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Galileo : système de positionnement EUROPEEN

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Laurent Simon
Whisky Quebec

Re: Galileo : système de positionnement EUROPEEN

Message par Laurent Simon le Mer 5 Déc 2018 - 16:58

je n'ai pas eu accès à l'article.

Cependant je tends à penser que :
- ce sujet est très complexe, il n'est vraiment pas facile de trouver une bonne solution pour toutes les parties (comme le brexit au passage)
- l'ue (la commission ?) a probablement pris une position 'dure', temporairement, ce qui n'exclut pas qu'un meilleure solution pour tous soit trouvée plus tard 
- de toute façon, il ne faut pas non plus oublier les attitudes passées de nos 'amis' grands bretons sur ce sujet :
1. tout faire pour que le projet Galileo capote (voir par exemple les pages Wikipedia à ce sujet), pour ne pas 'nuire' aux intérêts de Sam
2. jouer dans le sens de retarder au maximum l'émergence d'un tel projet (viable économiquement)
3. faire un coup dans le dos de l'UE, en demandant de toucher de l'argent, sur des sombres raisons de brevet, ce qui avait rendu les européens furieux.

4 autres articles :
https://www.numerama.com/politique/445300-positionnement-par-satellites-londres-renonce-en-partie-a-galileo-a-cause-du-brexit.html


https://www.telesatellite.com/actu/52525-grande-bretagne-brexit-egalement-pour-galileo.html

Finalement la possibilité soulevée à diverses occasions sur telesatellitecom s est bien confirmée
le premier ministre britannique a confirmé que le royaume-uni n’utilisera pas le système de positionnement global par satellite galileo pour la défense ou les infrastructures nationales critiques après le brexit
remerciant tous ceux qui ont manifesté leur intérêt pour le développement d’un système national theresa may a indiqué que le royaume-uni explorera précisément des options pour construire son propre système mondial de navigation par satellite capable de guider les drones militaires de gérer les réseaux d’énergie et de fournir des services essentiels aux téléphones intelligents civils l’agence spatiale britannique uksa dirige actuellement les travaux avec le soutien total du ministère de la défense pour fournir des signaux ouverts et cryptés ce qui lui donnera le même éventail d’applications commerciales et de sécurité que gps et galileo
à propos de gps la grande-bretagne va également travailler avec les états-unis pour continuer à accéder à son système de navigation

https://www.businessinsider.fr/royaume-uni-retrait-programme-militaire-galileo-2018

... Dans un communiqué publié en marge du sommet du G20, Theresa May a déclaré: 
"J'ai dit très clairement dès le début que le Royaume-Uni restait pleinement attaché à la sécurité collective de l'Europe après le Brexit. [...] Mais du fait de la décision de la Commission d'empêcher le Royaume-Uni d'être entièrement impliqué dans le développement de tous les aspects de Galileo, il est légitime que nous trouvions des alternatives".

La Première ministre britannique a ajouté: 
"Je ne peux pas laisser nos armées dépendre d'un système dont nous ne pouvons pas être sûrs. Cela ne serait pas dans notre intérêt national."

Et dans la foulée de cette annonce, le secrétaire d'Etat britannique chargé des sciences et de l'espace, Sam Gyimah, a démissionné du gouvernement et a lancé un avertissement concernant la teneur des négociations à venir entre son pays et l'UE: 
"Ce qui s'est passé avec Galileo est un avant-goût des négociations brutales que nous aurons à mener" après le Brexit.

Sam Gyimah a estimé que [pour les Européens], "ce sera désormais 'l'UE d'abord' et il serait incroyablement naïf de croire le contraire".

Avec son retrait de la partie militaire du programme du GPS européen, censé permettre à l'Europe d'être autonome à l'égard du GPS américain, le Royaume-Uni aura finalement dépensé 1,4 milliard d'euros pour rien depuis 2003 — sur un budget global de plus de 10 milliards d'euros pour le programme Galileo.
Sans oublier que le pays a effectué environ 15% du travail et que, selon un bon connaisseur du dossier interrogé par Le Monde, "après tout, les entreprises britanniques ont mis au point ce signal".

