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ACTUALITE Aéronautique : Suivi et commentaire de l\'actualité aéronautique


Ariane VI

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Laurent Simon
Whisky Quebec

Re: Ariane VI

Message par Laurent Simon le Mer 8 Aoû 2018 - 21:45

et cet article, dont je n'ai pu lire que les premières lignes

http://www.lefigaro.fr/societes/2018/05/11/20005-20180511ARTFIG00288-stephane-israel-l-europe-spatiale-doit-s-organiser-pour-resterdansla-course.php

"La filière Ariane est engagée dans une compétition difficile contre SpaceX, qui prend l'avantage. Stéphane Israël, président exécutif d'Arianespace appelle à une mobilisation de l'Europe en faveur d'Ariane 6.
Dans un entretien au Figaro, Stéphane Israël, président exécutif d'Arianespace et chargé des lanceurs civils d'ArianeGroup, appelle à une mobilisation de l'Europe en faveur d'Ariane 6, successeur d'Ariane 5. Il réagit au nouveau défi lancé par SpaceX avec une nouvelle version de son Falcon 9. Il serait réutilisable jusqu'à cent fois! Le premier tir devait avoir lieu dans la nuit de vendredi à samedi.
Après l'avoir sous-estimé, l'industrie européenne a réagi à l'essor de SpaceX, devenu leader mondial en 2017 en cassant les prix sur le marché commercial. Après une grande remise en question, les industriels ont uni leurs forces au sein d'ArianeGroup. La simplification n'a pas suivi du côté des institutions. Là où les États-Unis ont la Nasa, l'Europe a plusieurs instances - Commission européenne, ESA et agences spatiales nationales… - avec des budgets éparpillés. Un système bureaucratique, lourd et lent, affronte le rouleau compresseur américain et, demain, chinois. .."

Laurent Simon
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Re: Ariane VI

Message par Laurent Simon le Mer 8 Aoû 2018 - 22:23

Pendant ce temps, le chantier du pas de tir avance bien 

http://www.air-cosmos.com/le-pas-de-tir-d-ariane-6-de-plus-en-plus-concret-112631

"Les premiers coups de pioche ont été donnés en juillet 2016 et déjà, d’ici la fin de l’année, les travaux de génie civil dirigés par le Cnes devraient être terminés.
Ainsi, la structure principale du double carneau, profond de 25 m, large de 20 m et long de 200 m, devrait être achevée d’ici septembre.
La table de lancement (1 000 tonnes) est prête, mais ne sera « glissée » à son emplacement définitif que le 4 septembre.
Les fondations du château d'eau, qui culminera à 90 m, sont finies d’être creusées.
 
La plus grande structure métallique mobile d’Amérique du Sud.
Bien que n’atteignant que la moitié de sa hauteur finale (qui sera de 100 m, pour 50 m de large), le portique mobile métallique d’Ariane 6 est déjà visible à plusieurs kilomètres à la ronde. Sa charpente métallique primaire devrait être totalement assemblée le 7 août.

Une fois équipé, le portique pèsera 7 000 tonnes, soit 100 tonnes de plus que l'armature d'une tour Eiffel... sur roues. Ce sera la plus grande structure métallique mobile d’Amérique du Sud.

L’objectif est d’effectuer les premiers essais de qualification des infrastructures au premier trimestre 2019, avant la qualification des équipements fluides puis, en 2020, les essais combinés avec des éléments du lanceur."

Photo : https://i.f1g.fr/media/figaro/1280x580_crop/2018/06/29/XVM67b64d90-7ba8-11e8-8018-c842f2207d92.jpg

http://www.lefigaro.fr/sciences/2018/06/29/01008-20180629ARTFIG00341-le-chantier-du-pas-de-tir-d-ariane-6-progresse-rapidement.php

Plus un article avec une vidéo 
https://la1ere.francetvinfo.fr/guyane/chantier-ariane-6-progresse-grands-pas-605493.html
https://www.facebook.com/guyanela1ere/videos/2240811909269108/

Laurent Simon
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Re: Ariane VI

Message par Laurent Simon le Mer 26 Sep 2018 - 21:00

... sur 100 lancements d'Ariane 5 version ECA, la plus puissante, 95 sont considérés comme étant des succès. Mais le lanceur lourd est parfois trop puissant pour certains besoins (missions scientifiques notamment), c'est l'une des raisons pour laquelle il doit être prochainement remplacé. 

