera des changements significatifs dans quelque temps pour les citoyens et consommateurs européens, il faudrait que j'attende longtemps !

Les médias nous font des gros titres (sanglants) quand des satellites Galileo font fausse route, mais quand il y a des bonnes nouvelles, y compris pour corriger cette fausse route, il n'y a plus personne !

audac
Whisky Quebec

Re: EDRS, système européen de satellites géostationnaires, pour assurer le relais entre des satellites en orbite basse et des stations terrestres

Message par audac le Mer 25 Mar 2015 - 17:55

Je pense que la vrai puissance de l'Europe se situe dans la réalité du développement de ses infrastructures selon des normes communes et acceptées.
Cela en dérange plus d'un, mais les réalités sont là, il faut être observateur.

Laurent Simon
Whisky Quebec

Les autoroutes de l'info spatiales bientôt opérationnelles (EDRS, Esa, PPP)

Message par Laurent Simon le Mer 25 Mar 2015 - 17:59

Une excellente synthèse, en des termes simples, sur Futura Sciences
décembre 2014.

http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/actu/d/communications-spatiales-bientot-tres-haut-debit-satellites-56258/

L’accroissement du nombre de satellites opérationnels en orbite basse, dont les données sont exploitées commercialement ou à fin de service public, rend nécessaire la mise en place d’une infrastructure spatiale de communication à très haut débit.

Pourquoi ? Parce que ces satellites situés à quelques centaines de kilomètres au-dessus de la Terre sont en visibilité radio pour transmettre leurs informations durant quelques minutes seulement, le temps de leur passage au-dessus d’une station au sol.

Il y a quelques années, après qu’Artemis a démontré pendant près de dix ans sa faisabilité et son utilité, l’Agence spatiale européenne (Esa) a décidé de se doter d’une sorte d’autoroute spatiale de l’information (Space Data Highway).

Ce système de relais de données (EDRS, European Data Relay Satellite) est réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) mis en place entre l’Esa et Airbus Defence & Space (DS).

L’idée est d’installer à bord de deux satellites en orbite géostationnaire, chacun ayant une visibilité sur près de la moitié du globe terrestre, des relais de communications capables d’échanger avec les satellites évoluant en orbite basse.

Le haut débit spatial sera opérationnel dans quelques années

Pour l’instant, le système n’est pas complètement opérationnel. Il devrait l’être d’ici la fin de cette décennie après que ces deux charges utiles auront été lancées.


  • La première sera en 2015 à bord du satellite Eutelsat 9B.
  • La seconde est prévue un an plus tard, vraisemblablement à bord d’un satellite spécifique construit par OHB autour de la petite plateforme tout électrique Geo.


Il y a quelques jours, une étape importante a été franchie avec la première mondiale d’une transmission laser d’images, dans le domaine gigabit, réussie entre le capteur radar du satellite Sentinel 1A et celui du satellite Alphasat. Cette liaison a également permis d’atteindre un taux de transmission de 0,6 Gbit/s sur une distance de 45.000 kilomètres entre des terminaux de communication laser ultramodernes. Et ce n’est qu’une étape puisqu’un taux de 1,8 Gbit/s est techniquement possible.

Dès qu’elle sera opérationnelle, cette autoroute spatiale de l’information devrait permettre une transmission plus rapide et efficace de grandes quantités de données provenant des satellites d’observation de la Terre en temps réel. Elle sera exploitée et entretenue par Airbus DS.
Dans le cadre de ce PPP, une grande partie de cette capacité sera essentiellement utilisée pour les communications des différentes familles de satellites du programme Copernicus de l’Europe par les organismes gouvernementaux liés à la sécurité, la gestion des catastrophes naturelles et de la surveillance environnementale.

Le reste de la capacité sera commercialisé et pourrait être ainsi utilisé pour différentes applications.

Ce système de communication ultramoderne est basé sur le terminal de communication laser LCT développé par Tesat-Spacecom, filiale d’Airbus DS, avec le soutien du Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR). Comme le souligne Thomas Müller, directeur de l’unité Electronics d’Airbus DS, « notre technologie de communication laser va révolutionner l’observation de la Terre et la communication par satellites ».

