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Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

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Laurent Simon
Whisky Quebec

Re: Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

Message par Laurent Simon le Dim 18 Nov 2018 - 12:25

après la publication du projet d'accord
qui reste suspendu à son approbation par la chambre des communes

https://www.zonebourse.com/AIRBUS-SE-4637/actualite/Airbus-Pour-Airbus-le-scenario-de-base-est-un-Brexit-sans-accord-27619700/?utm_content=20181116

Laurent Simon
Whisky Quebec

Re: Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

Message par Laurent Simon le Dim 18 Nov 2018 - 18:31

les britanniques semblent déboussolés,
et malgré leurs critiques sur le projet d'accord, ne semblent pas souhaiter le départ de T. May

En fait, depuis le referendum, les leaders en faveur du brexit ont disparu !
(voir cet avis d'un britannique qui compare les brexiters à des enfants de 6 ans, qui ne veulent pas le pouvoir, parce qu'ils ne sauraient pas quoi faire)

http://www.europe1.fr/international/brexit-si-theresa-may-demissionne-cela-parait-impossible-darriver-a-un-accord-coherent-estime-un-partisan-dun-brexit-dur-3802151

Laurent Simon
Whisky Quebec

Re: Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

Message par Laurent Simon le Lun 19 Nov 2018 - 11:46

L'avis de Tony Blair,
(je n'ai accès qu'au début de l'article, mais c'est déjà intéressant)

https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/11/19/tony-blair-l-accord-sur-le-brexit-ne-tiendra-pas_5385342_3232.html

"...
Theresa May a fait preuve de courage et de résilience en concluant cet « accord », et les négociateurs, tant britanniques qu’européens, méritent le respect pour les immenses efforts qu’ils ont déployés dans des circonstances particulièrement difficiles. Ils ont, elle et eux, toute ma sympathie. Mais deux grosses failles ont miné ces négociations : l’une est d’ordre technique, l’autre de nature politique.

La faille technique repose sur le projet d’accord. Celui-ci fait croire qu’il est possible pour le Royaume-Uni d’être simultanément en dehors du marché unique et de l’union douanière tout en ayant accès aux marchés européens sans aucune friction aux frontières. Autrement dit, il pourrait continuer à échanger librement des biens en Europe comme il le fait aujourd’hui, mais sans être juridiquement contraint de se conformer aux règles européennes.
Lire aussi  Que contient l’accord sur le Brexit ?  
Theresa May, en tout cas lorsqu’elle s’adresse à un auditoire britannique, affirme que son accord réussit à concilier les deux. L’Europe sait que ce n’est pas le cas.

Une divergence fondamentale
De la même façon, les complexes arrangements du backstop, nécessaires pour que la frontière irlandaise reste ouverte, sont présentés au Royaume-Uni comme signifiant que celui-ci restera dans l’union douanière pendant une période déterminée par Londres. L’Europe sait bien que ce n’est pas vrai. Le pays restera dans l’union douanière jusqu’à ce que les deux parties conviennent qu’il ne doit plus y rester. Autrement dit, l’Union européenne dispose d’un veto.

Il s’agit là de formulations astucieuses – un véritable travail d’orfèvre – qui cherchent en réalité à occulter une divergence fondamentale. Ce n’est pas raisonnable. Cela nous mènera au chaos
...
"
Et cet article de HuffingtonPost, qui fait la synthèse des réactions dans plusieurs pays européens.
https://www.huffingtonpost.fr/2018/11/18/brexit-ce-que-pense-le-reste-de-l-europe-pendant-que-le-royaume-uni-se-dechire_a_23592775/
Lecture édifiante, dont voici l'extrait concernant l'Italie :

'Le quotidien italien La Repubblica considère comme une "guerre d'usure psychologique" les récents événements de Westminster. "Le problème est qu'en attendant [leur résolution], le chaos pourrait s'abattre sur la Grande-Bretagne."
Tout en pointant la responsabilité de la presse d'extrême droite dans l'issue du référendum, il en souligne l'évident changement de ton face aux tensions croissantes dans les négociations.
D'après l'éditorial, "Suite à la victoire du 'Leave', le Sun [très favorable au Brexit, le Sun avait largement contribué à répandre les mensonges grossiers sur les supposés avantages du Brexit] titrait sur un incroyable 'Jour de l'Indépendance'. Mais la dure réalité a considérablement compliqué les choses, et sa dernière une voit maintenant le pays 'in the Brexshit'".
Pour l'autre publication Il Foglia, il y a dans le projet d'accord "plus de trous que [dans] du gruyère" en ce qui concerne les citoyens britanniques installés sur le continent.
Angela Mauro, journaliste au HuffPost italien, porte de Rome un regard des plus étonnants sur la situation:
"Le chaos entourant le Brexit laisse le gouvernement populiste italien désarmé.
Lui-même est actuellement en conflit avec Bruxelles sur le budget du pays après son rejet par la Commission européenne, qui semble devoir entraîner des sanctions financières. C'est pourquoi le Premier ministre Giuseppe Conte et ses deux vice-premiers ministres, Luigi di Maio et Matteo Salvini, gardent un silence prudent sur la question britannique.
Le tumulte londonien actuel évoque un scénario familier en Italie: à long terme, une confrontation avec l'UE ne semble pas si profitable.
Il y a deux ans, la Ligue comme le Mouvement cinq étoiles saluaient tous deux la victoire du 'Leave' comme un vrai désaveu pour l'Europe... Mais ils n'ont aujourd'hui plus rien à fêter.
"
'
--------
Du côté des 27, l'unité semble préservée
https://www.romandie.com/news/Brexit-unite-des-27-en-faveur-du-projet-d-accord_RP/972565.rom

"Les ministres des affaires européennes des 27 ont donné leur feu vert au projet d'accord sur le Brexit, a déclaré lundi à l'issue d'une réunion à Bruxelles, le ministre autrichien des Affaires européennes Gernot Blümel, lors d'une conférence de presse.