Le budget 2019 du ministère de la Recherche a vu son enveloppe dédiée au spatial augmenter de 205 millions d'euros pour "sécuriser le développement du lanceur qui va succéder à Ariane 5".

https://www.sciencesetavenir.fr/espace/systeme-solaire/video-revivez-le-100e-lancement-d-ariane-5_127943
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Re: Ariane VI

Message par Laurent Simon le Lun 8 Oct 2018 - 12:51

J'ai manifestement laissé passer pas mal d'infos ces dernières semaines, faute de temps, y compris des infos importantes :

https://www.capital.fr/entreprises-marches/eutelsat-devient-le-premier-client-commercial-dariane-6-1306318

"L'opérateur de satellites Eutelsat et Arianespace ont annoncé lundi un contrat de cinq lancements d'ici 2027 dont la totalité devrait être réalisée par la future fusée européenne Ariane 6, donnant un coup de fouet bienvenu au secteur des satellites commerciaux

Eutelsat devient ainsi le premier client commercial à signer un contrat pour Ariane 6

Arianespace a actuellement 59 lancements à réaliser en comptant sur Ariane 6, outre les satellites destinés à Eutelsat, deux missions pour Galileo, le GPS européen, et la constellation CSO de satellites d'observation militaire

... Le marché des satellites commerciaux pâtit depuis deux ans de l'attentisme des candidats à des lancements qui hésitent face à la multiplication des choix, notamment en termes d'orbites, à la suite de ruptures technologiques accélérées.

.. "Le signal qu’a donné Eutelsat est très important", a déclaré Stéphane Israël, président exécutif d'Arianespace...

Dans ce contrat, Ariane 6 sera le "lanceur de référence", Eutelsat pouvant recourir à Ariane 5 si besoin, a précisé Stéphane Israël. ..

Ariane 6 a vocation a être 40% moins cher qu'Ariane 5, mais un "chemin de compétitivité" doit être trouvé en Europe entre 2020 et 2030 pour définir des choix technologiques, citant le démonstrateur de moteur à bas coût Prometheus dont les premiers essais au sol sont prévus à partir de 2020 ..."
Laurent Simon
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Re: Ariane VI

Message par Laurent Simon le Mer 24 Oct 2018 - 11:16

Ariane 6 sera flexible
http://www.lefigaro.fr/societes/2018/09/23/20005-20180923ARTFIG00156-ariane-6-plus-agile-plus-polyvalente-et-moins-chere.php

et + tard
http://www.lefigaro.fr/societes/2018/10/15/20005-20181015ARTFIG00234-ariane-6-sera-capable-de-realiser-des-vols-habites.php

https://www.lepoint.fr/sciences-nature/espace-ou-en-est-ariane-6--28-09-2018-2258584_1924.php

Lancé en décembre 2014, le projet de nouvelle fusée européenne avance à grande vitesse, à la faveur d'une réutilisation de nombreuses technologies d'Ariane 5 et de Vega, le lanceur léger lui aussi tiré depuis Kourou.

« Nous sommes au point pour tous les aspects critiques d'Ariane 6, notamment la partie propulsive », nous confie Stefano Bianchi, responsable du développement des lanceurs à l'Agence spatiale européenne (ESA). « Pour l'instant, tout va bien, et je suis tout à fait optimiste sur la tenue du calendrier si nous n'avons pas d'ennuis dans la dernière ligne droite », nous explique pour sa part Jean-Marc Astorg, directeur des lanceurs au Centre national d'études spatiales (Cnes) français.

Bientôt un nouvel essai de booster

Dans un souci d'économies et de compétitivité, la partie la plus complexe du lanceur, la motorisation, est dérivée d'équipements existants. Le moteur principal Vulcain 2.1 est une évolution du Vulcain 2 d'Ariane 5 : « Ses essais se poursuivent en Allemagne depuis janvier 2018, et cela se passe bien », affirme Jean-Marc Astorg. Les propulseurs à poudre P120C (fixés autour du fuselage, en bas) sont pour leur part dérivés du moteur principal de Vega, dont la version Vega-C profitera aussi des nouveaux modèles. Ariane 6 sera déclinée en deux versions : Ariane 62 avec deux P120C (jusqu'à 5 tonnes mises en orbite de transfert géostationnaire) et Ariane 64 « lourde », avec quatre P120C (jusqu'à 10,5 t). « Le premier tir au banc a eu lieu en juillet 2018 en Guyane, il nous en reste deux pour compléter les essais », précise Jean-Marc Astorg. Selon Stefano Bianchi, le deuxième essai doit avoir lieu avant la fin de 2018.

Enfin, le développement du moteur Vinci, imaginé dès 1998 et destiné à l'étage supérieur, « se passe lui aussi très bien », selon le responsable du Cnes. Contrairement au moteur actuel de l'étage supérieur d'Ariane 5, Vinci est réallumable et permet donc de délivrer les satellites avec plus de flexibilité et de précision. Pour les nouveaux satellites à propulsion tout-électrique qui disposent d'une poussée moindre, il est important d'être libérés au plus près de leur orbite. Le rallumage permettra aussi à l'étage supérieur de rentrer dans l'atmosphère et de se désintégrer immédiatement, au lieu de devenir un débris spatial

------
http://www.aircosmosinternational.com/qualification-for-ariane-6-s-vinci-engine-116411

