ACTUALITE Aéronautique

ACTUALITE Aéronautique : Suivi et commentaire de l\'actualité aéronautique


Airbus A 310 Yemenia Airways

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jullienaline
Whisky Charlie

Airbus A 310 Yemenia Airways

Message par jullienaline le Mar 30 Juin 2009 - 7:55

Bonjour à tous,

Malheureusement, la journée commence très mal :

Un Airbus s'abîme en mer aux Comores avec 158 personnes

MORONI/PARIS (Reuters) - Un Airbus A 310 de Yemenia Airways parti de Sanaa au Yémen avec 158 passagers à bord, dont 11 membres d'équipage et des Français s'est abimé en mer mardi aux Comores, annonce la compagnie aérienne yéménite.

La catastrophe s'est produite à 22h51, heure de Paris, alors que l'appareil s'apprêtait à atterrir à Moroni, la capitale. L'appareil est tombé "à moins de huit miles nautiques" des côtes, soit environ une douzaine de kilomètres, a dit la préfecture française de la Réunion.

Soixante-sept des passagers, dont la nationalité est encore inconnue, avaient à l'origine embarqué à Roissy-Charles-de-Gaulle, à Paris, à bord d'un autre appareil de la même compagnie, qui a gagné Sanaa. Ils ont pris ensuite le vol de correspondance qui s'est écrasé.

Prié de dire s'il avait des informations sur d'éventuels survivants, un responsable de la compagnie yéménite a répondu: "Pas encore".

La France a dépêché des moyens nautiques et aériens depuis la Réunion et l'île voisine de Mayotte, qui fait partie de l'archipel des Comores, a dit la préfecture.

Une commission d'enquête de l'aviation civile yéménite va se rendre sur place, a déclaré Mohammad al-Sumairi, directeur général adjoint de l'autorité de tutelle des transports aériens.

Une cellule de crise a été mise en place à l'aéroport de Roissy, mais elle ne réunit que les représentants des autorités du transport aérien et n'est pas destinée au public.

La catastrophe survient moins d'un mois après le désastre du vol Air France 447 Rio-Paris, qui s'est abîmé dans l'Atlantique avec 228 passagers et membres d'équipage le 1er juin. Les causes de la chute de l'appareil, un A 330, ne sont pas connues à ce jour.

A la demande des syndicats de pilotes français, Air France a changé sur toute sa flotte depuis cet accident des sondes mesurant la vitesse de l'appareil, les "pitots", dont le caractère défectueux était avéré avant l'accident.

Des personnes habitant en France ou des Français se trouvent à bord, puisqu'à l'origine, un autre appareil A 330 de Yemenia Airways est parti de l'aéroport de Roissy lundi à 10h00 (08h00 GMT) avec 147 passagers et 11 membres d'équipage.

Il a ensuite fait une escale pour l'équipage à Marseille avant de redécoller vers Sanaa, où a été effectué un changement d'appareil pour un A 310, a expliqué une porte-parole d'Aéroports de Paris.

68 PASSAGERS EMBARQUÉS À ROISSY À BORD

La plupart des passagers initiaux ont alors débarqué et seuls 67 des personnes embarquées à Roissy ont pris place à bord de ce nouvel appareil, a-t-elle précisé. On ignorait dans l'immédiat leur nationalité.

Les autorités françaises ont simplement été informées qu'il y a avait du mauvais temps et des turbulences au moment de l'approche sur Moroni, mais rien d'inhabituel, a-t-elle précisé.

De nombreux Comoriens résident en France, les Comores étant une ancienne colonie française devenue indépendante en 1975. Mayotte est restée partie du territoire français.

"L'avion s'est écrasé et nous ne savons pas encore où. Nous ne savons pas s'il y a des survivants", a déclaré à Reuters le vice-président comorien Idi Nadhoim, qui se trouvait à l'aéroport de Moroni.

Il a ajouté que l'accident s'était produit aux premières heures de la journée de mardi mais n'a pu fournir aucun autre détail, notamment sur le lieu du sinistre.