"La première étape difficile est franchie. Nous avons réussi à préserver l'unité", a ajouté à propos de l'accord de divorce le ministre, dont le pays occupe la présidence tournante de l'UE.

"Je suis satisfait que les ministres soutiennent aujourd'hui tout le paquet", a ajouté de son côté le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, six jours avant un sommet exceptionnel des chefs d'Etat et de gouvernement dimanche à Bruxelles entre les 27.

La dirigeante britannique Theresa May, qui fait face dans son pays à de vives oppositions sur ce projet, doit également être présente.

Selon les Européens, la possibilité d'étendre la période de transition post-Brexit, pendant laquelle le Royaume-Uni resterait de fait dans le giron de l'UE, fait partie des seuls points encore ouverts aux discussions concernant les modalités du divorce.

"Je pense que durant cette semaine nous ferons une proposition définitive pour une date. Cette décision sera prise d'un commun accord entre le Royaume Uni et les 27", a dit M. Barnier.

Celle-ci est actuellement prévue jusqu'à fin 2020 dans l'accord provisoire de retrait, mais le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier aurait proposé qu'elle puisse être prolongée de deux ans, selon une source européenne.

"Evidemment si on prolonge (...) il y aura un accord à trouver sur le plan de la contribution financière" du Royaume-Uni, a souligne M. Barnier.

(©️AFP / 19 novembre 2018 11h06) "

-----------------
Des précisions complémentaires :
https://www.lapresse.ca/international/europe/201811/19/01-5204709-brexit-feu-vert-des-27-a-laccord-de-divorce.php

...
Des pays comme la France, qui auraient souhaité un meilleur résultat sur la question de la pêche, n'en feront pas un point de blocage, conscients que les Britanniques pourraient à leur tour présenter de nouvelles demandes.

« Nous ne souhaitons pas rouvrir l'accord, mais nous serons très vigilants sur sa mise en oeuvre », a expliqué lundi la ministre française Nathalie Loiseau, après la réunion. « Les 27 sont allés au bout de leurs marges de manoeuvre ».
...
La ratification parlementaire britannique est loin d'être acquise, sur fond de profondes divisions de la classe politique du pays sur le type de Brexit qu'elle souhaite.

Theresa May se retrouve ainsi sous la menace d'une motion de censure, et sous pression de l'aile dure des partisans du Brexit qui exigent de pouvoir renégocier le texte, inacceptable à leurs yeux.

Certains estiment qu'elle a sacrifié la souveraineté du pays en acceptant la perspective d'une union douanière avec l'UE, d'une durée indéfinie, comme solution de dernier recours pour empêcher le retour d'une frontière physique entre les deux Irlandes.

« En fait, nous sommes en train d'abandonner le contrôle à l'UE, et cette feuille de vigne de 585 pages ne fait rien pour couvrir l'embarras de notre défaite totale », a jugé l'ex-chef de la diplomatie britannique Boris Johnson dans un texte publié lundi."

Mon avis, sur ce dernier point : Ben oui, Boris Johnson, à quoi sert-il de clamer haut et fort des contre vérités flagrantes AVANT le vote ??!!!
Philidor
Philidor
Whisky Quebec

Re: Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

Message par Philidor le Lun 19 Nov 2018 - 16:09

Laurent Simon a écrit:Le pays restera dans l’union douanière jusqu’à ce que les deux parties conviennent qu’il ne doit plus y rester. Autrement dit, l’Union européenne dispose d’un veto.
Je ne sais pas exactement comment le texte est rédigé, mais la formule "le [Royaume-Uni] restera dans l’union douanière jusqu’à ce que les deux parties conviennent qu’il ne doit plus y rester" permettrait à ce pays de rester aussi longtemps qu'il le souhaiterait, même en cas de désaccord de l'UE. C'est seulement dans l'hypothèse inverse (le RU souhaitant sortir contre l'avis de l'UE) que l'UE aurait l'équivalent d'un droit de veto ... C'est évidemment ce qui doit préoccuper les partisans du Brexit, mais cette hypothèse est-elle crédible ?
Laurent Simon
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Whisky Quebec

Re: Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

Message par Laurent Simon le Lun 19 Nov 2018 - 19:14

Un article qui explique très bien le caractère inextricable du Brexit,
du fait de la paix à maintenir entre les deux Irlande

https://www.liberation.fr/debats/2018/11/19/brexit-le-grain-de-sable-irlandais-dans-la-marche-de-l-histoire-britannique_1693010

Fin de l'article :
...
Le maintien de l’ensemble du Royaume-Uni dans l’union douanière avec l’UE est donc apparu une nécessité. Ce à quoi les Européens s’opposaient jusqu’ici. Cette impasse a donné un pouvoir énorme aux Européens au cours des négociations. Ils ont fini par céder sur le maintien du Royaume-Uni dans l’union douanière mais à deux conditions. Et quelles conditions !
Premièrement, Bruxelles exige du Royaume-Uni qu’il ne puisse pas quitter cette union douanière de façon unilatérale, et qu’un comité soit mis en place en cas de dénoncement de l’accord pour éviter un retour de frontière entre les deux Irlandes. C’est le fameux «filet de sécurité». L’union douanière est donc un engagement extrêmement fort.
Deuxièmement, qui dit union douanière dit accès au grand marché. Les Européens veulent absolument éviter toute concurrence déloyale. Aussi, le Royaume-Uni va devoir se plier aux règles européennes et tenir compte des arrêts de la Cour de justice. Il ne va donc pas pouvoir modifier substantiellement ses lois sur le travail, l’environnement et les taxes. Oups, le gain de souveraineté…

Les Européens craignaient que le Royaume-Uni ne devienne un énorme paradis fiscal et réglementaire. L’accord prévu, s’il est signé, réduit cette possibilité. Chaque secteur industriel britannique va devoir opérer sous les mêmes directives, les mêmes standards environnementaux et peut-être même le même prix de l’énergie que l’UE. Et comme le Royaume-Uni n’est plus membre, il n’a plus son mot à dire sur ces règles. Elles vont changer au cours du temps mais le Royaume-Uni ne sera plus à la table des négociations.