Laurent Simon
Whisky Quebec

Re: EDRS, système européen de satellites géostationnaires, pour assurer le relais entre des satellites en orbite basse et des stations terrestres

Message par Laurent Simon le Mer 25 Mar 2015 - 18:10

audac a écrit:Je pense que la vraie puissance de l'Europe se situe dans la réalité du développement de ses infrastructures selon des normes communes et acceptées.
OUI, c'est une des nécessités incontournables.
Sinon, par exemple : les systèmes d'alimentation des TGV, entre Paris et Amsterdam, sont au nombre de 4... ce qui suppose des motrices beaucoup plus lourdes, des coûts inutiles, du gaspillage énergétique, etc.


Cela en dérange plus d'un
Oui, beaucoup n'ont pas compris tout l'intérêt qu'il y a à regrouper nos forces, et nos moyens (limités) DE FACON PERTINENTE,

D'autres au contraire ont bien compris, qui nous mettent des bâtons dans les roues, voir par exemple les efforts incroyables pour s'opposer au projet Galileo, de la part de nos amis outre manche et outre atlantique...
Et ils ont réussi à nous faire perdre un temps précieux, d'autant plus facilement que pendant ce temps les plus ringards, ou les plus inconscients ?, en Europe, les y aidaient.


mais les réalités sont là

Oui, elles sont bien là, même si elles ont tendance à tarder.


il faut être observateur.
C'est à dire ?
Il faut prendre le temps de regarder ? de lire des journaux confidentiels ?

Laurent Simon
Whisky Quebec

Un rayon laser dans l'espace... pour du très haut débit et préparer le futur système européen EDRS

Message par Laurent Simon le Mer 25 Mar 2015 - 18:25

Des précisions sur la première mondiale européenne,
après Rosetta - Philae

L’Europe crée une autoroute de l’information dans l’espace

http://www.silicon.fr/europe-cree-autoroute-information-espace-103167.html

Extraits :


L’Agence spatiale européenne (ESA) a fait la démonstration d’un système de communication à très haut débit entre satellites reliés entre eux par des liens optiques laser.

Après la sonde Rosetta et son module exploratoire Philae lancé sur la comète 67P/Churyumov–Gerasimenko située à plus de 500 millions de kilomètres de la Terre,

l’Agence spatiale européenne (ESA) a revendiqué la semaine dernière une autre première mondiale : relier les satellites par rayon laser pour transporter des informations d’un point à un autre du globe.

Un exploit moins impressionnant que le projet Rosetta, mais qui pourrait avoir des implications durables sur la construction du réseau de communication européen (EDRS pour European Data Relay System) afin d’assurer l’indépendance géospatiale de l’Europe.

Les équipes de l’ESA ont relié, vendredi 28 novembre, les satellites Sentinel-1A et Alphasat séparés de 36 000 km par un rayon laser. Ce qui a permis de transmettre instantanément les images capturées par le premier à la Terre par l’intermédiaire du second.

Il faut en effet savoir que Sentinel-1A, satellite en orbite à 700 km autour des pôles, ne peut transmettre ses données que lorsqu’il repasse au-dessus de ses centres techniques terrestres déployés en Europe.

A l’inverse, satellite géostationnaire, Alphasat est en permanence connecté à son centre de contrôle. Une connexion permanente utilisée comme passerelle pour accélérer la mise à disposition des données du premier via un terminal de communication laser (LCT pour Laser Communication Terminal) mis au point par Tesat-Spacecom (une filiale de Airbus Defence and Space) et le centre aérospatial allemand DLR.

Un système qui s’inscrit dans le programme Copernicus d’observation du globe terrestre conjoint à l’ESA et à la Commission européenne, et qui évalue à 6 téraoctets le volume de données quotidienne à envoyer de l’espace vers la Terre.

Ce système est qualifié d’autoroute de l’information de l’espace (SpaceDataHighway).

Laurent Simon
Whisky Quebec

EDRS-C, un satellite qui sera dédié à EDRS (vs EDRS-A, hébergé par Eutelsat-9B)

Message par Laurent Simon le Mer 25 Mar 2015 - 18:32

Des précisions sur EDRS-C

http://www.edubourse.com/finance/actualites.php?actu=87653

"Airbus Defence and Space sélectionne Arianespace pour lancer le satellite EDRS-C"

"EDRS-C est un satellite dédié, alors que EDRS-A est une charge utile hébergée à bord du satellite EUTELSAT 9B.

EDRS-C emportera notamment la charge utile EDRS, dont l’élément principal est le terminal de communication laser LCT (Laser Communication Terminal) qui offre des débits de transfert de données atteignant 1,8 Gigabits/s.