Londres a d'ailleurs fait savoir à Bruxelles qu'elle souhaitait récupérer cette somme, si l'accès au système de GPS européen lui était refusé suite au Brexit. 
Depuis le printemps dernier, la Commission européenne avait commencé à exclure le gouvernement britannique et les entreprises du pays des futurs travaux les plus sensibles concernant le système de GPS européen Galileo, opérationnel depuis décembre 2016, en prévision du Brexit.

Cette mise à l'écart avait été justifiée par l'UE pour des questions de sécurité, puisqu'une partie du système Galileo offre un service appelé "PRS" pour "Public Regulated Service", qui est une combinaison de fréquences cryptées et sécurisées servant aux opérations militaires. Ce service dit "sensible" nécessite des codes militaires, contrairement à d'autres libres d'accès comme les services publics de sauvetage pour géolocaliser les personnes en détresse.

Pour satisfaire ses besoins en matière de défense, le Royaume-Uni devrait créer un système de satellites alternatif indépendant, avec aux commandes l'agence spatiale britannique et le soutien du ministère de la Défense. Londres chercherait pour cela de l'aide en Australie ou en Nouvelle-Zélande. Fin août dernier, le gouvernement britannique avait promis d'investir 101 millions d'euros dans un système alternatif à Galileo.  ...

article https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/12/03/galileo-symbole-des-tensions-a-venir-entre-londres-et-bruxelles_5391937_3234.html
dont je n'accède qu'au début, extrait
"Après s’être initialement opposé au projet européen à la fin des années 1990, le Royaume-Uni en a été un acteur-clé. Il en a financé 12 %, et ses entreprises, qui ont reçu 15 % des commandes, ont été particulièrement actives dans le travail du signal encrypté, dit « PRS » (public regulated service). Celui-ci sera notamment utilisé pour les opérations militaires, notamment dans le guidage des missiles. Sa mise au point est un sujet hautement sensible."

Beochien
Whisky Charlie

Re: Galileo : système de positionnement EUROPEEN

Message par Beochien le Mer 5 Déc 2018 - 20:01

Il y a au moins un point d'achoppement avec L'UK sur "Galileo"
Les signaux cryptés (Militaires.) et leur usage , ce qui augure mal des futures coopérations !
Pour le reste 12-15 % du coût engagé (Et du travail engrangé) est UK, vs les autres EU.
Une bataille à venir, mais bon, s'ils payent leur quote part  ... ça pourrait être la question.
Une mauvaise guerre (De plus) qui vient de Bruxelles, les projets clairement engagés, il faut les finir ...

Question, pourquoi couper les com de Galileo aux GB, un projet bien avancé, ça porte surtout sur l'utilisation militaire, et le partage des codes, ils restent des alliés, dans le cadre du NATO, et développent encore des projets communs avec de nombreux pays EU, la France en particulier.

Alors un réseau GPS UK, privé pour les militaires UK ??
Galileo en est à 10-14 milliards.

Airbus râle car les principales victimes, sont des cies "Airbus" en UK ... et on peut les comprendre, rapatrier les activités Galiléo UK et part du personnel en EU ...  Embarassed

Et qui va payer pour quoi, entre EU, et UK et brevets, et engagements ... 
Les GB qui vont réclamer les 1,4 milliards investis, sacré bazar en perspective.

https://uk.reuters.com/article/uk-britain-eu-airbus/airbus-says-eu-should-keep-britain-in-galileo-space-project-despite-brexit-idUKKBN1H42LN

Laurent Simon
Whisky Quebec

Re: Galileo : système de positionnement EUROPEEN

Message par Laurent Simon le Jeu 13 Déc 2018 - 21:29

j'avais déjà signalé ici que les deux satellites Galileo mal placés sur leur orbite permettaient de faire des avancées scientifiques très intéressantes.