Le pays passe donc d’un rôle de rule maker (contribuant à la définition des règles) à celui de rule taker (les subissant). Les Européens ont les cartes en main, et ils jouent dur : la France, l’Allemagne, les Pays-Bas exigent que les règles s’appliquent dans tous les secteurs sans exception. Ils ont raison. Et les Anglais n’aiment pas ça. Mais alors pas du tout. Theresa May est évidemment en difficulté. On dit son parti prêt à la renverser. Mais qui voudrait sa place ? Et quelle est l’alternative ?

Ceux qui s’opposeront à l’accord devront porter la responsabilité du retour de frontière physique en Irlande. Une île est en train de démontrer qu’il n’est pas si facile de démanteler quarante-cinq ans de multilatéralisme. Finalement, nos années 10 se distinguent des années 30 par le nombre et la profondeur des accords multilatéraux dans le monde et par une gouvernance mondiale bien plus aboutie. Des moyens de résister et des raisons d’espérer.
Laurent Simon
Laurent Simon
Whisky Quebec

Accord des 27 sur le Brexit, ce jour

Message par Laurent Simon le Dim 25 Nov 2018 - 13:40

Accord sur le Brexit, ce jour,
qui devra bien sûr être ratifié par le parlement britannique,

https://www.romandie.com/news/Les-Europeens-enterinent-leur-divorce-tragique-avec-le-Royaume-Uni/973861.rom

ce qui est loin d'être gagné puisque :
"Les partis d’opposition ont tous annoncé qu’ils voteraient contre l’accord."
https://fr.metrotime.be/2018/11/25/news/brexit-theresa-may-defend-laccord-sur-le-brexit-dans-une-lettre-aux-britanniques/

et que les partenaires des conservateurs dans la très fragile majorité vilipendent l'accord

"Les dirigeants du Parti démocratique unioniste (DUP) nord-irlandais, réunis en congrès à Belfast, ont appelé samedi la Première ministre britannique Theresa May à jeter «à la poubelle» la solution du filet de sécurité, disposition clé de l’accord de retrait du Brexit."
https://www.sudinfo.be/id87462/article/2018-11-24/brexit-soutien-indispensable-may-le-dup-nord-irlandais-vilipende-laccord-de

Si le DUP ne dispose que de 10 députés à la Chambre des Communes, ceux-ci constituent la force d’appoint indispensable à Mme May pour continuer à gouverner, son Parti conservateur ayant perdu sa majorité absolue lors des élections législatives de 2017.
Le filet de sécurité, ou «backstop» en anglais, prévoit, à l’issue de la période de transition post-Brexit qui court jusqu’en décembre 2020 et si les discussions sur la future relation commerciale n’ont pas abouti d’ici là, un alignement temporaire de l’Irlande du Nord sur les règles européennes.
Cette solution doit permettre d’éviter le retour d’une frontière physique avec la république d’Irlande voisine tout en préservant l’intégrité du marché unique européen. Mais le DUP s’y oppose, estimant qu’elle menace la place de l’Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni et entravera les échanges entre la province et la Grande Bretagne.

Voir aussi :
https://www.romandie.com/news/Brexit-ce-que-contient-l-accord-de-divorce_RP/973831.rom
et :
https://www.romandie.com/news/ZOOM-L-UE-et-Londres-scellent-leur-accord-de-divorce--prendre-ou-laisser/973918.rom
https://www.romandie.com/news/ZOOM-Accord-sur-le-Brexit-la-pers-v-rance-de-Theresa-May-a-pay/973877.rom
Laurent Simon
Laurent Simon
Whisky Quebec

Re: Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

Message par Laurent Simon le Lun 26 Nov 2018 - 19:21

Un article malheureusement très intéressant
https://www.jd-giuliani.eu/fr/article/cat-2/599_Brexit-Blues.html

Brexit Blues
Il faut aller au-delà des congratulations quant à l’issue de la négociation du Brexit qui, fort heureusement, se termine raisonnablement, même si sa ratification ne va pas de soi et que l’affaire est loin d’être terminée. Le départ de l’Union européenne du Royaume-Uni n’est une bonne nouvelle pour personne.

Les Européens n’ont pas su l’empêcher, malgré un contexte international qui aurait dû prévaloir sur le strict respect des règles européennes. A tout le moins un accord renforcé de sécurité et de défense aurait pu symboliser une communauté d’intérêts stratégiques entre les îles britanniques et le continent. Est-ce la nature de l’Union, réellement politique qui a effrayé nos partenaires d’outre-Manche, généralement plus pragmatiques et plus mercantiles ? Est-ce la méthode communautaire, finalement contraignante, qui ne leur a pas laissé suffisamment de liberté politique ? Est-ce, de la part des Européens, l’absence d’un projet d’avenir enthousiaste pour le XXIème siècle qui n’a pas su retenir un peuple nostalgique de sa prestigieuse histoire ?