Selon Ibrahim Kassim, responsable de l'organisme régional de sécurité aérienne ASECNA, l'appareil s'est probablement écrasé à environ cinq ou 10 km de la côte. Des navires civils et militaires ont été mobilisés pour entamer les recherches.

"Nous pensons que l'accident s'est produit au moment de son approche. La météo n'est pas vraiment favorable. La mer est très forte", a-t-il ajouté.

Le ministre comorien de la Défense Hamid Bourhane a déclaré à Reuters que l'armée avait envoyé des vedettes rapides dans une zone située entre le village de Ntsaoueni et l'aéroport de Moroni. "Pour l'instant, nous ignorons s'il y a des survivants", a-t-il ajouté.

Selon un responsable des Nations unies présent à l'aéroport, la tour de contrôle a été informée de l'atterrissage prochain de l'appareil, puis a perdu tout contact avec lui.

Avec Thierry Lévêque à Paris, version française Pascal Liétout

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE55T00L20090630

Amicalement

Jullienaline

alain57
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Re: Airbus A 310 Yemenia Airways

Message par alain57 le Mar 30 Juin 2009 - 12:14


pascal83
Whisky Quebec

Re: Airbus A 310 Yemenia Airways

Message par pascal83 le Mar 30 Juin 2009 - 17:16

D'apres LCI et les gens interrogé à COMORRE c'etait un avion poubelle "ils disaient un cercueil volant"....
A quoi sert la liste noir

jullienaline
Whisky Charlie

Re: Airbus A 310 Yemenia Airways

Message par jullienaline le Sam 12 Sep 2009 - 16:06

Bonjour à tous,

Les données des enregistreurs de vol ont été récupérées et vont être exploitées, d'après la comission d'enquête comorienne.
Pour rappel, ces enregistreurs ont été récupérés au fond de l'eau fin et août et confiées au BEA.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g_lUNwObuNPI0BvMyHaBZva7aS7w

Amicalement


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Re: Airbus A 310 Yemenia Airways

Message par jullienaline le Lun 14 Sep 2009 - 22:51

Bonsoir à tous,

Une nouvelle que j'ai hésité à placer, mais je crois qu'elle va aider certaines familles de victimes à faire leurs deuils.

Accident de l'A310 de Yemenia: 59 restes humains récupérés

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iiyUTruqINM5YgAxOntEypkeHkyw

Avec mes sincères condoléances.


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Re: Airbus A 310 Yemenia Airways

Message par jullienaline le Dim 27 Sep 2009 - 10:10

Bonjour à tous,

Il semblerait qu'une erreur de pilotage soit à l'origine de l'accident.

Crash aux Comores : le pilote mis en cause

Une erreur de pilotage serait à l'origine du crash de la Yemenia, qui a fait 152 morts le 30 juin au large des Comores, selon une association de familles de victimes.

Les éléments recueillis dans les boîtes noires indiquent que le commandant de bord de l'Airbus A310 n'a pas respecté les consignes d'atterrissage qu'il avait reçues en fonction de la météo", a déclaré samedi 26 septembre le président d'une association des familles des victimes du crash du Yemenia, Ahmed Mohamed. Selon les éléments communiqués jeudi à l'association, il y avait un vent de quarante nœuds sur la zone et le pilote s'est vu conseiller d'atterrir selon une trajectoire qu'il n'a pas respectée.

L'hypothèse d'une défaillance technique

"Il se serait posé trop vite", a indiqué un avocat spécialiste descrashs aériens que l'association va engager pour obtenir réparation. Cette hypothèse d'une erreur de pilotage ne satisfait pas totalement l'association. "Y a-t-il eu aussi un problème mécanique, électronique? On espère avoir suffisamment de réponses dans les semaines qui viennent", a ajouté son président. Selon une source proche du dossier, l'hypothèse d'une défaillance d'un signal de réception dans l'avion, servant à le positionner par rapport à la piste lors de l'atterrissage, est également envisagée.