Ce terminal laser  est fabriqué par TESAT, filiale d’Airbus Defence and Space"

Laurent Simon
Whisky Quebec

Sur la future autoroute spatiale européenne EDRS

Message par Laurent Simon le Mer 25 Mar 2015 - 18:48

Bon, il y a eu quand même quelques infos publiées...
par exemple :


  • en 2011 : Le Figaro : "Coup d'envoi de l'autoroute spatiale européenne"

http://www.lefigaro.fr/societes/2011/10/04/04015-20111004ARTFIG00495-coup-d-envoi-de-l-autoroute-spatiale-europeenne.php

L'Agence spatiale européenne (Esa) a choisi Astrium comme maître d'œuvre d'un système de liaison laser entre satellites qui permettra la transmission sur Terre des images et autres données en temps réel et à la demande.

L'Agence spatiale européenne (Esa) donne le coup d'envoi de la future «autoroute spatiale de l'information». L'Esa a choisi Astrium comme maître d'œuvre de ce projet dans le cadre d'un partenariat public privé (PPP) au terme duquel la filiale spatiale d'EADS s'engage «à concevoir, livrer et exploiter»

ce système baptisé EDRS (European data relay system) qui sera pleinement opérationnel à partir de 2015. Ce contrat représente 275 millions d'euros pour la construction de deux satellites et l'ouverture du service. Il ne comprend pas le coût du lancement en orbite géostationnaire (36.000 km d'altitude) ni le volume d'affaire attendu de la commercialisation du service.


  • en déc. 2012 : Libération "L'ESA lance une autoroute de l'information"

http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2012/12/leurope-aura-son-autoroute-de-linformation-spatiale.html

Communiquer n'est pas toujours facile dans l'Espace. Les satellites d'observation de la Terre tournent autour de la planète, souvent sur des orbites passant au dessus des pôles, entre 500 et 100 km d'altitude.

Leurs communications avec le sol se produisent donc de manière intermittente, lorsqu'ils passent au dessus de stations de réception, réparties sur la planète. Pas très pratique, surtout lorsque l'on veut disposer des informations le plus vite possible, en cas de crise provoquée par un désastre naturel ou un séisme politique et militaire.

Le système que l'Agence spatiale européenne va mettre en place dès 2014 dans le cadre d'une coopération public/privé avec Astrium, la filiale Espace d'EADS, résout ce problème de manière radicale.

Le principe consiste à établir une liaison par lasers entre les satellites d'observations et deux satellites géostationnaires, dont la position, à 36.000 km d'altitude et sur une orbite équatoriale, demeure comme "fixe" par rapport à la Terre, et donc par rapport aux satellites défilant en orbite.

Il suffit de choisir deux géosats opposés, de chaque côté de la Terre, pour avoir une visibilité continue entre l'un des deux et les satellites en orbite basse. Ces derniers envoient donc leurs données aux satellites géostationnaires, qui les relaient ensuite vers la Terre, ce qu'ils peuvent faire en permanence.

Cette technologie de communication par laser résulte de développements technologiques depuis la fin des années 1980. La première liaison de ce type réussie remonte à 2001, avec l'expérience Silex, entre un satellite SPOT-4, le géosat expérimental Artémis de l'ESA et la Terre.

La future autoroute de l'information spatiale (EDRS, European Data Relay System) uilisera deux géosats. Eutelsat-EB9B,  construit par Astrium, qui sera positionné à la verticale de l'équateur, à 9°E,l en 2014.

Et Hylas-3 d'Avanti Communications (Royaume-Uni), qui sera lancé en 2016. Son premier client sera l'initiative européenne de Surveillance mondiale pour l'environnement et la sécurité (GMES) dont les futurs satellites seront équipés pour communiquer avec les deux géosats avec un débit de 1,8 Gigabits par seconde

Laurent Simon
Whisky Quebec

quatrième PPP que lance l’Esa_EDRS_après Hylas, Alphabus, Geo

Message par Laurent Simon le Mer 25 Mar 2015 - 18:57

"Des relais géostationnaires pour améliorer les services satellitaires"

http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/actu/d/astronautique-relais-geostationnaires-ameliorer-services-satellitaires-33788/

Astrium construira le satellite de télécommunications Eutelsat 9B qui embarquera le système de relais de données européen développé dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) mis en place entre l’Agence spatiale européenne et Astrium.