Du côté des Britanniques en effet, le bilan du Brexit est jusqu’ici encore plus accablant. Le référendum du 23 juin 2016 avait pour finalité de guérir le parti conservateur de ses divisions : L’intérêt du parti a été préféré à celui du pays. Où sont les brillantes élites qui ont su au fil des siècles porter l’intérêt supérieur du royaume ? Qu’est devenu le Royaume-Uni ? Une plateforme offshore ancrée au large du marché unique, largement dirigée par des non-Européens, financée par des milliardaires russes, asiatiques ou arabes et en rupture avec son brillant et glorieux passé ? Il a tout faux dans cette désastreuse opération, la stratégie, la tactique, le résultat. Déclencher l’article 50 sans stratégie de négociation était quasi-suicidaire ; vouloir interpréter un mandat populiste était une tâche impossible qui a conduit la Première ministre à d’emblée exclure de rester dans l’union douanière et le marché unique pour, finalement, tout faire pour y demeurer ; ignorer les bizarreries issues de l’histoire, Gibraltar, les bases à Chypre et surtout la frontière irlandaise, démontrait la légèreté d’un gouvernement qui alla jusqu’à s’affaiblir en convoquant et perdant de nouvelles élections. Un rare gâchis pour un résultat où tout le monde sera perdant !

Et là il ne s’agit plus de mettre en cause l’Union européenne, ses institutions et ses mécanismes, qui seront bientôt et bien à temps l’objet de tous les débats électoraux. Elle a plutôt été efficace et loyale. Il s’agit d’interpeller les Etats européens, incapables de s’éviter ces erreurs, cette perte de temps et d’énergie, ces conséquences forcément négatives qui finalement, traduisent bien, hélas, un manque de hauteur de vues, de réflexion et de positionnement stratégique, c’est-à-dire en fait un véritable affaiblissement. Celui du Royaume-Uni, bien sûr, mais pas uniquement.
Beochien
Beochien
Whisky Charlie

Re: Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

Message par Beochien le Ven 30 Nov 2018 - 18:22

Le point de vue d'une VP d'Airbus du côté de Filton ... Dans Bristol Post.

Airbus n'investit plus en GB depuis que le Brexit a commencé !
Et ne le fera probablement que prudemment s'il s'avère "Soft"
Il y aura des étapes dans la sortie (Si accord), et un œil sur Belfast  Cool

Ma question ...
Combien de temps Airbus, peut il geler les progrès, les études et les projets, côté ailes, sur toute sa gamme.  Question

https://www.bristolpost.co.uk/news/bristol-news/airbus-stopped-new-investment--2275958

https://www.dailypost.co.uk/business/business-news/airbus-broughton-boss-never-complacent-15486432

Airbus has stopped all new investment – but this decision could change its mind
Bosses are ready to continue planned investment into the Filton factory if the Brexit deal is agreed
Philidor
Philidor
Whisky Quebec

Re: Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

Message par Philidor le Sam 1 Déc 2018 - 0:16

Beochien a écrit:Ma question ...
Combien de temps Airbus, peut il geler les progrès, les études et les projets, côté ailes, sur toute sa gamme.  Question
A mon avis, les études ne sont pas ralenties par l'incertitude. Seule la production est en cause.
Laurent Simon
Laurent Simon
Whisky Quebec

Re: Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

Message par Laurent Simon le Mer 5 Déc 2018 - 18:36

Un article qui est une bonne synthèse,
sur le projet d'accord, qui est évidemment très complexe

https://www.liberation.fr/planete/2018/11/23/brexit-c-est-que-le-debut-d-accord-d-accord_1693961

ainsi qu'un autre article, autre synthèse

https://www.touteleurope.eu/actualite/brexit-l-accord-de-sortie-en-8-points-cles.html
Période de transition, filet de sécurité, droits des résidents et des travailleurs, appellations d'origine, solde de tout compte, situation de Gibraltar…
"Toute l'Europe" résume en 8 points clés le projet d'accord de sortie du Royaume Uni de l'UE, qui a été entériné à Bruxelles le 25 novembre.

--------------------
et un article sur la possibilité d'un nouveau referendum, qui semble cependant très difficile à organiser, pour des questions de timing
https://www.ledevoir.com/monde/europe/542750/brexit-le-royaume-uni-jongle-avec-l-idee-d-un-second-referendum

... "La chef du gouvernement exclut catégoriquement la tenue d’un second référendum, y voyant « une trahison » du choix exprimé par 52 % des Britanniques pour une sortie de l’UE, en juin 2016. Toutefois, l’idée gagne du terrain. Elle avait mobilisé près de 700 000 manifestants à Londres en octobre. Et un sondage publié la semaine dernière par le Daily Mail montre que 48 % des Britanniques réclament un nouveau vote (contre 34 % qui n’en veulent pas)." ...
Laurent Simon
Laurent Simon
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Re: Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

Message par Laurent Simon le Jeu 13 Déc 2018 - 15:56

https://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/le-vote-du-parlement-britannique-sur-l-accord-de-brexit-en-janvier_2053218.html

Le Parlement britannique se prononcera sur l'accord de Brexit conclu par Theresa May avec l'Union européenne en janvier, après le report du vote qui était prévu cette semaine, a annoncé jeudi le gouvernement.

Le vote se tiendra donc après la reprise parlementaire, prévue le 7 janvier, et avant la date butoir du 21 janvier précédemment fixée par l'exécutif.
Laurent Simon
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Re: Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

Message par Laurent Simon le Jeu 13 Déc 2018 - 16:00

https://www.lopinion.fr/edition/international/brexit-l-ue-prete-a-etudier-nouvelles-garanties-londres-171874

Après l’épreuve du vote de défiance surmontée, Theresa May doit maintenant s’investir de nouveau pour faire accepter l’accord de Brexit au sein du Parlement britannique. La Première ministre est ce jeudi à Bruxelles pour tenter de convaincre les dirigeants européens d’offrir de nouvelles garanties. Chose que pourrait concevoir l’Union européenne qui « se tient prête à étudier si de nouvelles garanties peuvent être apportées » aux Britanniques sur la question du « backstop » et plus généralement sur l’accord de sortie, selon un texte en 6 points que prépare l’organisation.

