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La politique spatiale européenne (UE, ESA), la dimension européenne de l'espace.

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Laurent Simon
Whisky Quebec

La politique spatiale européenne (UE, ESA), la dimension européenne de l'espace.

Message par Laurent Simon le Sam 18 Juin 2016 - 14:30

Le secteur aérospatial européen : 5 faits à connaître

https://francais.eu2016.nl/a-la-une/actualites/2016/05/27/le-secteur-aerospatial-europeen-5-faits-a-connaitre

Le secteur aérospatial européen se donne rendez-vous à La Haye pour la conférence European Space Solutions, qui se tiendra au World Forum du 30 mai au 5 juin. Ambition première du secteur, l’innovation est également l’une des priorités de la présidence néerlandaise de l’UE.

Avec le concours de l’astronaute néerlandais André Kuipers, qui ouvrira la conférence le 30 mai, EU2016.nl vous propose 5 faits à connaître sur l’aérospatiale en Europe.

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Satellite du programme spatial européen Copernicus (source : ESA) 

1. En quoi consistent les programmes aérospatiaux européens ?
La conférence accordera une attention particulière à deux programmes : Galileo et Copernicus. Galileo est le système civil européen de navigation par satellite dont la précision permet de nouvelles formes d’utilisation, notamment pour les transports et l’infrastructure. Copernicus est le deuxième grand programme européen d’observation et de collecte de données satellitaires de la Terre. Les premiers satellites de ce programme sont déjà en orbite et ont commencé leur mission de surveillance de notre planète.

2. La technologie spatiale, plus proche qu’il n’y paraît
L’objectif du secteur aérospatial est le renouvellement permanent des technologies, pour le bénéfice des astronautes, mais aussi de notre vie quotidienne sur Terre. À propos du programme Galileo, André Kuipers explique par exemple que « les entrepreneurs et les développeurs d’applications mobiles et informatiques utilisent dans une mesure croissante les données satellitaires (GPS). Ainsi, le nombre d’applications satellitaires augmente de même que l’intérêt qu’elles présentent pour la société ». Les données satellitaires sont notamment exploitées pour assurer la sécurité du trafic aérien et optimaliser les voies navigables. Elles sont également à la base d’applis d’aide aux personnes aveugles.

L’astronaute néerlandais André Kuipers à bord de la Station spatiale internationale 

3. Les programmes spatiaux aident à résoudre les problèmes régionaux ou nationaux chroniques
L’objet de Copernicus est la surveillance de l’état de santé de la Terre. Les satellites du programme sont équipés d’instruments d’observation des zones émergées, des océans et des surfaces glaciaires. La qualité de l’air terrestre est enregistrée grâce à l’instrument de mesure Tropomi, qui fournit des données très précises jusqu’à l’échelle du quartier. Les satellites Copernicus sont en outre munis de capteurs de surveillance des sols au niveau régional et national. « La ville de Venise subit des inondations récurrentes depuis des siècles, explique A. Kuipers, un problème qui s’aggrave à mesure que le niveau des mers monte et que la ville s’affaisse. Grâce aux images radars du premier satellite Copernicus, nous pouvons mesurer les mouvements de terrain (affaissement) en continu avec une précision allant jusqu’à quelques millimètres par an. »

4. Et ils sont aussi utiles dans les situations d’urgence et les crises humanitaires n’importe où dans le monde
Les services de gestion de crise de Copernicus soutiennent l’intervention dans les situations d’urgence, qu’il s’agisse d’une catastrophe d’origine naturelle ou humaine. Grâce à leur module de cartographie, les satellites fournissent en quelques heures des renseignements concernant l’étendue de la zone touchée et l’ampleur des dégâts. Cela permet par exemple d’évaluer les équipements d’un camp de réfugiés, de repérer les endroits de rassemblement des personnes déplacées ou la présence de routes et d’infrastructures d’approvisionnement en eau. Le camp d’Al Za’atari, en Jordanie, accueille des réfugiés du conflit syrien. Situé près de la frontière, il a vu sa population et sa surface augmenter rapidement. Copernicus a pu fournir à l’UNICEF et au Haut-commissaire des Nations unies aux réfugiés des cartes qui leur permettent de suivre l’évolution du camp de sorte à planifier efficacement l’aide humanitaire.