C’est le quatrième PPP que lance l’Esa, après


Cette solution du partenariat public-privé, initié par Jean-Jacques Dordain (directeur général de l’Esa), « permet à l’industrie de prendre des risques plus importants pour permettre à l’Europe d’exploiter avantageusement les technologies satellitaires de pointe », explique l’Esa.

Ce système permettra de transférer de plus grandes quantités de données et surtout plus rapidement. Il sera opérationnel dès 2014.

Dans un premier temps, EDRS sera utilisé par les satellites Sentinelles 1 et 2 de GMES (surveillance mondiale pour l’environnement et la sécurité), programme d’observation de la Terre de l’UE piloté par la Commission européenne en partenariat avec l’Esa et l’Agence européenne de l’environnement.

Il comprendra deux charges utiles placées à bord des satellites géostationnaires Eutelsat 9B (2014) et un satellite spécifique construit par OHB (Allemagne), qui utilisera la petite plateforme Geo (2015).

Laurent Simon
Whisky Quebec

Retour sur le satellite ARTEMIS, les péripéties, son sauvetage.. et ses technos avancées

Message par Laurent Simon le Mer 25 Mar 2015 - 19:11

21 mars 2003
http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/actu/d/univers-satellite-artemis-relaie-premiere-fois-images-envisat-1843/

"Le satellite Artemis relaie pour la première fois des images d'Envisat"

Après bien des déboires, consécutifs à une mise à poste ratée sur une orbite beaucoup plus basse que prévu, Artemis démontre ses capacités. Bien que détourné de son utilisation initiale, son système expérimental de propulsion ionique a permis au satellite de rejoindre son orbite de travail (36000 km) début février 2003. Aujourd'hui, il transmet, pour la première fois, des images d'Envisat du centre de traitement de données de l'ESA situé à l'ESRIN (Italie). Cette aptitude renforce les capacités opérationnelles du satellite EOS de l'Agence spatiale européenne


A partir du mois d'avril, Artemis relaiera près de la moitié des données recueillies par Envisat et les données du satellite français d'observation de la Terre, SPOT 4.

En 2005, le véhicule de transfert automatique (ATV) commencera à utiliser lui aussi régulièrement le service de relais de données d'Artemis et en 2006 (date à confirmer), le laboratoire Columbus, contribution européenne à la Station spatiale internationale, établira une liaison avec Artemis pendant près de cinq heures par jour.

Artemis, réalisé sous la maîtrise d'œuvre d'Alenia Spazio (Italie), permettra de tester, d'exploiter et de qualifier de nouvelles technologies de télécommunications dans les domaines de la navigation par satellite, des services de communication mobile et des relais de données intersatellitaires.

Le satellite est conçu pour faciliter les échanges de données et les communications vocales entre terminaux mobiles (installés notamment à bord des voitures, des camions, des trains et des navires), permettre la diffusion de données de navigation précises dans le cadre du programme européen EGNOS et relayer les échanges de données à haut débit d'un satellite à un autre.

et 10 ans après :
"Le satellite Artemis fête ses 10 ans"



Le satellite Artemis de l’Esa, à l’avant-garde des systèmes de télécommunications, vient de fêter une décennie en orbite, après un début de mission où on l'a cru perdu.

Artemis s'en est sorti lui-même et a ensuite, entre autres premières spectaculaires, assisté en urgence l'ATV-1, privé de liaison de radio pour cause d'ouragan au Texas...

Artemis (pour Advanced Relay and Technology Mission) constitue une grande percée pour les satellites de télécommunications en Europe, grâce à ses nouvelles technologies, telles que les liaisons laser et la propulsion ionique, pour des démonstrations sur orbite. Mais le satellite fut malchanceux à ses débuts dans l’espace.

Lors de son lancement depuis le Centre spatial guyanais le 12 juillet 2001, on a bien cru que la mission allait se terminer avant même qu’elle n’ait commencé quand l’étage supérieur d’Ariane 5 l'a installé sur une orbite de transfert plus basse que prévu.
Un satellite classique n’aurait pu remplir sa mission et on aurait dû l’abandonner.

Mais en combinant judicieusement les technologies avancées du satellite et des procédures originales de sauvetage définies par l’équipe de contrôle, Artemis a pu, lentement mais sûrement, au bout de dix-huit mois de délicates manœuvres, se hisser sur la position prévue. À l’époque, on avait parlé d'une « mission impossible ».

Malgré un équipement de bord qui était endommagé, le satellite de l’Esa a été en mesure de démontrer de nouveaux systèmes à la pointe de la technologie et il continue à remplir sa mission aujourd’hui.