Ce document a été mis au point pour aider la dirigeante britannique à convaincre son parlement d’entériner l’accord de Brexit, mais souligne dans le texte que toute nouvelle garantie « ne changera ni ne contredira » l’accord trouvé.

Le « backstop » (clause de sauvegarde), censé éviter le retour à une frontière « dure » entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord, ne sera appliqué « que temporairement », jusqu’à ce qu’un nouvel accord entre l’UE et le Royaume-Uni soit en vigueur, lit-on dans ce projet de document.

Pas de modification. Pour le commissaire européen au Budget et aux Ressources humaines Günther Oettinger, l’UE est disposée à apporter des éclaircissements sur l’accord de Brexit mais il n’y aura pas de nouvelles négociations sur des questions comme le « backstop ».

A la question de savoir si la Commission européenne était ouverte à une limitation de la durée du backstop, il a répondu par la négative. « Non, ça ne marche pas. Il nous faut des règles claires, que ce soit pour les populations, les produits et les marchandises à la frontière irlandaise, en Irlande du Nord, à Belfast et Dublin. »
Laurent Simon
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Re: Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

Message par Laurent Simon le Jeu 13 Déc 2018 - 16:02

https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/12/13/brexit-pourquoi-rien-ne-se-passe-comme-prevu_5396810_3232.html

Ce devait être une affaire simple et, selon ses promoteurs, une aventure particulièrement « glamour ». Le Royaume-Uni sortait de l’Union européenne (UE), enfer bureaucratique et dictatorial, puis voguait vers le grand large, enfin libre de toute entrave continentale. Ce devait être la saga d’une libération, un coup de trampoline pour permettre l’émergence de cette « Global Britain », version XXIe siècle de celle qui porta les succès de l’ère impériale.
Mais rien ne se passe comme prévu. En témoignent cette semaine les malheurs de Theresa May, la première ministre britannique, et l’impossibilité de dégager une majorité à la Chambre des Communes en faveur d’un type de Brexit – mou ou dur, avec ou sans accord, avec ou sans transition, avec ou sans plumes sur le chapeau. Le Brexit ressemble à une mauvaise histoire. Pourquoi ?
La campagne d’avant le référendum du 23 juin 2016 n’a jamais porté sur l’Europe ni débattu des relations à venir entre Londres et l’UE
D’abord, il y a un gros malentendu. Le Brexit est lancé, pour l’essentiel, par une branche des élites conservatrices du pays, des « internationalistes », familiers de New York, Bruxelles, Paris et la Provence, Athènes et les îles grecques. « Bien nés », souvent riches et surdiplômés. Quelles motivations ? L’ambition de prendre le pouvoir au sein du parti des tories, sans doute. Mais aussi l’ennui existentiel, qui n’est pas tolérable et qu’on aurait combattu il n’y a pas si longtemps en allant tirer le tigre dans quelque garnison des contreforts de l’Hindu Kush. Alors va pour le Brexit, c’est romantique et il faut bien s’occuper !

Seulement, les électeurs qui ont voté Brexit ne vivent pas sur la même planète. Ils sont, comme ailleurs dans les autres démocraties occidentales, des perdants de la mondialisation capitaliste, aux revenus stagnants et aux fins de mois difficiles ; un tantinet perdus dans des quartiers pluriethniques où le service public défaille en ces temps d’austérité budgétaire ; déclassés par la précarité du travail et l’évolution technologique – bref, victimes des maux affectant la plupart des démocraties libérales. Ici, les « gilets jaunes », là des électeurs brexiters, en Italie des fans de Matteo Salvini, dirigeant de la Ligue et ministre de l’intérieur, et, sur l’autre rive, des « trumpistas ».

...


https://www.lemonde.fr/international/article/2018/12/13/brexit-a-maidenhead-les-britanniques-exasperes-par-les-batailles-intestines-des-deputes-conservateurs_5396899_3210.html

Quand la nouvelle de la victoire de Theresa May face aux députés conservateurs rebelles est tombée, mercredi 12 décembre dans la soirée, Stephen Wadham et Alistair MacLean ont levé leur pinte de bière à la santé de la première ministre britannique. Les deux amis ne sont pas de grands amateurs de politique. Le premier a voté pour le Brexit lors du référendum de 2016, le second pour rester dans l’Union européenne. Mais tous les deux partagent aujourd’hui un même désir : tourner enfin la page de ces interminables négociations. « Il y a une telle intransigeance de la part des extrémistes, que ce soit les brexiters ou les “remainers”, alors qu’il est temps de faire des compromis », estime M. Wadham, 56 ans, électeur conservateur.

Les deux Britanniques sont attablés au 15 Queen, un élégant pub gastronomique du centre-ville de Maidenhead, la circonscription de Theresa May depuis 1997. Dans ce fief imprenable, où la première ministre a recueilli 64 % des voix aux élections législatives de 2017, personne n’a de mots assez durs pour condamner la tentative de putsch d’une partie des députés conservateurs. « C’était vraiment stupide », condamne M. Wadham. Pour lui, les ego surdimensionnés et les ambitions personnelles des élus conservateurs ont pris le dessus sur la raison : « Boris [Johnson] n’est pas sérieux. C’est un bluffeur. »
...

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https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/brexit-le-parti-conservateur-plus-divise-que-jamais_2053217.html
Paul
Paul
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Re: Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

Message par Paul le Ven 14 Déc 2018 - 17:41

Qu'en est-il de l'Irlande du Nord dans cette accord?
Beochien
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Whisky Charlie

Re: Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

Message par Beochien le Ven 14 Déc 2018 - 17:53

Ben, ça reste en pointillé, d'ou le manque d'un accord vraiment  "Ferme" IMO !