5. Le secteur aérospatial est un atout pour l’UE
Aucun État européen n’est en mesure de financer son propre programme spatial. La coopération est donc de mise. Cet état de fait a des conséquences sur de nombreux autres secteurs européens mais aussi dans le reste du monde. « Le monde est en pleine mutation et la technologie spatiale peut proposer des solutions efficaces. Les décideurs de l’Union européenne doivent prendre conscience que le secteur aérospatial offre des possibilités et des applications contribuant à un avenir durable dans les domaines du climat, de l’agriculture, de l’eau, de la sécurité alimentaire, du développement économique, etc. J’espère que la conférence sera une source d’inspiration pour les scientifiques, les professionnels de l’innovation, les entrepreneurs et les décideurs, afin qu’ils œuvrent ensemble à des projets novateurs et audacieux », conclut A. Kuipers.

Image de la température de la surface terrestre réalisée par un satellite Copernicus (source : ESA)

Laurent Simon
Whisky Quebec

Re: La politique spatiale européenne (UE, ESA), la dimension européenne de l'espace.

Message par Laurent Simon le Sam 18 Juin 2016 - 14:33

Parlement européen

Trois choses à savoir sur la politique spatiale européenne (Galileo, Egnos, Copernicus)

http://www.europarl.europa.eu/news/fr/news-room/20160606STO30624/Trois-choses-%C3%A0-savoir-sur-la-politique-spatiale-europ%C3%A9enne

"=20160606STO30624]   Un satellite utilisé pour observer la Terre | ©ESA 2016

Les données obtenues par satellite peuvent être utilisées dans de nombreux domaines, de la gestion des frontières à l’aide humanitaire.

Les deux programmes clés de l’Union européenne, le système d'observation de la Terre Copernicus et le système de navigation Galileo, présentent de nombreuses opportunités pour les secteurs privés et publics comme pour les consommateurs.

Avant le débat de ce soir sur la politique spatiale européenne, consultez notre article pour en savoir plus sur le sujet.

Le traité de Lisbonne a accordé à l’Union européenne une compétence spatiale. L’Union européenne travaille actuellement sur trois grandes initiatives dans ce domaine.

Copernicus : une observation régulière de la Terre

Déjà opérationnel, ce programme européen permet d’observer et de surveiller régulièrement l’atmosphère mais aussi les océans et les surfaces continentales de la Terre. L’objectif est de pouvoir réagir rapidement en cas de catastrophe climatique, humanitaire ou de risque sécuritaire.

Copernicus permet par exemple d’observer des gazoducs et oléoducs de l’espace afin de détecter d’éventuels incidents ou menaces.

Les données sont collectées via des satellites gérés par l’agence spatiale européenne.

Le budget du programme Copernicus est de 4,3 milliards d’euros pour la période 2014 – 2020.

Galileo : vers un GPS européen

=20160606STO30624]   Le Parc national de Namib-Naukluft en Namibie vu de l'espace | ©ESA 2016
Le système Galileo devrait débuter ses activités à la fin de l’année pour être complètement opérationnel d’ici à 2020. 30 satellites permettront de développer un système européen de navigation par satellite extrêmement précis.

Sous contrôle civil, Galileo sera destiné à la navigation par satellite et à des services géo-localisés. Il sera compatible avec les GPS américains et russes.

7 milliards d’euros sont investis pour la période 2014 – 2020.

EGNOS : améliorer la précision des GPS

Le service européen de navigation par recouvrement géostationnaire, ou EGNOS, vise à améliorer la précision des localisations par satellite. Il permet une précision de 2 mètres contre 10 mètres pour les GPS traditionnels.

Il s’agit du premier projet européen en matière de navigation satellite.

Les députés débattront de la politique spatiale européenne ce soir aux environs de 20 heures (heure de Paris). Cliquez ici pour suivre la session plénière en direct.