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Artemis a accumulé un certain nombre de premières spatiales pendant et après son sauvetage.
Il a servi à établir une liaison optique à haut débit, par laser, avec des satellites sur des orbites différentes.

Il fut le premier satellite de télécommunications à être reprogrammé de manière extrême sur orbite.

Il fut également le premier à recourir à la propulsion ionique pour atteindre l’anneau géostationnaire, à quelque 36.000 kilomètres d’altitude, après avoir survécu au plus long cheminement effectué à ce jour pour gagner sa destination géostationnaire.

Son relais laser a permis de fournir aux clients, presque en temps réel et à un débit élevé, les images de la Terre prises par le satellite Envisat de l’Esa qui évoluait sur orbite 35.000 kilomètres en dessous d’Artemis.

Ce même service a été testé avec le satellite français de télédétection Spot-4, en même temps qu’une liaison avec un équipement expérimental, cette fois, dans les fréquences radio.

Laurent Simon
Whisky Quebec

brochure ESA sur le satellite ARTEMIS

Message par Laurent Simon le Mer 25 Mar 2015 - 19:28


Laurent Simon
Whisky Quebec

précisions sur Alphasat, 1er satellite Alphabus

Message par Laurent Simon le Mer 25 Mar 2015 - 19:39

Alphabus est codéveloppée par Thales Alenia Space et Astrium Satellites et son développement est en partie financé par l'Agence spatiale européenne (ESA), par le biais de son programme technologique ARTES-8, et le Centre national d'études spatiales (CNES)1).

En 2011, le CNES et l'ESA décident d'engager les activités du projet Extension Alphabus pour étendre les capacités de cette plateforme

http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/actu/d/astronautique-lancement-alphasat-ce-soir-nouvelle-ere-telecommunications-48008/

Alphasat est le premier satellite à utiliser les capacités élevées de la plateforme de nouvelle génération Alphabus. Réalisé dans le cadre d’un partenariat public privé (PPP) entre l’International maritime satellite organization (Inmarsat) et l’Agence spatiale européenne (Esa), Alphasat a été conçu par Astrium à partir de la plateforme de nouvelle génération Alphabus développée en partenariat avec Thales Alenia Space.

Cette plateforme est la réponse de l'Europe à la demande accrue de charges utiles de communication plus volumineuses, pour faire face aux besoins futurs en termes de services et de débit. Pour Gérard Berger, responsable marketing des satellites de télécommunications d’Astrium « C’est plus qu’un satellite. C’est trois missions sur la même plateforme ! »


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Un satellite avec quatre charges utiles de démonstration technologique

  • Le premier démonstrateur est un terminal de communications laser qui « préfigure et prépare le système européen de relais de données en orbite (EDRS pour European Data Relay System) ». Il permettra des liaisons de données à grande vitesse entre les satellites en orbite basse et ceux placés en orbite géostationnaire, « améliorant considérablement les applications et les services en matière d’observation de la Terre ». L’idée est d’utiliser un « faisceau laser entre deux satellites » pour envoyer les données à haut débit (180 Mb/s) à Alphasat, qui les convertira et les retransmettra au sol en bande Ka.


  • Le second démonstrateur est une expérience de communication dans les bandes Q et V qui sont au-dessus de la bande Ka dans le spectre de fréquence. Elles ne sont pour l’instant pas utilisées. Le but est de caractériser leur environnement et de valider leur utilisation potentielle de façon à optimiser les services satellitaires en bande Ka, voire d’ouvrir de nouveaux services commerciaux.


  • Quant à la troisième charge utile, il s’agit d’un senseur d'étoiles expérimental qui utilise un nouveau type de matrice active de détecteurs à couplage de charge, les fameux CCD.
  • Enfin, le quatrième démonstrateur est un instrument pour caractériser l’environnement spatial. Il surveillera notamment l’environnement radiatif GEO et ses effets sur les composants électroniques et les capteurs du satellite.

audac
Whisky Quebec

Re: EDRS, système européen de satellites géostationnaires, pour assurer le relais entre des satellites en orbite basse et des stations terrestres

Message par audac le Jeu 26 Mar 2015 - 9:27

Laurent Simon a écrit:

il faut être observateur.
C'est à dire ?
Il faut prendre le temps de regarder ? de lire des journaux confidentiels ?
En premier :
Ne pas oublier que nos yeux et notre cerveau sont reliés directement, il n'est pas nécessaire d'intercaler entre eux des écrans de smart phone qui resserrent notre vision périphérique et introduisent un bruit de fond
dans nos mécanismes de recoupement et de synthèse. Nous devons veiller a rester maîtres de nos fabuleuses capacités naturelles.