ArianeGroup has completed qualification testing of the re-ignitable Vinci engine that will power the upper stage of Ariane 6. The 148th and final test was successfully completed on 12th October on the PF52 test bench at ArianeGroup’s Vernon site.
The final test had a duration of more than 15 minutes (957 seconds) and included two boosts. During the qualification test campaign the engine was operated for a total of 52,156 seconds (more than 14 hours).
These tests in Vernon followed the development/qualification tests in space vacuum conditions carried out in 2017 and 2018 on the P4.1 test bench of the German Aerospace Center (DLR) in Lampoldshausen, Germany.
The qualifying campaigns have achieved several major ‘firsts’ in terms of performance, such as:

  • an series of 20 successful consecutive boosts during a single test of 300 seconds
  • a test with a total duration of 1,569 seconds

The objective was to test the Vinci engine beyond its operational requirements: during its missions, it will only need to be ignited up to four times, with a maximum burn time of 900 seconds in flight.
Assembly of the first Vinci engine flight model is scheduled to get underway in early 2019. It will then be integrated with the upper stage of the first Ariane 6 launcher flight model at the ArianeGroup site in Bremen, Germany.
Production of the first parts for Vinci flight engines is underway at various ArianeGroup sites, including:

  • combustion chambers at Ottobrunn in Germany,
  • divergent nozzles at Le Haillan near Bordeaux (France),
  • hydrogen turbopumps at Vernon.



Dernière édition par Laurent Simon le Mer 24 Oct 2018 - 11:24, édité 1 fois
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Re: Ariane VI

Message par Laurent Simon le Mer 24 Oct 2018 - 11:21

et le pas de tir avance aussi,
avec des innovations, à tester

https://www.lepoint.fr/sciences-nature/espace-ou-en-est-ariane-6--28-09-2018-2258584_1924.php

Outre le lanceur, l'Europe doit aussi construire le nouveau pas de tir adapté à Ariane 6, au centre spatial guyanais près de Kourou. Début septembre 2018, la table de lancement de 700 tonnes fabriquée en Allemagne a été installée dans sa position définitive.

Cela permettra, fin 2019, d'entamer les essais combinés, les plus sensibles : ceux du pas de tir et du lanceur en même temps. « Ce sera comme une répétition du premier lancement, mais nous ne lancerons pas : nous mettrons à feu le moteur Vulcain sans décollage », explique Jean-Marc Astorg. Cela permettra de tester les échanges de données avec le banc de contrôle, et les installations fluides et électriques notamment.
« Nous devrons surveiller de près les liaisons bord-sol cryotechniques », assure l'expert du Cnes.

En effet, une nouveauté importante a été introduite dans Ariane 6 : les bras qui tiennent la fusée se rétractent juste après le début du décollage, et non juste avant. « Il faut être sûr que cela fonctionne », explique-t-il : il serait dommage que ces bras restent accrochés et bloquent l'envol de la fusée... « Nous allons tester tous les cas de pannes possibles pendant les essais, pour utiliser ensuite les résultats pendant toute la phase d'exploitation », précise encore Jean-Marc Astorg.
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Re: Ariane VI

Message par Laurent Simon le Mer 24 Oct 2018 - 11:26

Et (même article)

« Tout le monde attend Ariane 6 »

Le développement d'Ariane 6 a été mené dans le cadre d'une coopération européenne. Après les discussions politiques, forcément compliquées, « il n'y a pas eu de problème majeur pour le travail des ingénieurs », explique Stefano Bianchi.

Face à Arianespace, le secteur privé américain montre chaque jour un peu plus les dents : SpaceX avec sa fusée réutilisable, Blue Origin ou encore Orbital Sciences veulent reconquérir le marché commercial. Ils peuvent compter sur l'aide de Washington, via de juteux contrats gouvernementaux que les Européens peinent à compenser.

Et les acteurs russes, chinois ou indiens sont aussi très dynamiques.
« Les équipes sont très motivées : nous sommes tous conscients de la concurrence avec les autres acteurs, et cela crée dans les équipes de projet Ariane 6 une sorte de solidarité européenne accrue, très solide », explique Jean-Marc Astorg. « Tout le monde attend Ariane 6 », conclut Stefano Bianchi, montrant que l'ESA est elle aussi pressée de redynamiser le secteur spatial européen avec un lanceur plus compétitif et plus puissant.
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Re: Ariane VI

Message par Poncho (Admin) le Jeu 25 Oct 2018 - 9:19

Reste que les commandes institutionnelle n'arrivent pas....