Laurent Simon
Whisky Quebec

Re: La politique spatiale européenne (UE, ESA), la dimension européenne de l'espace.

Message par Laurent Simon le Sam 18 Juin 2016 - 14:55

Space solutions: A vital enabler
Written by Carlo des Dorides, on 16 May 2016 in Opinion


https://www.theparliamentmagazine.eu/articles/opinion/space-solutions-vital-enabler


Space and satellite navigation is set to have a huge impact on a range of sectors, from healthcare to consumer goods, writes Carlo des Dorides.

This year will be remembered as a significant step forward for Europe and space. This year we will witness important satellite launches for the Galileo and Copernicus programmes, a new European space strategy, and an operational European global satellite navigation system (GNSS) with Galileo on track to declare initial services.
But how can we use our space assets to tackle challenges in areas such as energy, healthcare, mobility and the environment? How can European businesses and entrepreneurs harness the power of space technology to build the innovative applications and services needed to address these challenges? 
Providing answers to these questions and more will be the focus of the 2016 European space solutions event, from 30 May until 3 June in The Hague, The Netherlands. Europe's space infrastructure is being put in place, the stage is set and EU investment in space technology is starting to pay off. 


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The ultimate objective, of course, is to effectively translate EU satellite signals and data into valuable and reliable services for European citizens; services that will be tools for growth, enablers for business and agents of societal progress.
Now we need the inspiration, the innovation, the vision and the visionaries to capitalise on these tools - and that's what European space solutions aims to help seed up, inspire, enable and facilitate.
According to the latest European GNSS agency market report, in 2014 there were 3.6 billion global GNSS devices in use around the world. By 2019, this is forecasted to increase to over seven billion. 
In addition, the global core GNSS downstream market is forecasted to increase by 8.3 per cent annually between 2013 and 2019. In other words, this downstream market is expected to grow, on average, much faster than the forecasted global GDP during the same period.
Further, downstream industry is characterised by a few very large companies and a plethora of SMEs, with European companies accounting for a quarter of the global GNSS market.
A significant share of this market involves GNSS applications and services, addressing issues relating to everything from climate change and the environment to smart mobility, healthcare and agriculture - to name only a few.
More importantly, this market presents a huge opportunity for European businesses, SMEs and entrepreneurs.
Take, for example, location based services (LBS). Today, everything from smartphones, tablets, tracking devices, digital cameras, portable computers and fitness gear depend on GNSS positioning for navigation, mapping and determining consumer preferences. 
In the area of healthcare, these tracking devices and wearables support navigation and overall mobility for impaired and elderly patients. Known as 'social LBS', these applications improve the quality of life for people with disabilities by reducing the constraints and barriers of everyday life.
Another area where LBS is expected to have a large impact is with smart mobility applications. Space and satellite navigation are key enablers for the delivery of the next generation of mobility. 
For example, satellites help provide turn-by-turn information to drivers, cyclists and even pedestrians. They can also be used in fleet management on-board units and road traffic monitoring services.
With growing cities and increased public transport, it is clear that GNSS services will become more and more important - presenting a huge opportunity for European businesses, SMEs and entrepreneurs.
European GNSS is also positioned to play a large role in the development of the Internet of Things (IoT). With some 50 billion connected 'smart objects' set to be on the market by 2020, GNSS - including Galileo and EGNOS - will play a vital enabling role, actually controlling such 'things' as UAVs and connected cars.
By allowing for the development of new applications, in addition to helping to improve existing applications, European GNSS will provide new avenues of economic opportunity to EU countries, businesses and citizens.
Given that all of these sectors and related applications demand an ever-increasing level of accuracy and robustness, all will benefit from Galileo. 
For example, Galileo will provide IoT devices with more reliable positioning data. Galileo satellites will improve signal availability, therefore enhancing continuity of service for LBS in urban and challenging environments. 
And by contributing to multi-constellation solutions and working in tandem with non-GNSS navigation technologies, Galileo will help satisfy the need for higher accuracy and faster 'time to first fix' required for new applications.
These issues and more will be explored at this year's European space solutions event, where policymakers will join business leaders to discuss how Europe's satellite navigation and Earth observation information can and are creating opportunities and providing solutions. 
The event will feature high-level panel discussions on space solutions for the European economy, new perspectives in space, space and the energy union, space and the digital economy and security. 
We will also be looking at space solutions for business, where business leaders will join EU policymakers to discuss how today's satellite navigation and Earth observation programmes are opening new avenues for business efficiency and growth.
There will also be six user-driven topic sessions, to offer information and insight on how Europe's space programmes can benefit the agriculture and food, smart mobility, climate change and the environment, health and safety, energy and water management sectors.
A range of focused side events will take place, including the United Nations international committee on global navigation satellite systems (ICG), GNSS in Asia and the Galileo public regulated services (PRS). 
An exhibition will showcase over 50 innovative space applications, technology solutions and pioneering research from across Europe. There will also be demonstrations, opportunities for one-on-one business meetings and networking, and more.
To help your European business better understand - and access - the lucrative market of European GNSS, please join the European Commission, GSA and an array of thought leaders from both the public and private sectors during the 2016 European space solutions conference. I look forward to seeing you in The Hague.