Mais on a été plus loin depuis, et les avancées s'avèrent vraiment décisives, y compris pour améliorer Galileo !

https://www.techno-science.net/actualite/quand-galileo-confirme-predictions-einstein-N17963.html

... Ce qui à l'époque avait été vécu comme un échec pour le système de positionnement européen, censé rivaliser avec le GPS américain, s'est avérée une véritable aubaine pour les physiciens de l'Observatoire de Paris qui ont imaginé rebondir sur cette conjoncture pour effectuer des tests sur le principe d'équivalence de la relativité d'Einstein.

Deux fois par jour en effet, chaque satellite monte et tombe de 9 000 km. Les satellites contiennent chacun une horloge atomique de type "maser à hydrogène passifs" (PHM), pourvue d'une stabilité inégalée parmi les horloges spatiales. Celles-ci sont comparées en permanence avec les meilleures horloges au sol, par une centaine de récepteurs terrestres.

Dès 2015, une étude préliminaire (1) menée par le SYRTE avait montré qu'il était possible d'exploiter, sur plus d'une année, les données de ces deux satellites excentriques afin d'améliorer le test du décalage gravitationnel, une expérience jamais réitérée depuis 1976 par Gravity Probe A (GP-A) (2), et primordiale pour tester les limites de la théorie de la gravitation d'Einstein.

Sous l'égide de l'Agence Spatiale Européenne, deux études parallèles et indépendantes ont été financées pour analyser les données des deux satellites excentriques, sous le nom de GREAT (Galileo gravitational Redshift Experiment with eccentric sATellites). L'une a été confiée au SYRTE à l'Observatoire de Paris et l'autre au ZARM, à l'Université de Brême.

Après trois ans de mesures et d'analyse de données, les résultats de l'étude des chercheurs du SYRTE et de leurs collaborateurs paraissent dans le journal scientifique Physical Review Letters (3). Ils confirment les prédictions de la relativité générale avec une incertitude relative de 2.5x10^-5, une amélioration d'un facteur 5,6 par rapport aux résultats de GP-A.
...
Cette campagne a permis de démêler en partie les effets systématiques provenant des erreurs d'orbite.

Le bureau de navigation de l'agence spatiale européenne, l'ESOC, a aussi apporté un soutien décisif: leurs experts ont généré des produits précis d'orbite et d'horloge en utilisant les meilleurs modèles de satellites disponibles, permettant une modélisation très précise des perturbations orbitales non gravitationnelles. Pour les autres erreurs systématiques affectant potentiellement les horloges embarquées, des limites supérieures prudentes ont été calculées grâce aux tests au sol des horloges et aux contrôles embarqués.

Cette expérience GREAT constitue une avancée décisive, avant la future expérience spatiale, ACES attendue pour se concrétiser à l'horizon 2020 notamment par l'envoi d'une fontaine atomique à césium - PHARAO - à bord de l'ISS, la station spatiale internationale.

PHARAO devrait permettre d'améliorer encore d'un ordre de grandeur le test du décalage gravitationnel (5).
Laurent Simon
Laurent Simon
Whisky Quebec

Re: Galileo : système de positionnement EUROPEEN

Message par Laurent Simon le Lun 7 Jan 2019 - 20:43

https://www.nationalgeographic.fr/espace/la-nouvelle-frequence-des-satellites-galileo-revolutionne-la-localisation-instantanee