Le soutien de la France

Les boîtes noires de l'appareil ont été retrouvées fin août. Les autorités comoriennes sont officiellement en charge de l'enquête sur l'accident, mais ont demandé l'assistance du Bureau d'enquêtes et d'analyses en France. Le président de l'association a souhaité que le rapport d'enquête définitif soit remis "dans les meilleurs délais" par les autorités comoriennes. "On doit les faire bouger pour qu'ils nous parlent", a déclaré Ahmed Mohamed. Un second rapport doit être remis dans le cadre de l'enquête judiciaire ouverte par le parquet de Bobigny.

Retard des indemnisations

L'association a précisé également que Yemenia Airways avait proposé aux familles de verser une avance sur indemnisation à hauteur de 20.000 euros par victime, mais que rien n'avait encore été versé, les assureurs de la compagnie laissant traîner l'affaire. Le conseil régional Provence-Alpes-Côte-D'azur a mis à disposition une aide globale de 67.000 euros. A Paris, huit familles de victimes ont assigné Yemenia pour obtenir une avance sur dommages et intérêts, l'audience étant prévue le 7 octobre devant le juge des référés. Sur les 152 personnes décédées dans le crash, 61 avaient embarqué à Marseille. Leurs familles sont représentées au sein de deux associations.

(Nouvelobs.com avec AFP)
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/afrique/20090926.OBS2620/crash_aux_comores__le_pilote_mis_en_cause.html

Amicalement


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Re: Airbus A 310 Yemenia Airways

Message par jullienaline le Mar 27 Oct 2009 - 21:54

Bonsoir à tous,

Je laisse telle quelle l'info tellement elle me parait incongrue. Je ne sais quoi en penser.

Le Yémen accuse la France d’avoir abattu son Airbus

Selon une agence de presse du Yémen, le crash de l’Airbus A 310, le 30 juin aux Comores, n’est pas dû à une erreur de pilotage. Mais au tir d’un missile effectué par la marine française en exercice.

Les 152 passagers et membres d’équipage de l’Airbus de la Yemenia Airlines ne sont pas morts dans une catastrophe aérienne classique mais à la suite d’une bavure de la marine militaire française. Vendredi, une agence de presse du Yémen a relancé cette thèse du missile tiré par erreur depuis un bâtiment français en exercice dans l’océan Indien. Selon l’agence Saba, cette explication est reprise par les autorités du pays qui « devrait exiger de Paris l’indemnisation des familles des victimes ainsi que la compagnie yéménite pour les pertes subies, notamment après sa suspension en France ». Et d’ajouter : « L’hypothèse du missile semble plausible, d’autant plus que les autorités comoriennes affirment que la marine française effectuait des manœuvres militaires dans la zone de l’accident à cette époque. Ce que l’ambassadeur français aux Comores aurait reconnu ». Pour l’agence Saba, le crash ne relèverait pas de l’erreur de pilotage ou du mauvais état de l’appareil. « Plusieurs officiels français ont suggéré que l’avion n’était pas sûr, mais aucune explication officielle n’a été donnée ». Ce n’est pas la première fois que la thèse du missile français est avancée dans le monde arabe pour expliquer l’origine de la catastrophe. Début juillet, le quotidien Al-Sharq Al-Awsat, installé à Londres, l’évoquait pour la première fois en citant comme source d’information un fonctionnaire de l’île des Comores. Ces nouvelles affirmations pourraient conduire dans les jours qui viennent les représentants des familles de victimes à effectuer des demandes d’actes à la juge d’instruction parisienne en charge de l’enquête pénale qui s’est récemment rendue aux Comores et qui a désigné quatre experts. Cette hypothèse est-elle vraiment crédible ? Interrogé, un des avocats des parties civiles dit ne pas la reprendre à son compte mais rappelle que le principe des enquêteurs est « de n’exclure aucune hypothèse afin de ne pas fermer le champ des investigations ».