Airbus chercherait un site industriel en South Ireland, 40 Ha + ??
1200 M de piste à Galway, et peu extensible, (Difficilement pour 2000 m et plus), pas trop probable dans ce cas ... 
Alors, sauf pour des A400M Freighter ** Razz

** Pour cet usage, le A400M pourrait grandir de 8-10 mètres, pour des charges de 10-20 Tonnes, vers les 1000 Nm, parfait pour l'EU.
Je pensais aux ailes de A320 actuelles et futures.

https://connachttribune.ie/council-chief-no-airbus-proposal-for-airport-site-090/
Laurent Simon
Laurent Simon
Whisky Quebec

Re: Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

Message par Laurent Simon le Sam 15 Déc 2018 - 20:37

Cet article intéressant, et redonnant un peu d'optimisme, pour éviter le 'no deal'

https://edition.cnn.com/2018/12/14/opinions/theresa-may-brexit-hell-opinion-intl/index.html

Th.May n'a plus rien à craindre de ses opposants (dans son propre parti) (puisqu'ils ne peuvent plus voter contre elle pendant un an)
elle devrait donc se tourner vers les parlementaires des autres partis, dont une bonne partie est favorable à un Brexit 'doux'

'... As the Prime Minister returns to the UK and prepares for her Christmas holiday, she should rethink her entire Brexit strategy. She should replace it with one that is clearer, more constructive and involves the broad consensus of the UK Parliament and Brussels, rather than the minority demands of Brexiter Conservative lawmakers and the DUP.

May has spent more than two years allowing her Brexit strategy to be dictated by a band of lawmakers who will never back down -- but whom she now no longer needs to fear. Having announced this week she will not fight the next election as party leader, and having immunity from a leadership challenge for a year, May has nothing to lose in the context of her own party.

If she continues to allow the Brexiter obsession with the backstop to rule her negotiating strategy with Brussels, she risks losing the UK's prosperity by allowing a damaging no deal.
By finding consensus around a softer Brexit, there is a way out of Britain's current political crisis, and she should take it."
pascal83
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Re: Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

Message par pascal83 le Lun 17 Déc 2018 - 8:11

Ils parlent aussi d un deuxième vote
Mdre
Laurent Simon
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Re: Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

Message par Laurent Simon le Jeu 27 Déc 2018 - 19:30

https://www.lepoint.fr/europe/brexit-les-chefs-d-entreprise-britanniques-ont-le-moral-dans-les-chaussettes-27-12-2018-2282016_2626.php

Alors que Theresa May tentera de faire voter son accord en janvier par le Parlement, le flou qui entoure la situation impacte l'économie.

Mauvaise nouvelle pour Theresa May. Les chefs d'entreprise n'ont pas foi dans l'économie britannique, selon une étude publiée ce jeudi. L'incertitude autour du Brexit constitue un facteur décisif dans la chute de la confiance au mois de décembre. Elle est à son plus bas niveau depuis dix-huit mois.

Les milieux d'affaires sont de plus en plus pessimistes sur l'économie, selon un indicateur mensuel publié par l'organisation patronale Institute of Directors (IoD), qui a interrogé plus de 700 dirigeants d'entreprise sur leur vision pour les douze prochains mois. La confiance de ces chefs d'entreprise n'a eu de cesse de reculer depuis avril dernier et est désormais au plus bas depuis juin 2017.
La IoD justifie ce pessimisme par les inquiétudes sur la forme que prendra la future relation entre le Royaume-Uni et l'UE, ainsi que sur la pénurie de main-d'œuvre. « Les dirigeants d'entreprise abordent la nouvelle année avec appréhension concernant l'économie », explique Tej Parikh, économiste au sein de l'organisation patronale. « Il ne fait aucun doute que le processus du Brexit a des conséquences néfastes sur les perspectives des entreprises. La possibilité d'une absence d'accord dans un avenir proche va peser lourdement sur le moral des dirigeants », selon lui. Cette incertitude sur la sortie de l'UE pousse déjà les entreprises à geler des investissements, des embauches ou le lancement de nouveaux produits, précise l'étude.

...

https://www.businessinsider.fr/100-jours-avant-date-brexit-scenarios-theresa-may#le-parlement-vote-un-accord-modifie


  • Theresa May a un peu plus de trois mois pour sauver son projet de Brexit.
  • Avec peu de soutien pour son accord au Parlement britannique, la Première ministre britannique a besoin de réfléchir à nouveau.
  • Malgré les énormes difficultés auxquelles elle est confrontée, il lui reste encore quelques options.
  • Voici comment la Première ministre peut trouver un moyen de sortir de ce  cauchemar.
Laurent Simon
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Re: Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

Message par Laurent Simon le Sam 12 Jan 2019 - 18:01

https://www.euractiv.fr/section/royaume-uni-en-europe/news/lost-trade-will-nullify-brexit-dividend-uk-government-admits/

"Un accord de libre-échange avec l’UE coûterait au Royaume-Uni 4,8 % de sa croissance économique attendue au cours des 15 prochaines années, selon une « analyse de sortie de l’UE » du gouvernement britannique.

Les conséquences financières du Brexit commencent à être de plus en plus claires. La perte de croissance liée au Brexit se traduira par un emprunt obligataire de 55 milliards de livres sterling d’ici 2033, un coût qui annule « dividende du Brexit » prévu par les militants de la campagne Leave lors du référendum de 2016.
Le document a été publié par la commission en charge de la sortie de l’UE du parlement britannique, contre la volonté des ministres.
Dans un échange de lettres publié par la commission le 8 mars, le secrétaire d’État responsable du Brexit, David Davis, demande avec insistance que les documents soient tenus secrets, les qualifiant de « sensibles pour la négociation et, en tant que tels, il ne serait pas dans l’intérêt national ou public de les publier ».
La publication « affaiblirait notre position de négociation et risquerait de donner une impression très trompeuse aux citoyens, aux entreprises et aux investisseurs », a ajouté David Davis.
Malgré ces précautions, des parties du document avaient déjà été divulguées aux journalistes en février

...
L’adhésion au marché unique, une option que l’équipe de Theresa May a déjà écartée, se traduirait également par une perte de croissance de 1,6 % du PIB, tandis que le scénario d’un Brexit « sans accord » dans lequel le Royaume-Uni commercerait avec l’UE à 27 sur la base des règles de l’Organisation mondiale du commerce lui coûterait 7,7 % du PIB, selon les estimations du gouvernement. Cela entraînerait une augmentation des emprunts publics de 20 et 80 milliards de livres sterling, respectivement.