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Re: Ariane VI

Message par Laurent Simon le Ven 26 Oct 2018 - 18:55

un excellent article de synthese

https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sur-le-pas-de-tir-geant-de-la-future-fusee-ariane-6_2033841.html



Dernière édition par Laurent Simon le Dim 28 Oct 2018 - 16:41, édité 1 fois
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Re: Ariane VI

Message par Laurent Simon le Dim 28 Oct 2018 - 12:07

Poncho (Admin) a écrit:Reste que les commandes institutionnelle n'arrivent pas....
les dirigeants de plusieurs pays européens (6 au moins) t'ont entendu !

https://www.tdg.ch/savoirs/sciences/L-Europe-spatiale-veut-privilegier-ses-lanceurs/story/15273284

"Plusieurs pays européens, dont la Suisse, se sont engagés jeudi à utiliser des fusées européennes pour lancer leurs satellites. Ils ont signé un «document important» pour le lanceur européen Ariane 6 (dont le premier vol est prévu en 2020) et la fusée Vega C.
«L'ESA (Agence spatiale européenne), la France, l'Allemagne, l'Italie, la Suisse et l'Espagne se sont engagées à ce que leurs satellites institutionnels partent sur des lanceurs européens», a-t-il dit. «L'Union européenne a fait savoir qu'elle souhaitait faire la même chose» prochainement, a déclaré le directeur général de l'ESA Jan Wörner à l'issue d'une réunion ministérielle à Madrid.
La déclaration conjointe de ces six donneurs d'ordre devrait satisfaire les industriels européens qui construisent ces deux lanceurs et ne cessent de réclamer l'assurance d'une préférence européenne sur les lancements institutionnels afin de pouvoir résister à la concurrence américaine."

EDIT : ces pays représentent déjà plus de 60% de la population de l'UE (hors RU), et si on compte la Suisse, près des 2/3 de la population UE-RU (la Suisse 'remplaçant', pour le moment, d'autres pays UE. Est-il nécessaire de rappeler que la Suisse est un acteur de Ariane 5 (coiffe, RUAG) ?
Ce qui m'étonne en revanche, c'est l'absence de la Belgique parmi ces pays signataires, alors que c'est un acteur majeur de l'Europe spatiale.


Dernière édition par Laurent Simon le Lun 29 Oct 2018 - 21:30, édité 1 fois
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Re: Ariane VI

Message par Poncho (Admin) le Dim 28 Oct 2018 - 17:03

Houlà c'est beaucoup trop d'honneur Very Happy


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Re: Ariane VI

Message par Laurent Simon le Dim 28 Oct 2018 - 17:38

j'ai vraiment l'impression que les solutions choisies sont plutôt futées, et bien articulées dans le temps
(ariane6 sans faire ariane5 me, et sous 2 versions 6.2 et 6.4
et en utilisant les mêmes boosters P120 que Vega C
tout en permettant des évolutions pour ariane next),

pour aller vers la réutilisation, sans mettre tous les oeufs dans ce panier très incertain qu'est la réutilisation, surtout au niveau économique

PS. S'ils utilisent 'Ariane Next' et non pas 'Ariane 7', c'est justement pour bien montrer que la très grande majorité de ces apports concernera Ariane6 et non 7.
Poncho, il serait probablement pertinent de modifier le titre de l'autre fil, pour revenir à Ariane next ?
Laurent Simon
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Re: Ariane VI

Message par Laurent Simon le Mer 14 Nov 2018 - 6:24

http://www.air-cosmos.com/arianegroup-2-300-emplois-geles-pour-anticiper-la-crise-117061

le président exécutif d’ArianeGroup, Alain Charmeau, n’a cessé de rappeler que le modèle économique ne fonctionnait que si les institutions européennes passaient commande de cinq lanceurs par an.  ...
Malgré les cris d’alarmes, les commandes des institutions européennes tardent toujours.
...
Ne souhaitant pas interrompre le programme Ariane 6, dont les développements semblent franchir à temps les étapes les unes après les autres, ArianeGroup a donc annoncé à ses managers, le 12 novembre, un plan d’économies interne, à mettre en place d’ici à 2022 (soit à la fin du développement d’Ariane 6).
Il vise notamment une compression des effectifs, qui correspond à supprimer 2 300 équivalents temps plein sur les 9 000 que compte aujourd’hui le groupe.
Mais il ne s’agit pas de licenciements, et aucun départ ne sera contraint. Les postes concernés, qui restent à déterminer, seront supprimés par un jeu de chaises musicales entre le gel des embauches (au moins jusqu’à la prochaine conférence interministérielle de l’ESA, fin 2019), le non-remplacement des départs en retraite naturels (nombreux dans les années à venir), et la mobilité dans l’entreprise, vers les maisons mère et les filiales.
L’investissement en R&T et en formation reste maintenu, pour préparer l’avenir, tandis que les activités de défense ne sont pas impactées.
Soutenue par les actionnaires d’ArianeGroup, une telle approche se veut « pragmatique », et vise à éviter un plan social.
Poncho (Admin)
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Re: Ariane VI

Message par Poncho (Admin) le Mer 14 Nov 2018 - 9:08

Oui, mais c'est le bordel
Les états ne suivent pas...
Et c'est dommage


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Re: Ariane VI

Message par Laurent Simon le Dim 18 Nov 2018 - 12:54

le chantier à Kourou

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/10/30/kourou-se-prepare-a-accueillir-ariane-6_5376719_1650684.html

y compris une préision, que je ne connaissais pas :

'Impressionnant le château d’eau de 90 mètres de haut, dont le rôle consistera, dès qu’Ariane 6 s’élèvera de quelques mètres, à inonder le pas de tir sous 1 200 tonnes d’eau grâce à une trentaine de ­buses débitant chacune 1 500 litres par seconde.
L’objectif : annihiler les réverbérations acoustiques qui, renvoyées par la dalle, pourraient faire dangereusement tanguer le lanceur au cours de ses premières secondes d’ascension."
Poncho (Admin)
Poncho (Admin)
Whisky Charlie

Re: Ariane VI

Message par Poncho (Admin) le Lun 19 Nov 2018 - 9:18

Merci
1200 m3 donc une beau chateau d'eau
La gravité est toujours plus fiable que les pompes...