PAS D’EXPLOSION, SELON UN RAPPORT

Par ailleurs, l’hypothèse du tir de missile est contredite par les premières analyses disponibles des boîtes noires de l’appareil repêchées par un sous-marin au large des Comores. Selon les révélations de la Provence (édition de vendredi), les experts de l’Institut de recherches criminelles de la gendarmerie nationale ont en partie décrypté l’une des deux boîtes noires, « celle du CVR, l’enregistreur des conversations et bruits dans le cockpit ». Selon un premier rapport « les alarmes sonores sont pour la plupart identifiées » et qu’« aucun bruit d’explosion n’a été décelé ». “Les alarmes retentissent, lorsque l’avion descend trop vite ou qu’il est trop incliné par rapport à une descente normale, écrit La Provence qui a interrogé un pilote. Ce qui a été le cas pour ce crash. L’absence de bruit d’explosion semble conforter la thèse d’un démantèlement de l’avion lors du choc avec l’eau ». Reste que, pour les experts, il est indispensable pour en savoir plus d’attendre l’analyse de l’autre boîte noire sur les données de vol (Data Flight Recorder) et l’audition de Bahiya, 14 ans, la seule survivante du crash

J.T.

- 25 corps transférés de Tanzanie aux Comores

Les 25 corps de victimes du crash de l’A310 de Yemenia qui se trouvaient en Tanzanie où ils ont été retrouvés quelques semaines plus tard ont été rapatriés aux Comores, indique La lettre de Malango dans son édition de samedi. « Ce rapatriement a eu lieu alors que deux de ces corps ne sont toujours pas identifiés, précise le journal électronique. Les autorités tanzaniennes, respectant leur législation, avaient jusqu’ici retenu ces dépouilles en attendant leur identification. Il a donc, fallu une médiation diplomatique du président comorien pour permettre ce rapatriement ». Ces 25 corps de victimes viennent s’ajouter aux 59 corps déjà repêchés au mois d’août dernier dans la zone du crash. Les funérailles sont prévues le 30 octobre.

Premières indemnisations pour les familles des victimes

Selon le quotidien marseillais la Provence, des proches de plusieurs victimes du crash de l’Airbus de Yemenia Airlines doivent toucher cette semaine les premières indemnisations. Ce montant, qui devait rester confidentiel, a été fixé à 10 000 euros par ayant droit, c’est-à-dire par membre de famille victime. « Il s’agit là d’une provision à valoir sur l’indemnisation définitive du préjudice qui ne devrait pas excéder les 25 000 euros par proche », écrit La Provence. « Deux familles viennent en effet de recevoir les quittances, correspondant aux sommes qui leur seront versées. Jusque-là, les proches des 152 personnes décédées dans le crash ont refusé de négocier. Ils l’avaient martelé à leurs avocats. C’eût été une insulte pour la mémoire de leur proche. » Selon le journal, la Yemenia a fait savoir que cette première indemnisation de 10 000 euros ne valait pas, pour autant, reconnaissance de culpabilité.
http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=225665&page=article

Amicalement


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Re: Airbus A 310 Yemenia Airways

Message par jullienaline le Jeu 30 Juin 2011 - 22:33

Bonsoir à tous,

Concernant cet accident, l'enquète semble au point mort. C'est ce que pense les familles des victimes.
En tout cas, il est vrai que cela fait longtemps qu'il n'y a pas eu de nouvelle fraiche.
Se rappeler que les boîtes noires ont été récupérées très rapidement et ont été analysées par notre BEA.
Et ce qui se passe au Yemen ne va pas faciliter les choses...