...
L’analyse mentionne également les potentiels avantages économiques d’une réglementation réduite. Le gouvernement britannique doit encore réaliser sa propre étude d’impact, mais une série de groupes de réflexion ont estimé que les gains potentiels se situaient entre zéro et 2 % du PIB.
« L’analyse suggère qu’il y aura un effet négatif sur l’économie du Royaume-Uni et de toutes ses régions, et que le degré d’impact dépendra du résultat des négociations », a déclaré Hilary Benn, la présidente de la commission parlementaire sur la sortie de l’UE.
Le document affirme qu’un accord de libre-échange avec les États-Unis offrirait « un avantage de 0,2 % au PIB britannique à long terme ». Pendant ce temps, d’autres accords avec les pays des blocs régionaux transpacifiques et d’Asie du Sud-Est, la Chine, l’Inde, l’Australie et la Nouvelle-Zélande « ajouteraient 0,1 % à 0,4 % au PIB ».
"

oups, l'article date de mars 18,
mais les chiffres sont malheureusement parlants.
Laurent Simon
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Re: Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

Message par Laurent Simon le Sam 12 Jan 2019 - 18:13

https://www.lepoint.fr/monde/brexit-un-ministre-britannique-met-theresa-may-dans-l-embarras-10-01-2019-2284869_24.php

...Les règles de l'OMC fixent notamment des droits de douane pour la circulation des marchandises.
Une rupture brutale des liens avec le bloc européen est particulièrement redoutée par les milieux économiques et plongerait le Royaume-Uni dans la crise, selon la Banque d'Angleterre, avec un effondrement de la livre et une montée en flèche du chômage.

Les incertitudes du Brexit, combinées à un marché déprimé par la désaffection du diesel, ont conduit le constructeur britannique d'automobiles Jaguar Land Rover à annoncer la suppression de 4 500 emplois dans le monde, soit plus de 10 % de ses effectifs.

... Pour tenter de rallier le vote des députés travaillistes, Theresa May réfléchit à accepter leur amendement garantissant les droits des travailleurs après le Brexit, a confirmé son porte-parole jeudi
...

https://www.solidariteetprogres.org/chroniques-strategiques/brexit-theresa-may-crise-financiere.html
... Un article de CNN souligne que « si May ne parvient pas à faire passer l’accord, la probabilité d’une sortie du pays de l’UE sans accord deviendra très forte. La Banque d’Angleterre a affirmé que les conséquences d’un tel scénario pourraient bien être pires que la crise financière de 2008. Pour les institutions financières, un Brexit sans accord serait un cauchemar ».



....
Le 7 janvier, le Financial Times rapporte qu’en raison du Brexit, les banques et autres compagnies financières ont d’ors et déjà commencé à « déplacer leurs actifs du Royaume-Uni vers l’Europe à hauteur de 1000 milliards d’euros », d’après une étude du cabinet de conseil et d’expertise comptable EY. Ces chiffres représentent environ 10 % de l’ensemble des actifs du secteur bancaire britannique, et il s’agirait même d’une évaluation prudente, car certaines banques n’ont pas encore révélé leurs intentions. « Nos chiffres ne reflètent que les déplacements ayant été rendus publics, explique Omar Ali, chef du service financier de EY. Nous savons qu’en coulisse les acteurs financiers se préparent au scénario d’un non-accord ».
« Londres est la capitale financière incontestée de l’Europe, et elle héberge les sièges internationaux de dizaines de banques globales », ajoute CNN, sans pour autant évoquer l’éléphant au milieu de la pièce, c’est-à-dire la bulle des 1,5 quadrillions de dollars de produits dérivés financiers dont la grande majorité est centrée sur la place financière londonienne. En cas de « Brexit dur », une grande partie de ces produits financiers dérivés, dont la valeur dépend d’une chambre de compensation installée sur le territoire d’un pays membre de l’UE, perdront leur valeur du jour au lendemain.

... selon le Wall Street Journal (WSJ), un panel d’économistes estime qu’il existe 22 % de chances que les États-Unis entrent en récession dans les douze prochains mois, contre 14 % il y a un an.

...Les grands médias, qui pointent systématiquement du doigt, comme par un réflexe de Pavlov, la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis et le ralentissement de l’économie chinoise, passent sous silence les nombreux détonateurs potentiels se situant au cœur du système financier transatlantique : bulle des crédits étudiants et des prêts automobile aux États-Unis, bulle de la dette des entreprises, fragilité du secteur bancaire, notamment en Europe où la Deutsche Bank, l’une des dix plus grosses banques du monde, a perdu 37 % de sa valeur boursière depuis l’été 2018 et qui se trouve à son plus bas historique…
L’étincelle pourrait également venir du système bancaire italien, avec plus de 300 milliards d’euros de créances « douteuses », ce qui frapperait immédiatement la France. Les marchés sont très fébriles car, si un compromis a bien été trouvé entre Rome et Bruxelles sur le déficit public, la dette publique italienne reste de 130 % du PIB. « Si les investisseurs finissaient par prendre peur et que le taux de ses emprunts explosait, explique le magazine Capital, la troisième puissance économique de la zone euro pourrait très bien faire défaut, entraînant l’Europe dans la dépression. ‘Ce serait dix fois Lehman Brothers’, prévient Marc Touati ».
Mercredi, le gouvernement italien a annoncé un plan de 4 milliards d’euros pour sauver la banque génoise Carige, consistant à apporter sa garantie sur les émissions futures de la banque, pour 3 milliards, et jusqu’à 1 milliard de fonds propres.