Laurent Simon
Whisky Quebec

Re: La politique spatiale européenne (UE, ESA), la dimension européenne de l'espace.

Message par Laurent Simon le Jeu 7 Juil 2016 - 10:36

JY Le Gall (président du CNES et coordinateur Français interministériel pour les programmes Européens de navigation par satellite)

nommé le 23 juin "chair" du GSA, basé à Prague,
en remplacement de l'Allemande Sabine Dannelke, ministre des Transports et des infrastructures numériques.

Galileo program governance: New chair of GSA Administrative Board named


"Meeting on Thursday, June 23, at its headquarters in Prague, the Administrative Board of the European Global Navigation Satellite Systems Agency (GSA) elected its new chair: Jean-Yves Le Gall, Centre National d’Etudes Spatiales (CNES, the French space agency) president and France’s interministerial coordinator for European satellite navigation programmes.
Le Gall succeeds Sabine Dannelke, German federal minister of Transport and Digital Infrastructures.

Headquartered in Prague, GSA is in charge of managing operations of satellite navigation systems on behalf of the European Union since 2014 for the European Geostationary Navigation Overlay Service (EGNOS) and from 2017 for Galileo. Carlo des Dorides is GSA’s executive director."


... Commentaire de JY Le Gall :

“My election recognizes France’s key role in satellite navigation, reflected in the commitment of the members of the Interministerial Working Group (GTI) and CNES’s historic expertise in this domain, for which it has shown unwavering support for the EGNOS and Galileo programmes since their inception.
“This election and that as Deputy Chair of Mark Bacon, representing the United Kingdom, also confirms EU member states’ desire to join forces through Europe’s Space Team on the cusp of a period that is set to prove most prolific for GSA, since it will be moving Galileo towards full operational capability.
“I would like to thank Sabine Dannelke for her decisive action over the last few years as Chair of the Board, and I very much look forward to working hand in hand with Executive Director Carlo des Dorides and everyone at GSA, whom I know, like and respect.”

------
Le hic est que cette élection de Mark Bacon (représentant le RU) avait lieu le jour du vote du Brexit, et sur la base de sondage (annonçant le maintien du RU dans l'UE), alors que le vote a été contraire...

En effet, Galileo est un programme clé de l'UE, et non de l'ESA (dont le RU continuera de faire partie, bien entendu)
Cet épisode illustre une fois de plus la tendance habituelle du RU d'être "un pied dedans et un pied dehors"

Voir aussi le précédent épisode où le RU s'est arrangé pour faire payer l'UE, sur Galileo justement, de façon qui ne semble pas très 'fair play', c'est le moins qu'on puisse dire ! (cf la réaction à ce moment de Béochien sur la perfide Albion)




Laurent Simon
Whisky Quebec

Re: La politique spatiale européenne (UE, ESA), la dimension européenne de l'espace.