Yemenia : les familles de victimes dénoncent "l'enlisement" de l'enquête

PARIS — Deux ans après le crash de l'A310 de la Yemenia, qui s'était abîmé en mer le 30 juin 2009 au large des Comores, les familles de victimes dénoncent "l'enlisement" de l'enquête, regrettant qu'elle n'avance pas aussi vite que pour l'accident du vol Rio-Paris, survenu un mois auparavant.
"Cela fait maintenant deux ans que le crash a eu lieu, et les familles ne connaissent toujours pas les causes de l'accident", a déploré mercredi Me Saïd Larifou, avocat d'une vingtaine de familles de victimes, lors d'une conférence de presse.
"Yemenia refuse de coopérer à l'enquête. Elle n'a toujours pas communiqué les documents techniques et administratifs qui lui sont réclamés", a-t-il ajouté, dénonçant des "entraves" à la procédure judiciaire et un "enlisement" du dossier.
Contactée par l'AFP, la compagnie Yemenia n'était pas immédiatement joignable mercredi midi.
Dans une lettre adressée en fin de semaine dernière au président Nicolas Sarkozy, Me Larifou a appelé le chef de l'Etat à "intervenir pour mettre fin à l'impunité et à la tolérance dont bénéficie Yemenia", l'invitant à "faire ce qui est en (son) pouvoir" pour aider les familles "à connaître la vérité".
"Cette situation met au désespoir les familles qui, en comparaison des efforts et des moyens colossaux déployés dans d'autres accidents d'avion, ont le sentiment d'être abandonnées à leur triste sort", écrit l'avocat dans ce courrier.
Nicolas Sarkozy avait reçu en juillet 2010 des représentants des familles des victimes, à l'occasion du premier anniversaire de l'accident. Il avait alors réaffirmé la "détermination des autorités françaises à tout faire pour que la lumière soit faite sur les circonstances de cette tragédie".
L'Airbus de Yemenia s'était abîmé en mer au large de Moroni (Comores) le 30 juin 2009. Sur les 153 occupants, seule une adolescente de 14 ans avait survécu. Partis de Paris ou de Marseille (sud-est) à bord d'un Airbus A330 récent, les passagers avaient changé d'appareil à Sanaa, au Yémen, pour embarquer dans un Airbus A310 vieux de 19 ans.
Cet accident était survenu près d'un mois après le crash du vol d'Air France Rio-Paris, tombé dans l'océan Atlantique le 1er juin 2009 avec 228 personnes à son bord.
"Si on compare l'enquête sur l'accident du vol d'Air France Rio-Paris et celle du crash de la Yemenia, les avancées ne sont pas les mêmes", a déploré mercredi Me Didier Jaubert, qui conseille avec Me Larifou une vingtaine de familles de victimes.
Une information judiciaire a été ouverte en juillet 2009 au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour déterminer les causes de l'accident de la Yemenia. Face à l'absence d'avancées, les proches des victimes ont porté plainte en avril 2011 pour "obstacle à la manifestation de la vérité" et "mise en danger de la vie d'autrui".
"Ce qui choque particulièrement les familles, c'est de voir que la Yemenia continue d'utiliser des avions-poubelles, non pas en Europe, mais pour les vols qu'elle effectue lors des transits à Sanaa", au Yemen, a expliqué Me Jaubert, évoquant "plusieurs accidents récents".
Selon l'avocat, les passagers d'un vol Paris-Moroni en transit à Sanaa ont ainsi refusé, la semaine dernière, de s'envoler pour les Comores à bord d'un Airbus A310 qui avait échoué à deux reprises sa tentative de décollage.
Sous la pression des passagers et du personnel de vol, la compagnie Yemenia a finalement accepté d'utiliser un Airbus A330, utilisé lors du vol en provenance de Paris, pour terminer le trajet, assure l'avocat.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ijZguCKLIGOv3QU3u6x3_AsfgD5g?docId=CNG.1e987c27503a4f8be4fa70840f2b2569.711


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Re: Airbus A 310 Yemenia Airways

Message par jullienaline le Dim 24 Juil 2011 - 23:10

Bonsoir à tous,

Pas de commentaire...

Crash de l'Airbus de Yemenia: pourquoi la vérité tarde à éclater

PARIS — Deux ans après le crash d'un Airbus de Yemenia au large de Moroni, il est possible d'expliquer les causes de l'accident, affirment les enquêteurs français. Mais les autorités comoriennes tardent à les rendre publiques sous la pression du Yémen, selon des sources concordantes.