Les nouveaux satellites vont, entre autres, engendrer la présence simultanée de quatre signaux satellitaires soit un de plus que le système GPS américain actuel. Cette fréquence supplémentaire permet d’améliorer de manière spectaculaire la localisation d’un point. Alors qu’aujourd’hui le système connaît une marge d’erreur relevant du mètre, ce nouveau procédé a la précision du centimètre.
La position d’un point est déterminée par l’émission de trois signaux satellitaires autrement appelé triangulation. Cette technique fonctionne grâce à la mesure du temps provenant d’horloges atomiques ultra-précises placées à bord de satellites présent dans une région donnée. Les satellites émettent des signaux qui renseigne leur heure d’émission. Sur Terre, un smartphone par exemple les réceptionne, il note ainsi leur heure d’arrivée et décode leur heure d’émission. Le calcul du temps de parcours du signal détermine la distance entre le satellite et la localisation du smartphone, et donc sa position.
Cependant il existe certaines sources d’erreurs de la triangulation. Celles-ci proviennent souvent d’un décalage d’horaires entre le téléphone et les satellites. C’est là que le quatrième satellite intervient, il sert alors à synchroniser l’heure des différents appareils à 10 milliardièmes de secondes près, réduisant les potentielles différences d’heures entre les appareils. À titre d’exemple, une erreur de 3 milliardièmes de seconde dans la mesure du temps correspond à une erreur d’un mètre dans la localisation.

...
Cette nouvelle précision centimétrique peut être à l’origine de nombreuses applications dans le cadre professionnel comme l’agriculture, la construction ou encore les transports. Son avènement auprès du grand public est en cours puisqu’actuellement des puces téléphoniques permettant l’utilisation de ce nouvel outil de géolocalisation sont en développement. Ainsi le CNES, l’agence spatiale française en partenariat avec la société Geoflex a déjà pu mettre au point l’application de positionnement précis pour smartphone PPP WizLite.

https://www.numerama.com/politique/440083-galileo-les-usa-autorisent-lutilisation-du-gps-europeen-sur-leur-territoire.html

Dans un communiqué paru le 15 novembre, le régulateur des télécommunications aux USA déclare approuver l’utilisation de Galileo. « Grâce aux mesures prises ce jour, les clients et l’industrie des États-Unis seront désormais autorisés à accéder à certains signaux satellites du système Galileo afin d’accroître le GPS américain », écrit la Commission fédérale des communications.

Elle ajoute que cette autorisation va permettre de « bénéficier d’une disponibilité, d’une fiabilité et d’une résilience accrues de ces services de position, de navigation et de synchronisation aux États-Unis ». Les signaux des satellites Galileo sont compatibles et interopérables avec les autres systèmes de navigation par satellite, donc essentiellement le GPS, qui est le plus répandu

Cette innovation devrait ouvrir la voie au mode de navigation appelé « positionnement précis en temps réel ». Une technologie qui se développe déjà comme en Chine où de futurs satellites seront dotés de 5 fréquences de signaux.

... Pour vous donner une idée, on a coutume de dire que si le GPS américain peut dire dans quelle rue vous vous trouvez, Galileo est en mesure de déterminer sur quel trottoir vous êtes.

... La carrière opérationnelle de Galileo a commencé en décembre 2016. Il y avait, en date du mois de juin 2018, 200 millions d’utilisateurs de Galileo dans le monde, selon Jean-Yves Le Gall, le président du Centre national d’études spatiales et du Conseil de l’Agence spatiale européenne. Au mois d’octobre, ce nombre est passé à 500 millions, d’après un message laissé par Jean-Yves Le Gall sur Twitter

... De plus en plus d’équipements sont compatibles avec Galileo. Rien que dans le domaine des smartphones, on compte des dizaines d’appareils pouvant traiter les signaux du GPS européen.
Citons par exemple l’Apple iPhone X, toutes les déclinaisons du Zenfone 4 d’Asus, le Google Pixel 2, le Nokia 8, le OnePlus 6, le Samsung Galaxy S9 ou encore le Sony Xperia XZ2.
Sachez d’ailleurs qu’il existe un site dédié, appelé UseGalileo, qui permet de savoir si un téléphone mobile (ou n’importe quel autre appareil utilisant de la géolocalisation) est compatible avec Galileo.
Poncho (Admin)
Poncho (Admin)
Whisky Charlie

Re: Galileo : système de positionnement EUROPEEN

Message par Poncho (Admin) le Mar 8 Jan 2019 - 6:10

Merci
Surtout pour le site .


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Re: Galileo : système de positionnement EUROPEEN

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