Message par Laurent Simon le Mer 20 Juil 2016 - 17:38

Comment l'absence d'un acteur majeur européen dans le numérique (vs les géants américains GAFA Google Amazon, Facebook, Apple, etc.) risque de priver les sociétés européennes de l'accès aux données Copernicus Sentinel, rendu gratuit par l'UE...

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/comment-google-tue-la-concurrence-europeenne-en-se-servant-du-programme-spatial-copernicus-585029.html

Selon la Cour des comptes, le programme spatial européen Copernicus bénéficie plus aux géants internationaux du numérique, dont Google, qu'aux entreprises européennes.

C'est l'éternelle histoire du pot de terre contre le pot de fer. De quoi parle-t-on? D'un programme spatial européen qui bénéficie plus aux géants internationaux du numérique, dont Google, qu'aux entreprises et PME européennes. Une injustice dénoncée par la Cour des comptes dans un référé adressé le 28 avril au Premier ministre est rendu public jeudi, sur la contribution de la France au programme spatial européen d'observation de la Terre, Copernicus (ex-GMES lancé en 2001). Ce programme coûtera aux contribuables 8,7 milliards d'euros sur la période 1998-2020, dont 5,5 milliards entre 2014-2020.

Comment l'Europe en est arrivée à cette situation incroyable? C'est très simple. Les données (brutes) et les informations produites dans le cadre de Copernicus sont mises à disposition avec un accès total, ouvert et gratuit, afin d'encourager leur utilisation et de renforcer les marchés européens de l'observation de la Terre, en particulier le secteur aval, qu'il soit public ou privé, explique la Cour des comptes. Ce qui profite bien sûr aux grands acteurs mondialisés du numérique, dont Google, qui peuvent se servir gratuitement du programme Copernicus, financé par l'Union européenne et l'Agence spatiale européenne (ESA), pour tuer la concurrence des entreprises européennes.

L'utilisation des données de Copernicus pose problème

Si les conditions d'accès aux données et informations Copernicus sont analogues à celles de programmes similaires, comme le programme américain Landsat, "leur utilisation par les grands acteurs mondialisés du numérique pose question", estiment les Sages de la rue Cambon. Pourquoi? "La capacité inégalée de ces grands acteurs à les traiter massivement et rapidement peut compromettre le développement d'applications par d'autres entreprises, notamment de petite taille et européennes", expliquent-ils.
Pour autant, fait observer la Cour des comptes, la Commission européenne, désormais "sensibilisée à ce risque", et Google ont récemment engagé des discussions globales pour tenter de trouver un accord.
Elles incluent entre autre Copernicus. Selon elle, "il est crucial" que ce programme "serve en premier lieu le secteur aval européen et ses différentes communautés d'utilisateurs". Toutefois, elle souligne qu'il serait "difficile de contrer les grands acteurs du numérique sur le terrain des mégadonnées".

...

Laurent Simon
Whisky Quebec

Re: La politique spatiale européenne (UE, ESA), la dimension européenne de l'espace.

Message par Laurent Simon le Jeu 21 Juil 2016 - 9:43

Il semble que l'enquête réalisée par la Commission européenne ait apporté un certain nombre de garanties intéressantes.

Cf l'article très complet de La Tribune :

L'Europe donne son accord au rachat d'Arianespace par Airbus Safran Launchers

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/l-europe-va-donner-son-accord-au-rachat-d-arianespace-par-airbus-safran-launchers-587054.html

La commission européenne accepte l'acquisition d'Arianespace par la coentreprise Airbus Safran Launchers.

"la commission européenne a accepté mercredi l'acquisition d'Arianespace par la coentreprise Airbus Safran Launchers (ASL). ASL va donc pouvoir acheter la participation que le CNES détient dans Arianespace, soit 34,68%.
La filiale à 50-50 entre Airbus et Safran possédera 75% du capital de la société européenne de services de lancement de satellites, présidée par Stéphane Israël. La Commission avait ouvert fin février à la très grande surprise d'Airbus une enquête approfondie afin d'examiner ce projet d'acquisition, qui aurait pu mettre Arianespace en position de monopole.
Elle craignait que "l'opération n'entraîne un recul de l'innovation et une hausse des prix sur les marchés des satellites et des services de lancement". La Commissaire chargée de la politique de concurrence, Margrethe Vestager, avait estimé qu'une "industrie spatiale concurrentielle est essentielle pour renforcer la base industrielle de l'UE et stimuler notre compétitivité générale".

