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les futurs patrons de l'aéronautique française

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Skylander

les futurs patrons de l'aéronautique française

Message par Skylander le Ven 19 Mar 2010 - 13:41

Un article intéressant sur l'excellent site d' Aéromorning

Si loin, si proche. La date est pourtant bien ancrée dans les esprits des grands patrons de l'aéronautique. C'est l'année où le président
d'EADS, Louis Gallois, va raccrocher les crampons. C'est aussi le top départ, au sein du groupe, du jeu de chaises musicales qui verra le PDG d'Airbus, Tom Enders, se glisser dans le fauteuil de Louis Gallois et lenuméro deux de l'avionneur, Fabrice Brégier, prendre le manche d'Airbus.
Ce changement de gouvernance d'EADS va également marquer le début d'un profond renouvellement des dirigeants dans l'industrie de l'aéronautiqueet de défense en France... Il va s'accompagner par l'arrivée au pouvoirdes « quadras » tels que Fabrice Brégier, Marwan Lahoud, le numéro deuxd'EADS ou encore Alexandre de Juniac, actuel directeur de cabinet du ministre de l'Economie. Ce sont a priori les futurs grands patrons de cette industrie de souveraineté nationale. D'autres, juste derrière, se tiennent prêts à prendre le relais en cas de défaillance de ces leaders ou d'un changement de cap.
Seule certitude aujourd'hui, Fabrice Brégier est sur orbite. À moins d'un échec sur l'industrialisation de l'A380 ou le développement de l'A350 et de l'A400M. Compétiteur dans l'âme (business, sport, jeux), ilest né pour être numéro un. « Il a la désagréable impression de vous faire comprendre très vite que c'est lui le chef », dit de lui un cadre supérieur d'EADS, impressionné par ses qualités de manager. Brillant, ledirecteur général délégué est aussi un homme pressé. Trop parfois. « Il peut être très cassant avec ses troupes qui n'avancent pas assez vite à son goût », assurent plusieurs cadres en interne. Mais sa garde rapprochée, composée notamment de trois personnes clés, le protège de ces quelques défauts. Charismatique, Fabrice Brégier garde la faculté de savoir bien s'entourer et d'attirer dans ses filets les ingénieurs qui comptent. Cela a été notamment le cas avec Didier Evrard, qu'il a connu chez le missilier MBDA et à qui il a confié l'un des programmes les plus importants pour l'avenir d'Airbus, l'A350.
Pour sa part, Marwan Lahoud, retenu par la manche par Louis Gallois en 2007, est tout aussi brillant que Fabrice Brégier avec qui il s'entend plutôt bien. Même s'ils restent concurrents pour « le job d'après ». Mais, pour l'heure, le jeu de chaises musicales chez EADS n'est pas favorable à cet aficionado de rugby, protégé par une garde rapprochée farouche. « Très accessible, il est agréable de travailler avec lui... à condition de remplir ses objectifs », indique un cadre dirigeant d'EADS, séduit aussi par sa capacité d'analyse. PDG de MBDA, il a su par ailleurs mener le missilier au premier rang de son secteur. Après avoir tâté le terrain pour remplacer Denis Ranque chez Thales, mais très vite barré par le PDG de Dassault Aviation Charles Edelstenne, il a aujourd'hui des rêves d'ailleurs. Vers Areva où Anne Lauvergeon est donnée partante ? Pourquoi pas. Car ses réseaux vont jusqu'à l'Elysée où il a ses entrées. En tout cas, il semble prêt à quitter le secteur... à regret.
Promis à la succession de Denis Ranque, Alexandre de Juniac s'est lui aussi heurté à l'intransigeance de la maison Dassault qui n'en voulait
pas. Après avoir remis au carré une des divisions de Thales, avant d'être propulsé patron du service international de l'électronicien, il
est aujourd'hui à Bercy au service de Christine Lagarde. Il est prêt à replonger dans le monde de l'entreprise. « Il a toutes les qualités pour
devenir un bon président », estime-t-on chez Thales. Pas sûr pour autant qu'il revienne dans l'aéronautique et la défense qu'il suit, dit-il, désormais de loin depuis qu'il est à Bercy pour éviter tout conflit d'intérêts.
Derrière ce trio, qui avait d'ailleurs créé au début des années 2000 un petit club informel de « quadras » dont l'un des thèmes ? tout un programme déjà ? était « comment se débarrasser de son chef », Pascale Sourisse, qui en fait aussi partie, a une longueur d'avance. « C'est une femme, ce qui est une force actuellement. À compétences égales, elle aura l'avantage », résume un haut cadre chez Thales. Elle n'ira probablement pas chez Areva mais son nom, jusqu'ici inconnu, est désormais dans tous les esprits. « Elle est chassée en permanence », assure-t-on à « La Tribune ». Son départ de chez Thales semble probable. Il faut compter aussi avec le PDG de MBDA, Antoine Bouvier, suivi et poussé par Louis Gallois, qui s'est forgé l'image d'un bon industriel (ATR, Eurocopter, Astrium, MBDA). Pour passer un nouveau cap et casser son image de premier de la classe, il va devoir se créer des réseaux pour peser dans les cercles parisiens. Élevé à la dure chez les Lagardèrerave;re Boys, Olivier Andriès a, quant à lui, trouvé un point de chute chez Safran, où il va pouvoir exprimer tout son potentiel. « Mais avant, il va devoir faire ses preuves sur le plan opérationnel en tant que patron de la branche défense et sécurité du groupe », note un ancien de Matra. Jean-Yves Le Gall, qui a remis sur les rails Arianespace, fait partie des valeurs sûres de cette industrie. Enfin, Laurent Giovachini (AlixPartners), ancien numéro deux de la Délégation générale pour l'armement, est lui aussi dans les starting-blocks pour rebondir dans l'industrie aéronautique tandis que Charles Champion (Airbus), qui avait payé les pôts cassés pour l'échec de l'A380, est à nouveau très en cours.
Enfin, il y a des « jeunes pousses » prometteuses qui peuvent aussi se frayer un chemin près du pouvoir après 2012. C'est le cas de Pierre-Eric Pommellet, l'homme qui monte chez Thales, et de Patrice Caine, qui a récemment rejoint en tant qu'adjoint la division de Pascale Sourisse pour prendre la tête d'une grosse activité de plus de 1 milliard d'euros (produits de communciation). Chez EADS, Marc Fontaine, secrétaire général d'Airbus qui a travaillé pour Tom Enders, Marwan Lahoud et actuellement pour Fabrice Brégier, ainsi que Eric Béranger (Astrium), PDG d'Astrium Services, peuvent prétendre jouer un rôle dans le futur, au sein du groupe. À suivre enfin Thierry Duvette (AlixPartners), passé par la dure école de Dassault Aviation et qui est actuellement l'un des consultants les plus demandés dans l'industrie aéronautique.
Source: Presse

http://www.aeromorning.com/news.php?id_newss=38666&numnews=25

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