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Re: Ariane VI

Message par Laurent Simon le Lun 19 Nov 2018 - 11:26

plus fiable et aussi avec un débit très important
Beochien
Beochien
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Re: Ariane VI

Message par Beochien le Mar 27 Nov 2018 - 15:11

Bon, pour Ariane 6, Chez Challenges (Le Figaro, l'Usine Nouvelle aussi)
Le PDG d'Ariane Group s'en va, entre retraite et démission ... Hum !
2500 suppressions d'emploi !
Seulement trois tirs assurés.

Place à André Hubert Roussel. (Airbus Man !)
Alors, la tourmente, après le violon des bonnes nouvelles ...  violon

https://www.challenges.fr/entreprise/aeronautique/mais-que-se-passe-t-il-chez-arianegroup_628437?xtor=RSS-77

https://www.usinenouvelle.com/article/en-pleine-tourmente-arianegroupe-change-de-tete.N774604
seb2411
seb2411

Re: Ariane VI

Message par seb2411 le Mar 27 Nov 2018 - 17:02

Beochien a écrit:Bon, pour Ariane 6, Chez Challenges (Le Figaro, l'Usine Nouvelle aussi)
Le PDG d'Ariane Group s'en va, entre retraite et démission ... Hum !
2500 suppressions d'emploi !
Seulement trois tirs assurés.

Place à André Hubert Roussel. (Airbus Man !)
Alors, la tourmente, après le violon des bonnes nouvelles ...  violon

https://www.challenges.fr/entreprise/aeronautique/mais-que-se-passe-t-il-chez-arianegroup_628437?xtor=RSS-77

https://www.usinenouvelle.com/article/en-pleine-tourmente-arianegroupe-change-de-tete.N774604
Ils ont 1 tir assure par an juste pour Galileo a partir de 2020. 1 Tir par an pour Eutelsat jusqu’en 2027. Ce qui est déjà un bon acquis. Ils faudra ensuite ajouter la totalité des satellites fiance par l'UE et une grosse partie des satellites nationaux dans l'UE. Plus les constellations et les clients habituels. Ils ont encore un bon backlog et continue d'avoir une bonne part de marche des satellites commerciaux. La partie la plus problématique étant le point bas atteint par les satellite GEO.
Beochien
Beochien
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Re: Ariane VI

Message par Beochien le Mar 27 Nov 2018 - 17:05

Sans approfondir, il y a peut être des différences entre cdes fernes, options, promesses, comme dans l'aviation (On a des spécialistes pour vérifier)
J'ai lu 3 tirs assurés dans les articles ... le reste peut être considéré comme probable  Question
seb2411
seb2411

Re: Ariane VI

Message par seb2411 le Mar 27 Nov 2018 - 17:11

Beochien a écrit:Sans approfondir, il y a peut être des différences entre cdes fernes, options, promesses, comme dans l'aviation (On a des spécialistes pour vérifier)
J'ai lu 3 tirs assurés dans les articles ... le reste peut être considéré comme probable  Question
3 tirs "gouvernementaux" (2 Galileo + 1 CSO francais). La précision est importante.

Mais par exemple l'UE ne tir ses mission qu'avec Ariane et ils ont 1 paire de satellite a lancer par ans jusqu'en 2025 et ensuite ça devrait continuer avec Galileo NG. Ils ont commande pour l'instant que 2 lancements mais le reste va suivre.
Ensuite Eutelsat a commande 5 lancements jusqu'en 2027.

Le truc c'est qu'ils auraient aime avoir une commande global institutionnelle qui n'est pas arrive. Ça se fera petit a petit.
Philidor
Philidor
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Re: Ariane VI

Message par Philidor le Mar 27 Nov 2018 - 18:36

Le problème est peut-être de pouvoir commander des fusées en grand nombre pour bénéficier d'économies d'échelle, alors qu'une grande partie du carnet commande n'est pas encore vraiment ferme.
seb2411
seb2411

Re: Ariane VI

Message par seb2411 le Mer 28 Nov 2018 - 10:02

Philidor a écrit:Le problème est peut-être de pouvoir commander des fusées en grand nombre pour bénéficier d'économies d'échelle, alors qu'une grande partie du carnet commande n'est pas encore vraiment ferme.
Oui je pense que c’était l’idée.
Laurent Simon
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Re: Ariane VI

Message par Laurent Simon le Lun 7 Jan 2019 - 20:29

https://www.numerama.com/sciences/452568-ariane-6-decouvrez-levolution-du-chantier-de-sa-future-aire-de-lancement.html



La dernière vidéo en date a été publiée au mois de décembre 2018. Elle montre l’état du chantier quelques semaines plus tôt. L’occasion pour le public de constater que le château d’eau (la grande colonne en béton que l’on voit à plusieurs reprises en arrière-plan) est bientôt achevé, tandis que le portique mobile a désormais atteint sa hauteur définitive. L’armature générale de la structure est en place.