En second : 
Aucun événement est isolé, tout est lié, il faut avoir la patience de remonter les liens et de se construire une représentation d'ensemble. Ce mécanisme doit être permanent.

En troisième :
Quand on a compris et validé une information essentielle, il faut admettre qu'elle est à diffusion restreinte. Le mieux est de savoir se taire, même vis à vis de personnes "proches".

En résumé : il faut apprendre a regarder les choses comme elles sont.


La nature est bien faite, il ne faut pas la contrarier.

Poncho (Admin)
Whisky Charlie

Re: EDRS, système européen de satellites géostationnaires, pour assurer le relais entre des satellites en orbite basse et des stations terrestres

Message par Poncho (Admin) le Jeu 26 Mar 2015 - 10:19

Cet échange est bien mystérieux pour moi

Néanmoins c'est sûr que le force de l'Europe c'est la qualité des ses infra à tous les niveaux
Et il semble clair aussi que cette force est perçue dans la sphère politique et qu'on cherche à la maintenir.
La densité de savoir et de compétence en Europe peut peut-être palir de la comparaison avec la silicon valley... mais pas avec les USA dans la globalité...


_________________
@avia.poncho

audac
Whisky Quebec

Re: EDRS, système européen de satellites géostationnaires, pour assurer le relais entre des satellites en orbite basse et des stations terrestres

Message par audac le Jeu 26 Mar 2015 - 11:14

Admin a écrit:
La densité de savoir et de compétence en Europe peut peut-être palir de la comparaison avec la silicon valley... mais pas avec les USA dans la globalité...

Les USA sont des cousins.
Les pertes d'énergie des Européens pour se faire la guerre ont fait leur fortune.
La silicon valley ne tourne pas plus vite que la terre.

Poncho (Admin)
Whisky Charlie

Re: EDRS, système européen de satellites géostationnaires, pour assurer le relais entre des satellites en orbite basse et des stations terrestres

Message par Poncho (Admin) le Jeu 26 Mar 2015 - 11:20

Oui oui se sont des cousins... qui ont fait fortune pendant nos guerres aussi (la nature a horreur du vide)
peut-on dire qu'on se fait "moins" la guerre ? ou je mange trop de bisounours tartare au petit déj ?
Mais n'est-on pas tous cousins ?

Tout cela reste mystérieux néanmoins


_________________
@avia.poncho

audac
Whisky Quebec

Re: EDRS, système européen de satellites géostationnaires, pour assurer le relais entre des satellites en orbite basse et des stations terrestres

Message par audac le Sam 28 Mar 2015 - 9:20

Air & Cosmos, pour Laurent Simon :

La rapidité de la boucle de diffusion et du traitement du renseignement acquis par les capteurs aériens est primordial pour l’efficacité des opérations. Répondant à un plan d'études amont (PEA) de la DGA notifié en avril 2014, Thales a développé une solution afin que le Rafale puisse transmettre beaucoup plus rapidement qu'avant les images de son pod de reconnaissance Reco-NG.
Une transmission rapide d'informations prises sur un théâtre d'opérations vers un centre de commandement et de contrôle (C2) permet une prise de décision et donc d'action beaucoup rapide. Baptisée Daétris, la solution développée par Thales répond à un besoin exprimé suite aux opérations en Libye et au Mali.
Le pod Reco-NG du Rafale dispose déjà d'une capacité de transmission hertzienne de son flux d'images (TMA6000) captées lors d'opération de reconnaissance. Problème : cette transmission n'a qu'une portée limitée. Le Porte-avions Charles de Gaulle ou une base avancée déployée au sol peuvent capter les images du pod du Rafale jusqu’à une distance de 150 à 200 km, soit tout de même bien avant le retour de l’aéronef au sol. Reste qu'au delà de cette distance, le Rafale ne peut transmettre, d'où le risque d'une perte réelle d'intérêt des informations captées par le Rafale, notamment pour les « time sensitive target ».
Grâce à la solution de Thales, le pod pourra désormais transmettre sa production vers un avion ravitailleur en vol doté d'une antenne supplémentaire. A bord, une console SAIM (système d'aide à l'interprétation multicapteurs) sera installée avec un opérateur qui sélectionnera les images les plus pertinentes afin de ne pas saturer la liaison SATCOM du tanker (déjà en place), qui dispose d'un débit plus lent.
Les images pourront ainsi être reçues en un temps record par un C2 avant (déployé sur le théâtre) et arrière (centre des opérations aériennes de Lyon Mont Verdun), ainsi que par la communauté du renseignement (DRM, DGSE, etc). Thales estime ce gain de temps à un facteur 4, ce qui dans un contexte militaire permet un avantage significatif.
Les vols à bord d'un tanker des forces aériennes stratégiques interviendront courant de l'été prochain, pour une campagne d’essai de 12 mois d'expérimentations menées par le CEAM (Centre d'Expériences Aériennes Militaires).
D'autant plus qu'une telle solution ouvre d'autres horizons, et le Rafale pourrait, par exemple, transmettre des images vidéo d'un pod de ciblage. Le MRTT d'Airbus sera lui, équipé de série de cette capacité.