Ces conclusions sont pourtant cruciales: d'une part pour améliorer la sécurité aérienne mais aussi afin d'indemniser les familles de victimes.

Sur les 153 personnes à bord, seule une adolescente de 14 ans a survécu. Partis de France, les passagers avaient changé d'appareil à Sanaa, au Yémen, pour embarquer dans un A310, vieux de 19 ans.

Les boîtes noires de l'appareil "ont été retrouvées dans les semaines suivant l'accident et le travail d'enquête devrait maintenant être abouti (...). Or il n'en est rien", a expliqué à l'AFP Jean-Paul Troadec, directeur du Bureau français d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA).

Depuis plusieurs semaines, des voix s'élèvent en France dénonçant l'enlisement de l'enquête, menée par Moroni, l'accident s'étant produit dans les eaux comoriennes.

Le ministère des Transports a déploré le manque de coopération des enquêteurs comoriens et dénoncé de "graves entorses" aux règles de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).

Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, décrit quant à lui "une situation tout à fait anormale et choquante", dans une lettre adressée au président du groupe d?amitié France-Comores à l?Assemblée, le député socialiste Daniel Goldberg, dont l'AFP a obtenu copie.

Le BEA sait mais ne peut rien dire

L'enquête piétine. Pourtant, les Français ont transmis aux Comoriens des éléments qui "permettent de pouvoir comprendre l'événement", selon M. Troadec.

Moroni a bien publié un rapport d'étape en juin mais ce document se borne à rapporter des faits déjà connus, insiste-t-il.

Le problème est que seuls les Comoriens sont habilités à communiquer sur l'enquête. Et "le BEA ne veut pas rendre publics les éléments dont il dispose, sinon plus aucun pays n'acceptera qu'il participe aux enquêtes", souligne un expert du secteur.

Le BEA collabore à toutes les enquêtes impliquant un appareil de l'avionneur européen Airbus et des passagers français.

La France a dépensé trois millions d'euros, notamment pour mener les recherches permettant de retrouver les boîtes noires. C'est ensuite le BEA qui a été chargé d'analyser leur contenu.

Un appareil contient deux boîtes noires: l'un enregistrant les paramètres de vol (vitesse, altitude, trajectoire, etc.), l'autre contenant conversations et autres sons dans le poste de pilotage.

Le BEA a pu lire l'enregistreur de paramètres dans son intégralité mais l'enregistreur sonore en partie seulement. Néanmoins, les éléments récoltés suffisaient à comprendre le drame, selon son directeur.

"Mais il y a eu des demandes du côté yéménite de relecture de ces enregistreurs dans un laboratoire autre que celui du BEA", ajoute M. Troadec, le Yémen s'appuyant sur le fait que deux mémoires de l'enregistreur sonore n'avaient pas pu être exploitées.

Ces mémoires ont alors été transmises à un laboratoire américain mais ce dernier n'a pu lire qu'une des deux mémoires. Or le Yémen exige que soit extraite la dernière mémoire avant de tirer les conclusions de l'enquête.

"Mais à ce jour il n'a pas été possible de trouver un laboratoire pour le faire", indique la présidence des Comores dans une lettre adressée à Daniel Goldberg et que l'AFP s'est procurée.

Le député avait écrit en mai au nouveau président de l'Union des Comores, Ikililou Dhoinine, pour tenter de faire avancer les choses.

"Erreur de pilotage" en toile de fond

"Pour le moins, le Yémen ne fait pas preuve d'une entière bonne volonté afin qu'on obtienne le résultat de l'enquête", remarque M. Goldberg.

"Et je ne souhaiterais pas apprendre a posteriori que, si cette mauvaise volonté était avérée, ce serait pour protéger les intérêts commerciaux de Yemenia", ajoute-t-il.

Mercredi, la France, par l'intermédiaire du porte-parole du Quai d'Orsay, a appelé "les autorités comoriennes, ainsi que le Yémen (...) à faire preuve de bonne volonté".