La vidéo, tournée encore une fois à l’aide d’un drone, s’attarde aussi sur le pas de tir, les servitudes, le bâtiment d’assemblage et les équipements de stockage cryogénique. Les travaux sont d’ampleur, pour ne pas dire pharaoniques : ils couvrent une surface de 170 hectares. Le pas de tir se trouve d’ailleurs non loin d’ELA 3, l’aire de lancement dévolue à Ariane 5. 4 kilomètres les séparent.
Laurent Simon
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Re: Ariane VI

Message par Laurent Simon le Dim 13 Jan 2019 - 19:05

https://www.challenges.fr/entreprise/aeronautique/comment-arianespace-resiste-a-spacex_635426

...
Cette bonne résistance ne doit pas tromper : l’Europe spatiale reste fragile. Le nouveau lanceur Ariane 6, à dix-huit mois de son premier vol prévu en juillet 2020, plafonne pour l’instant à cinq contrats : trois pour la version légère Ariane 62, deux pour la version lourde Ariane 64. Insuffisant pour acter la première commande de 14 lanceurs à l’industriel ArianeGroup, qu’Arianespace espère boucler dans les prochaines semaines. De nouvelles commandes de lancements avec Ariane 6 sont donc urgentes. Arianespace assure mener plusieurs négociations de front avec des clients commerciaux, qui pourraient aboutir cette année. Les quatre principaux opérateurs satellites mondiaux (Intelsat, SES, Eutelsat, Inmarsat) se sont d’ailleurs fendus fin novembre d’une lettre de soutien à Ariane 6, adressée au patron de l’Agence spatiale européenne (ESA), Jan Woerner.

... Stéphane Israël répète que de nouveaux contrats institutionnels européens sont nécessaires pour résoudre l’équation économique du nouveau lanceur. Arianespace a fait ses calculs : il lui faut quatre nouveaux contrats institutionnels européens "le plus vite possible", c’est-à-dire ces prochaines semaines.
En ajoutant les trois contrats institutionnels déjà signés (deux lancements Galileo, et un pour le satellite espion français CSO-3), le nouveau lanceur aurait ainsi un matelas de sept tirs institutionnels à effectuer durant la délicate période de transition entre Ariane 5 et Ariane 6 (2020-2023).
Pour les années suivantes, Arianespace espère un engagement des clients institutionnels européens (Commission européenne, ESA, agence météo Eumetsat, Etats membres) à acheter cinq lancements d’Ariane 6 par an, ainsi que trois tirs du petit lanceur Vega-C. Un tel soutien n’aurait rien de choquant, estime Stéphane Israël. "Cela nous permettrait de nous battre à armes, sinon égales, du moins plus égales que maintenant", assure Stéphane Israël.

...

Préférence européenne

De fait, tous les concurrents d’Arianespace peuvent s’appuyer sur des commandes institutionnelles massives. Selon Arianespace, 75% du carnet de commandes de SpaceX (en valeur) est ainsi composé de tirs institutionnels, pour seulement 25% de lancement commerciaux. Pour Arianespace, la proportion est à peu près inverse : 30% de tirs institutionnels et 70% de lancements commerciaux. "Il est indispensable que les lanceurs européens effectuent tous les lancements de satellites institutionnels de l’Europe", conclut Stéphane Israël.

C’est aujourd’hui loin d’être le cas. Les satellites radars militaires allemands SARah doivent ainsi être lancés cette année par un Falcon 9 de SpaceX. Aux Etats-Unis, une telle situation serait impossible : la loi américaine prévoit que tous les satellites financés par le contribuable américain doivent être lancés par une fusée dont plus de 51% de la valeur est conçue sur le sol national. Même politique en Russie et en Chine : 100% des satellites institutionnels y sont lancés par les lanceurs nationaux.

L’Europe, elle, continue de tergiverser : un engagement sur la préférence européenne a été signé par l’ESA, la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la Suisse  le 25 octobre. Mais il faut désormais le traduire en euros sonnants et trébuchants, assure Stéphane Israël : "Il y a une progression dans les engagements, maintenant il nous faut des contrats, donc des paiements", indique-t-il.