Laurent Simon
Whisky Quebec

Des précisions sur l'EDRS, européen (ou comm. laser entre Allemagne et US)

Message par Laurent Simon le Lun 27 Avr 2015 - 14:22

Un article très intéressant, donnant des précisons très concrètes sur les comm. laser actuelles ou à venir

Inside The World's First Space-Based Commercial Laser-Relay Service

http://aviationweek.com/SpaceLaserRelay

Début de l'article,
tout est intéressant


The European Data Relay System (EDRS) is a new space-based commercial data-relay service that will use laser-beam transmissions between low-Earth-orbiting (LEO) spacecraft and communications satellites in geostationary orbit to reduce the time it takes to get large quantities of imagery and data to the ground.

Orbiting at nearly 800 km altitude, Earth observation spacecraft transmit data routinely, but only when passing over ground stations in a handful of regions around the globe. Geostationary satellites, however, hover 36,000 km above Earth, with ground stations in permanent view, which means they can relay data from LEO to Earth at anytime.

Credit: ESA



Laurent Simon
Whisky Quebec

l'SA et Airbus DS veuelent faire d'EDRS un standard international de communication laser

Message par Laurent Simon le Ven 18 Sep 2015 - 17:45

Europe Pushing to Make EDRS Laser Communications a Global System

http://www.satellitetoday.com/telecom/2015/06/18/europe-pushing-to-making-edrs-laser-communications-a-global-system/


"[Via Satellite 06-18-2015]

The European Space Agency (ESA) and partner Airbus Defence and Space are aiming to build out the European Data Relay System (EDRS) into a global laser communications network by 2020 and hope that the system will become an international standard.

ESA and Airbus completed a major test of the EDRS system in late 2014, linking the Sentinel 1A satellite built by Thales Alenia Space with the Airbus-built Alphasat satellite via Laser Communication Terminals (LCTs).

The test beamed images from Sentinel 1A, which circles the planet at 700 kilometers in Low Earth Orbit (LEO) to Alphasat 36,000 kilometers up in Geostationary Earth Orbit (GEO) and back to the ground. ESA reaffirmed its commitment to EDRS in January of this year."

Extraits :

... "Magali Vaissiere, director of telecommunications and integrated applications at ESA, stated on June 17 at the Paris Air Show that the Copernicus program and the European Columbus Laboratory module of the International Space Station (ISS) are preparing to use EDRS communications starting in 2015 — subject to the availability of Proton — and 2018 respectively. "

"ESA and Airbus signed a service-level agreement in February to provide EDRS services to the Copernicus Sentinel 1 and 2 dedicated missions, beginning this year and reaching to 2021, with an option for extension until 2028.

Arianespace is currently preparing the Sentinel 2A satellite for launch aboard a Vega rocket, where it will join Sentinel 1A, which launched in April 2014.

Simon Jutz, head of ESA’s Copernicus Space Office said having just one satellite in orbit has produced a tremendous amount of data and that EDRS may prove instrumental to getting full use of the larger constellation."


"“[Sentinel 1A] produces around 1.8 terabytes of raw data every single day, and when we process this data it is even three terabytes, more or less, on average we produce everyday.

In 2017 we will have seven Sentinels working and roughly seven times the amount of data to download. Four of these Sentinels will have a laser communication terminal and can use EDRS,” he said."

“Most of the missions that we perform, both civilian and military, are time-critical missions where real-time information is absolutely necessary.
We face the constraints of the current system with the electromagnetic spectrum where we see the bandwidth and frequency is limited as well as the antenna size and power requirements that are not always compatible with the space available on UAVs.
These two requirements and the constraints of the current system leads to the fact that lasercomm for us is the way to close this gap,” said Klein.