Un rapport partiel d'experts judiciaires, remis en début d'année, avait relevé "des erreurs manifestes de pilotage".

"Ce serait une erreur de pilotage", a confirmé à l'AFP une source proche du dossier.

Et si le Yémen réussit à freiner les enquêteurs comoriens, c'est probablement grâce à des liens privilégiés, sur le plan économique notamment.

La compagnie française Air Austral souhaitait par exemple ouvrir une liaison directe Paris-Moroni. Mais les Comores proposaient un prix du carburant "trop cher", raconte M. Goldberg. Et quand le député leur a demandé combien Yemenia payait son kérosène: pas de réponse...

Interrogé par l'AFP, le directeur de Yemenia en France, Faisal Emran n'a pas souhaité répondre aux questions concernant l'enquête, ajoutant "que les avocats et les compagnies d'assurance avaient commencé à indemniser les familles". "De manière très faible", a tempéré le député.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iza_vbFpaW6dBNtl7p3adSke2JVA?docId=CNG.b3c67302cc5e1aa5013483fc79d2312a.541

Amicalement


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JujuY

Re: Airbus A 310 Yemenia Airways

Message par JujuY le Lun 1 Juil 2013 - 17:39

Le BEA vient de publier le Rapport final (incluant les annexes 1 à 7), 25 juin 2013

D'après ce que je comprends, à la fois la tour de contrôle (qui a donné des informations mal comprises sur le balisage des pistes) et l'équipage (qui s'est trompé de bouton de commande) sont en cause dans ce crash


Dernière édition par JujuY le Lun 1 Juil 2013 - 18:21, édité 2 fois (Raison : Lien corrigé (bis))

Poncho (Admin)
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Re: Airbus A 310 Yemenia Airways

Message par Poncho (Admin) le Lun 1 Juil 2013 - 17:54



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c.foussa
Whisky Quebec

Re: Airbus A 310 Yemenia Airways

Message par c.foussa le Mer 6 Jan 2016 - 2:19

L'avion arrive du nord de nuit, le vent du sud est fort et il n'y a pas de moyen de percée pour la piste 20, de plus, des obstacles au nord. La méthode est d'arriver verticale du VOR, de s'en éloigner vers le sud pendant 3 minutes environ, de revenir vers l'aéroport en suivant l'ILS 02 de la piste inverse, mais avant d'y arriver, en passant l'ADF HA, se mettre en palier à l'altitude  de décision (1230 ft ) et à 45° de l'axe de piste pendant 45"/50" environ, puis de se mettre "vent arrière" parallèle à la piste pendant une bonne minute en balisant l'éloignement comme sur la fiche: On descendra environ pendant le virage retour. Ca s'appelle circling ou manoeuvre à vue imposée.





Quels sont les risques d’une approche de nuit en manœuvre à vue imposée (MVI) avec 20 à 30 kts de vent arrière lors de ce genre d'approche ?

- illusions visuelles dans un environnement nocturne et sans lumière au sol avec risque de perte de contrôle si défaut de surveillance instrumentale.

- mauvaise anticipation du cap de divergence au risque de se retrouver à "l'intérieur" du circuit idéal.

- temps d’éloignement mal maitrisé dans la trajectoire « vent arrière », conduisant à une phase finale incorrecte en plan vertical (le temps d'éloignement doit être maitrisé, un 767 coréen s'est ainsi tapé une colline à cause d'un éloignement trop long)

Remèdes :

- utilisation optimale des automatismes: pilote automatique et auto manette pour diminuer la charge de travail et donner de la disponibilité.

- bonne utilisation de ces automatismes et dans des modes simples et facilement identifiables.

- très bonne surveillance instrumentale de la part de l'autre pilote.