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Des précisions, en anglais, sur la fragilité d'Arianeespace

http://aviationweek.com/space/arianegroup-s-new-ceo-faces-launch-rate-quandary
Laurent Simon
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Re: Ariane VI

Message par Laurent Simon le Mer 6 Fév 2019 - 15:44

https://information.tv5monde.com/info/ariane-6-devra-evoluer-rapidement-pour-rester-competitif-selon-la-cour-des-comptes-283783
Laurent Simon
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Re: Ariane VI

Message par Laurent Simon le Dim 17 Fév 2019 - 10:09

https://www.lepoint.fr/high-tech-internet/ariane-6-le-patron-d-arianespace-repond-aux-attaques-de-la-cour-des-comptes-14-02-2019-2293403_47.php

Stéphane Israël, le président exécutif d'Arianespace, défend sa stratégie et expose ses projets, notamment sur la Lune, « la banlieue proche de la Terre ».

Le Point : Dans leur dernier rapport, les magistrats de la Cour des comptes ont égratigné Ariane 6, soulignant que le nouveau lanceur, dont le premier vol est prévu en 2020, ne constituera qu'une « réponse transitoire » dans l'environnement concurrentiel actuel.



Le président exécutif d'Arianespace, Stéphane Israël.
©️ Christian Böhmer / AFP
Stéphane Israël : Nous avons toujours dit qu'Ariane 6 est un lanceur qui évoluera. Ariane 6 est le début d'une histoire, et ce lanceur, qui volera dès 2020, a été pensé pour évoluer au cours de son exploitation. Nous réfléchissons ainsi à une « Ariane 6 Evolution » avec notre maison mère, ArianeGroup, d'ici à 2025. C'est vrai qu'Ariane 6 va arriver dans un environnement concurrentiel tendu, nous en avons bien conscience. Il faut regarder ce qu'aurait été le destin d'Arianespace sans Ariane 6… Nous serions incapables de réaliser les missions institutionnelles de l'Europe, pas plus que les nouvelles missions commerciales telles que les constellations ou des mises en orbite optimisées des satellites de télécommunications. Ne pas avoir Ariane 6 à partir de 2020 aurait tout simplement signifié la fin de la filière Ariane !
Lire aussi La Cour des comptes égratigne Ariane 6

SpaceX, qui est pourtant apparu sur le marché il y a seulement quelques années, est devenu le lanceur n°1 dans le monde, en nombre de lancements. Comment expliquez-vous cela ?
La compétitivité d'un lanceur dépend fondamentalement de trois paramètres complémentaires. D'abord, le niveau des engagements publics. C'est évidemment la grande force des États-Unis et donc de notre concurrent qui bénéficie, en volume et en prix, des commandes groupées de la Nasa et de l'US Air Force, alors que les missions institutionnelles sont moins nombreuses en Europe. Le carnet de commandes d'Arianespace est en valeur aux deux tiers commercial et un tiers institutionnel. Pour notre principal concurrent, c'est l'inverse. Second paramètre : l'organisation industrielle. Troisième paramètre, les choix technologiques et la configuration du lanceur. Vous pouvez disposer du meilleur lanceur du monde d'un point de vue technologique, s'il n'a pas de clients publics et s'il est produit dans 25 pays différents, vous pouvez faire ce que vous voulez, il coûtera nécessairement plus cher que ses concurrents.
Lire aussi La certification de SpaceX intrigue le Pentagone



Finalement, l'Europe ne lutte pas à armes égales avec les États-Unis ?
Nous évoluons en Europe dans un écosystème qui a malgré tout permis à la filière Ariane de faire la course en tête pendant des années ! L'arrivée sur le marché des lanceurs américains nous oblige à nous demander comment s'organiser en Europe pour renforcer la compétitivité du système. La gouvernance des lanceurs européens a connu une première évolution en 2014 avec une simplification des rôles et des responsabilités associées à Ariane 6 et à Vega C. Elle en connaîtra d'autres. C'est vrai que dans le système européen, il y a une pluralité d'acteurs : l'ESA, la Commission européenne, EUMETSAT, les États. Cette réalité ne changera pas, et nous devons construire dans ce cadre. D'autres questions se posent. Quelle organisation industrielle faut-il adopter ? Reste-t-on dans le cadre d'un retour géographique strict (chaque État qui finance le programme spatial bénéficie de retombées industrielles sur son territoire, NDLR), ce qui est incitatif pour mobiliser les financements publics mais peut entraîner des surcoûts et des duplications, ou peut-on en assouplir certaines règles, comme le propose d'ailleurs la Cour des comptes ?
La fusée Ariane 5 est produite dans douze pays différents, Ariane 6 le sera dans treize…