Pourquoi la commission a-t-elle donné son feu vert?

Comment ASL a-t-il obtenu l'accord de la Commission, qui a priori n'était pas favorable à ce projet?
Selon nos informations, ASL a passé au printemps un accord avec Avio, qui a développé et fabriqué le lanceur italien Vega au sein d'ELV, une entreprise commune réunissant le motoriste et l'Agence spatiale italienne. Cet accord a fait pencher la balance du bon côté pour ASL.

...
Le lanceur italien pourrait donc concurrencer à terme le futur lanceur européen Ariane 6.2 destiné aux satellites institutionnels, tels que ceux de Galileo. Ce qui va relancer la concurrence dans le secteur spatial européen et satisfait la Commission. Car elle avait estimé en février que cette opération serait "préjudiciable au lanceur concurrent Vega, fabriqué par ELV et qui, actuellement, ne peut être commercialisé que par Arianespace".

Un accord avec Thales Alenia Space

La coentreprise avait déjà passé un accord avec Thales Alenia Space (TAS) pour ne pas léser les intérêts du rival d'Airbus Space Systems. Une fois l'accord trouvé, TAS n'avait pas souhaité déposer de dossier auprès de la Commission.

... 
En outre, la Commission avait soulevé un problème de concurrence dans le domaine de l'approvisionnement des adaptateurs de charge utile et de séparateurs. Elle a craint que que ASL ne se fournisse qu'"exclusivement auprès d'Airbus indépendamment du prix et de la qualité des produits d'entreprises concurrentes" (notamment au groupe suisse Ruag), "ce qui porterait préjudice à ces dernières". Là aussi, il semblerait qu'il n'y ait pas eu d'accord entre ASL et Ruag.

A la Commission de surveiller si les décisions d'ASL et d'Arianespace n'impactent pas la concurrence en Europe, génératrice d'innovations et de compétitions. Mais la Commission semble avoir considéré qu'elle a mis en place des solutions afin de garantir l'indépendance d'Arianespace vis-à-vis d'Airbus et de Safran, ainsi que l'ensemble des acteurs de la filière lanceurs
"

-------
Un article, moins complet, et à la tonalité un peu différente, dans Les Echos :

 Arianespace devient une filiale d'ASL

http://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/0211143314679-arianespace-devient-une-filiale-dasl-2015913.php

L'intégration d'Arianespace dans ASL permet de privatiser et rationaliser la filière des lanceurs européens.

Que de temps perdu ! ...

Laurent Simon
Whisky Quebec

Re: La politique spatiale européenne (UE, ESA), la dimension européenne de l'espace.

Message par Laurent Simon le Ven 29 Juil 2016 - 16:42

Voiture autonome

Le gouvernement japonais et l’Union européenne veulent intégrer leurs systèmes de géolocalisation

http://www.ccfa.fr/Le-gouvernement-japonais-et-l-164136

"Le gouvernement japonais et l’Union européenne comptent connecter leurs systèmes de géolocalisation afin d’accélérer le développement des techniques de conduite autonome. Le système japonais Quasi-Zenith Satellite System (QZSS) et le système européen Galileo devraient être ainsi reliés dès 2018. Le lien prendra la forme d’un langage numérique commun, qui sera utilisé pour transmettre les informations, permettant notamment aux voitures autonomes et aux équipements développés pour le marché japonais d’être exportés et utilisés hors du Japon.