En l’occurrence, pour faire cette approche il suffisait de 3 sélections de mode et affichages au lieu de la dizaine qu’ils ont effectuées, sélections inappropriées mode sélection de vario et sans sélection de butée d'altitude, sans doute en totale confusion et non perception de leur descente vers la mer en vent arrière. 2 alarmes GPWS non respectées. Certes l'info sur le balisage (feux à éclats de l'approche) qui ne marchaient pas n'a pas été bien expliquée et comprise mais elle a peu rien à voir avec la conduite inappropriée de cette approche.


Il existe une vidéo de reconstitution dont voici le timing et actions sur l'avion:



Minutage par rapport au compteur vert qui est au départ de la vidéo est à - 15'  par rapport à l'instant du crash. Entre la 1 ère verticale (-13') et juste avant l'ouverture du cap de 45° (-4'30) la séquence vidéo ne présente rien de particulier, la shunter.

Phase initiale entre la 1ère verticale à 8000 ft (-13’) , descente vers 3000 ft affichés à la sélection d’altitude, mode level change sélecté , réduction moteurs et descente vers 3000ft . Guidage latéral en NAV , normal, l’ ILS a été inséré dans le FMS : NAV = guidage FMS .

Phase retour vers le VOR (-8’15 à -4’12) mauvaises sélections de mode et surtout 4 changements de mode inappropriés pour finir un peu avant le cap d’ouverture corrigé du vent (313° pour route 331°) avec un vario sélecté à 1200ft/mn en descente (-4’19 )

Cap d’ouverture à 45° pris tardivement compte tenu du vent arrière 180°/38 kts, train sur sorti (-4'40), l'avion se retrouve à l'intérieur du circuit normal;.

(-3'37) l’avion se met en palier à 1000 ft avec maintien d’altitude sélectée à 1000 ft . OK.

Sélection d’altitude à 3000ft (3’29) Puis sélection d’un vario à 500 ft/mn (-3'27) Sans butée d’altitude, l’ avion ne peut que descendre vers altitude 0..

Mise en vent arrière.

Le pilote auto est débrayé à – 3’10 (bruit de pintade) et à 500 ft d’altitude, le GPWS annonce « pull up ». On entend faiblement vers 2’ 38/ 2’18 la radio sonde qui égraine la hauteur. Jusqu’à 250 ft avec toujours un vario commandé à moins 500ft/mn. Nouvelle alarme GPWS =TOO LOW TERRAIN ) à 94 ft  (-2'23)

La poussée moteur est augmentée, l’assiette part vers 15° avec toujours le même vario commandé (mode vario toujours affiché) c’est que le mode remise de gaz TOGA n’a pas été sélecté. Le train rentre.

A – 2’05 le pilote dit à l’ATC qu’il se reportera en longue finale.. C’est vraiment qu’ils n’avaient pas du tout conscience de leur situation en vent arrière déjà hors épure et avec l'avion non contrôlé.

Les volets rentrent entre (-1’43) et à 1’28, remontée à 1000ft.

A - 1’44 le pilote auto est remis, -1’40 : l’altitude sélectée est mise 2000 ft en mode LVL CHG (changement d'altitude), sans doute l'intention de remonter, mais à -1’32, cette sélection d’altitude est remise à 0 …les moteurs réduisent donc, puis à – 1’ (alti = 600ft) et -50 secondes 2 sélections d’altitude : 3000 ft et encore 0 toujours en LVL CHG, pilote auto débrayé à (-0'57)

Prise d'assiettes fortes et vitesse faible (les volets sont rentrés depuis un moment), décrochage fatal.

Les limites de cette bonne vidéo de CEFA aviation sont la non visualisation des directeurs de vol et les échanges entre les pilotes inaudibles. Ils ont privilégié les paramètres de vol, les alarmes et les modes de guidage utilisés. Cette vidéo est du bon boulot.

Poncho (Admin)
Whisky Charlie

Re: Airbus A 310 Yemenia Airways

Message par Poncho (Admin) le Mer 6 Jan 2016 - 9:39

Merci !


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Re: Airbus A 310 Yemenia Airways

Message par Contenu sponsorisé Aujourd'hui à 3:07


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