Le fait d'avoir une carte industrielle complexe engendre inévitablement des surcoûts, même si certains États y sont très attachés pour les raisons que l'on comprend. On avait émis l'idée, au moment de la décision d'Ariane 6, d'aménager progressivement ce retour géographique pour favoriser, sur la base de critères clairs et équitables, le choix des partenaires industriels prêts à faire davantage d'efforts. Si l'on veut faire franchir à Ariane 6 et aux futurs lanceurs européens une nouvelle étape de compétitivité, il faudra réexaminer la question. Il faut éviter d'en faire une sorte de querelle théologique pour choisir pragmatiquement, sous l'égide de l'ESA et dans un dialogue avec les États, le système le plus vertueux possible pour affronter une concurrence, beaucoup plus forte que par le passé. Ariane n'est pas un exemplaire unique comme un grand satellite scientifique, c'est un produit de série qui doit rechercher le meilleur coût.
Combien de missions publiques ont déjà été signées pour le lanceur Ariane 6 ?
Trois contrats ont été signés. Deux pour Galileo, système européen de positionnement par satellite, par la Commission européenne et l'ESA, et un pour le ministère de la Défense français. Nous avons identifié d'ici à 2023 sept missions institutionnelles, deux autres missions Galileo, une mission scientifique de l'ESA et une mission pour des satellites d'observation allemands. On doit faire en sorte que ces différentes missions soient rapidement contractualisées. Je suis confiant, tout cela progresse, avec le soutien de nos agences spatiales, de la Commission européenne et des gouvernements.
Combien de contrats pour le lancement des satellites commerciaux ?
Nous avons déjà signé pour Ariane 6 le lancement de quatre satellites commerciaux avec l'opérateur Eutelsat, remportant d'ailleurs en 2018 plus de 70 % des satellites de télécommunications. Nous discutons de missions très variées, car le marché n'est plus le même. Avec Ariane 6, sa modularité, son moteur réallumable et son volume accru pour les satellites, notre fusée peut répondre à des besoins beaucoup plus diversifiés qu'avec Ariane 5.
Les États-Unis respectent un « Buy American Act ». Il arrive que des États européens, comme l'Allemagne cette année, lancent des missions avec SpaceX. Est-ce envisageable d'avoir un équivalent européen ?
Nous n'avons pas, formellement, de « Buy European Act » en vigueur, mais il a fortement progressé dans les esprits. Évidemment, nous aimerions que chaque État européen s'engage à ne lancer qu'avec Ariane et Vega pour ses missions institutionnelles. Aux États-Unis, en effet, si vous n'êtes pas un lanceur américain, vous ne pouvez pas lancer une mission institutionnelle américaine, sauf dans le cas d'un partenariat ponctuel comme c'est le cas entre la Nasa et l'ESA pour le télescope James Webb, qui sera lancé par Ariane 5. Nous aimerions un engagement ferme, équivalent aux Américains, bien sûr. Mais cela prend du temps, et je regarde l'avenir plus que le passé. Ce que je constate, c'est qu'Ariane 6 et Vega C ont été pensées pour lancer tous les satellites de l'Europe, de 2 kg à 20 tonnes ; et d'autre part, l'adhésion au principe d'un « Fly European » progresse partout. Nous allons y arriver !
Quel est l'état du marché des lancements ?
Le marché des gros satellites géostationnaires est en net recul depuis trois ans. L'an dernier, seulement cinq satellites géostationnaires ont été commandés à l'industrie. Il y a trois ans, on était plutôt sur un rythme d'une vingtaine tous les ans. Ce marché devrait commencer à repartir cette année. En parallèle, le marché des constellations de petits satellites est en forte croissance. Notre prochain lancement commercial, fin février, sera le lancement inaugural de la constellation OneWeb (au total, 650 satellites de télécommunication, qui circuleront sur une orbite basse, NDLR). Le suivant, en mars, sera un lancement O3B de SES, dont nous avons déjà déployé 16 satellites en orbite moyenne. Les projets de constellations sont ambitieux, ils nécessitent beaucoup de capitaux, alors ils mettent un peu de temps à être bouclés, mais, ça y est, ils arrivent. Et les satellites d'observation de la terre connaissent aussi un engouement, comme le montrent les succès de Vega. Plus globalement, l'avenir va être celui d'un espace de plus en plus diversifié. On trouvera de tout dans l'espace, des petits satellites en orbites basses et moyennes, aux très gros satellites en orbite géostationnaire.

... Enfin, il y a ce que l'on pourrait appeler l'espace nouvelle frontière : on l'a vu avec la mission Pesquet, l'espace continue de faire rêver.
Mais l'espace nécessite d'immenses investissements et les budgets sont contraints…
On ne dispose pas d'un budget illimité, bien sûr. On ne réclame pas la Lune, si j'ose dire, on est conscient des contraintes financières, mais il y a aujourd'hui une nouvelle course à l'espace dans laquelle l'Europe doit imprimer sa marque. Les États-Unis déploient des efforts financiers sans précédent ; la Chine aussi, qui a procédé à 39 lancements l'an dernier ; l'Inde travaille sans relâche sur le vol habité. L'Europe ne peut se désengager de cette course… On a besoin à la fois d'une volonté publique et d'une excellence industrielle et technologique, car l'espace est fondamentalement un partenariat public-privé. La Commission européenne a mis une proposition de budget de 16 milliards d'euros pour son prochain cadre budgétaire pluriannuel en dépit de la sortie de la Grande-Bretagne, c'est bien.

...

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