... Le système japonais QZSS, basé sur le GPS américain, est un système très précis mais ne couvre globalement que le Japon, l’Australie et la Nouvelle Zélande. Tandis que le système Galileo est moins précis mais couvre l’ensemble de la planète grâce à ses 30 satellites. Les deux systèmes seraient donc tout à fait complémentaires"

Laurent Simon
Whisky Quebec

Re: La politique spatiale européenne (UE, ESA), la dimension européenne de l'espace.

Message par Laurent Simon le Sam 30 Juil 2016 - 14:27

   Europe's workhorse Sentinel ready for action

http://phys.org/news/2016-07-europe-workhorse-sentinel-ready-action.html

"Getting the bigger picture on the health of our planet drew another step closer today as Europe's Sentinel-3A satellite was handed over to Eumetsat for operations.


Since it was launched in February, the satellite and its instruments have been meticulously fine-tuned to make sure that everything is fit and ready for the task in hand: to systematically map Earth's surface for a myriad of services related to both the oceans and land.


...

While the day-to-day running of the satellite has now been handed over to Eumetsat, both ESA and Eumetsat will manage the mission jointly.
Essentially, ESA is responsible for the land data products and Eumetsat for the marine products – all of which are made available for application through Copernicus services. ESA will also continue to monitor the satellite's health.

"This handover also puts the EU–ESA–Eumetsat cooperation in Copernicus into full action. While the EU leads Copernicus overall, and ESA coordinates the space component, ESA and Eumetsat have complementary roles in the operation of Sentinel-3," said Josef Aschbacher, ESA's Director of Earth Observation Programmes.

"ESA and Eumetsat are working together closely to ensure data and product availability for land and marine user communities, respectively.
With Eumetsat also now responsible for the flight operations, this is a perfect example of European institutions putting their best capacities together to benefit Europe's citizens.
"

Laurent Simon
Whisky Quebec

Re: La politique spatiale européenne (UE, ESA), la dimension européenne de l'espace.

Message par Laurent Simon le Sam 29 Oct 2016 - 16:10

L’Union européenne précise sa politique spatiale

http://www.numerama.com/sciences/204443-lunion-europeenne-precise-sa-politique-spatiale.html

Début de l'article

"L'espace revêt un caractère stratégique pour l'Union européenne. Aussi la Commission a-t-elle précisé sa politique en la matière. Deux enjeux émergent : l'indépendance et l'industrie.
Dans le domaine spatial, l’Union européenne n’a pas à rougir par rapport à d’autres nations comme les États-Unis ou la Russie. Certes, elle a connu un revers en octobre avec le crash de l’atterrisseur Schiaparelli à la surface de Mars (la sonde Trace Gas Orbiter s’est en revanche correctement placée en orbite autour de la planète rouge), mais elle demeure capable de réaliser de grandes choses.
La preuve : elle a réussi à poser l’atterrisseur Huygens à la surface de Titan, la plus grosse lune de Saturne ; elle a assuré son rendez-vous spatial avec la comète Tchouri et à y déposer un autre atterrisseur. Deux choses que la Nasa n’a pas encore réussi à accomplir. Elle dispose en outre d’un accès indépendant à l’espace via la Guyane et elle bâtit son propre réseau de satellites « GPS » avec la constellation Galileo.

Ce ne sont là que quelques exemples qui illustrent le savoir-faire européen dans ce secteur.
Mais parce que l’espace est un milieu en mutation permanente et concurrentiel, le Vieux Continent ne doit surtout pas rester les bras ballants. Il lui faut pouvoir tenir son rang face aux USA et la Russie, qui demeure les deux principales puissances spatiales, mais aussi s’adapter à l’émergence de nations très ambitieuses comme la Chine et l’Inde, ainsi qu’à l’apparition d’entreprises tout aussi motivées, à l’image de SpaceX et Blue Origin.
Bruxelles n’ignore évidemment pas la situation dans laquelle évolue l’agence spatiale européenne. Soucieuse de lui permettre d’avoir les moyens de ses ambitions tout en assurant au continent son indépendance dans l’accès et l’exploration de l’espace, la Commission européenne vient de faire une communication fin octobre pour rappeler tout l’intérêt qu’elle porte à ces sujets.
"


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