Laurent Simon
Whisky Quebec

Re: EDRS, système européen de satellites géostationnaires, pour assurer le relais entre des satellites en orbite basse et des stations terrestres

Message par Laurent Simon le Mer 15 Juin 2016 - 12:47

Laurent Simon a écrit:http://www.telesatellite.com/actu/45104-edrs-fournira-des-services-copernicus-en-cooperation-avec-la-commission-europeenne.html

un accord a été trouvé avec la Commission européenne (CE) concernant la fourniture de services EDRS au programme Copernicus de l'Union européenne


... Avec Copernicus et Columbus/ISS comme premiers clients de référence d'EDRS, Airbus DS peut investir dans l'achèvement et l'exploitation du système.

Le groupe devrait développer un marché commercial destiné à des missions de tiers et appuyer l'évolution du système pour qu'il parvienne à une couverture mondiale.

Les accords conclus permettent à l'ESA de renforcer son soutien à l'évolution d'EDRS engagée avec le programme GlobeNet lors de la session du Conseil au niveau ministériel de 2014.

A l'instar de la fibre optique sur Terre, EDRS l'autoroute spatiale de l'information permettra d'atteindre un débit de 1,8 Go /s grâce à des terminaux de communication laser.

Il assurera le transfert en temps quasi réel vers la Terre de données provenant de satellites d'observation de la Terre, de drones et de véhicules spatiaux via des satellites de télécoms géostationnaires.

L'ESA pourra recevoir plus rapidement et de façon plus sûre de plus gros volumes d'images ce qui améliorera la surveillance de l'environnement ainsi que la gestion des catastrophes et des crises

Voilà les premières applications, avec des images de l'Ile de la Réunion ("les autoroutes de l'information via l'espace ne sont donc plus de la science fiction" voir plus bas) :

First EDRS Laser Image From Copernicus Sentinel-1A

http://spaceref.com/earth/first-edrs-laser-image-from-copernicus-sentinel-1a.html



ESA today unveiled the first Sentinel-1 satellite images sent via the European Data Relay System's world-leading laser technology in high orbit.
The two images were taken by the radar on the Copernicus Sentinel-1A over La Reunion Island and its coastal area.
- The first was scanned in a high-resolution mode,
- the second in a wide-swath mode that provides broad coverage of surrounding waters, and used in particular for maritime surveillance.

Sentinel-1A, sweeping around the globe at 28 000 km/h, transmitted the images to the EDRS-A node in geostationary orbit via a laser beam at 600 Mbit/s. The laser terminal is capable of working at 1.8 Gbit/s, allowing EDRS to relay up to 50 TB a day. EDRS immediately beamed the data down to Europe.
The transfer between the two satellites was fully automated: EDRS connected to Sentinel from more than 35 000 km away, locking on to the laser terminal and holding that link until transmission was completed.

... "With today's first link, EDRS is close to becoming operational, providing services to the Copernicus Sentinel Satellites for the European Commission.
"EDRS is the world's first laser relay service and features technologies developed by European industry."

Volker Liebig, ESA Director of Earth Observation Programmes, stated: "The Sentinels are the anchor customer of the new commercial EDRS service and the Copernicus system wins new downlink flexibility. So we have a real win-win situation."

"SpaceDataHighway is no longer science fiction," noted Evert Dudok of Airbus Defence and Space. "It will revolutionise satellite communications, and help to keep Europe's space industry at the forefront of technology and innovative services."

"...
The SpaceDataHighway is a publicprivate partnership between ESA and Airbus Defence and Space. The DLR German Aerospace Center funded the development of the cutting-edge laser technology that forms the backbone of the system.
The first node, EDRS-A, was launched on 29 January 2016 as a hosted payload on the Eutelsat-9B satellite. The second, the dedicated EDRS-C satellite, will be launched in 2017.
The European Commission's Copernicus Sentinel satellites are the first users of the EDRS service.
ESA is planning the GlobeNet programme to extend EDRS by 2020, providing additional security services to satellites, aircraft and drones.
The laser communication technology used today will be able to bridge up to 75 000 km, sending data from one node over the AsiaPacific region (EDRS-D) to another over Europe (either EDRS-A or EDRS-C).
This global coverage will provide quasi-realtime services around the world linking instantaneously back to Europe."

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