... Enfin, l’issue des négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine sera décisive. Car un accord entre les deux premières puissances mondiales, non seulement couperait l’herbe sous le pied des réseaux financiers et des milieux va-t-en-guerre, mais surtout ouvrirait la voie pour une coopération internationale, y compris sur la nécessaire refonte de l’architecture monétaire et financière mondiale
Laurent Simon
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Re: Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

Message par Laurent Simon le Jeu 17 Jan 2019 - 12:11

https://www.lavenir.net/cnt/dmf20190116_01282732/brexit-les-scenarios-apres-l-echec

http://www.leparisien.fr/international/theresa-may-sauve-sa-tete-l-hypothese-d-un-report-du-brexit-se-dessine-17-01-2019-7990530.php
Beochien
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Re: Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

Message par Beochien le Jeu 17 Jan 2019 - 13:10

Merci, 
Un report du Brexit d'un an on en parle dans tous les médias, pendant que notre PM annonce des mesures d'urgence (Renfort des douanes) pour les mois à venir... Question

C'est prolonger le cirque et l'incertitude d'un an ...
Un an de plus de perdu pour Airbus, pour prendre des décisions stratégiques ?  Rolling Eyes
Laurent Simon
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Re: Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

Message par Laurent Simon le Jeu 17 Jan 2019 - 13:12

Eh oui, cette décision de reporter est pour moi la seule façon raisonnable de traiter ce dossier inextricable,
mais pour A ce serait un problème supplémentaire.
Beochien
Beochien
Whisky Charlie

Re: Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

Message par Beochien le Jeu 17 Jan 2019 - 13:23

Un an ...
Le temps pour réaliser un nouveau référendum, chez les GB ?

https://www.cnbc.com/2019/01/17/second-brexit-referendum-now-an-option-as-calls-for-a-new-vote-get-louder.html

Ce pourrait être une forte demande des EU ... Pour octroyer cette année.
Juste mon idée.
Laurent Simon
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Whisky Quebec

Re: Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

Message par Laurent Simon le Jeu 17 Jan 2019 - 21:24

https://www.ouest-france.fr/europe/royaume-uni/brexit-le-parlement-britannique-consulte-sur-un-plan-b-le-29-janvier-6179180

https://www.liberation.fr/depeches/2019/01/17/brexit-les-discussions-entre-may-et-l-opposition-coincent-avant-d-avoir-commence_1703546

... «S’ils nous disent que c’est pour organiser de nouvelles élections ou un nouveau référendum, cela ferait partie des motifs acceptables», a estimé un diplomate européen, «mais il faut que ce soit court, pas plus de quelques semaines».

... Selon un sondage YouGov réalisé auprès de 1.070 personnes pour le mouvement People’s Vote, qui réclame un second référendum, 56% des Britanniques voteraient pour rester dans l’UE en cas de nouvelle consultation, soit la proportion la plus élevée depuis le vote de juin 2016 qui a décidé du Brexit.

(sauf que les sondages réalisés dans les pays anglosaxons (UK, USA) sont beaucoup moins fiables que ceux qui sont réalisés avec la méthode des quotas, comme en France, très fiables)
Vector
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Re: Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

Message par Vector le Jeu 17 Jan 2019 - 21:43

J'ai juste une question à l'égard de la production des ailes d'Airbus: y a-t-il des solutions praticables à court terme en cas de rétablissement des barrière douanières en cas de sortie du Royaume-Uni sans entente ? J'imagine que les FAL seront sérieusement impactées et il est difficile de faire voler des avions sans ailes, sans parler de la reconstitution des chaînes logistiques...
Beochien
Beochien
Whisky Charlie

Re: Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

Message par Beochien le Jeu 17 Jan 2019 - 21:53

Ben, c'est l'EU qui fixera les droits de douane, pour ce qui est ce qui deviendra des exportations Anglaises, vers l'UE ... Donc, des exemptions toujours possibles fixées par l'EU. ... ?
De plus 75 % ou plus des Airbus sont ré-exportés hors L'EU, donc importation temporaire vers les sites de finition ...
Ou transfert direct en Chine où aux US ... 0 tax, mais beaucoup de papier, respecter les délais, etc ...

Une FAL d'ailes EU, ce sont 2-3 ans et qq milliards, avant de commencer.
Et il faudra inviter qq GB, comme GKN à poser fabrique en EU, ça, ils savent faire.

J'ai plus de craintes du côté du bordèle administratif généré, que d'un réel blocage, et de sur-coûts de FAB ..
De plus la GBP déjà basse, va encore baisser ...

Le plus grand PB (Pour moi) sera la RD GB, qui risque de stagner qq temps !
Et probablement des investissements Airbus, à zéro, pour qq temps aussi en GB ....  No


Dernière édition par Beochien le Jeu 17 Jan 2019 - 22:01, édité 1 fois
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Re: Le Brexit et ses conséquences, pour le secteur aérospatial, prévisibles ?

Message par Vector le Jeu 17 Jan 2019 - 22:01

Mais en parallèle avec la FAL de Mobile, il ne serait pas inconcevable d'implanter une usine de fabrication des ailes. Quand on a les gabarits, c'est assez simple et on économise le transport, même si Trump taxe nos exportations d'aluminium (canadien).
Remarque, on pourrait peut-être faire comme pour le Mosquito et les construire en contre-plaqué on en a aussi pas mal ici à vendre.

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